Gestion/achat

Achats : difficile d’être « made in France » et « durable »

La fonction achats est devenue incontournable au sein des entreprises. Pas étonnant quand on sait que les achats représentent en moyenne de 40 à 80% du chiffre d’affaires des entreprises. C’est-à-dire plus que les salaires. Mais, dans un contexte économique difficile, il n’est pas évident de réussir à concilier réduction des coûts, achats “made in France” et plus respectueux de l’environnement, d’après le dernier baromètre du cabinet de conseil en achats AgileBuyer.

Objectif n°1 : la réduction des coûts
77% des professionnels des achats interrogés affirment ainsi que leur objectif premier pour l’année 2015 sera une nouvelle fois la réduction des coûts. Mais attention, réduire les coûts ne veut pas seulement dire réduire les prix. Réduire les coûts répond au tryptique “Acheter moins, acheter mieux, acheter moins cher”. Une tendance très marquée dans les secteurs particulièrement touchés par la crise, comme l’imprimerie, la mécanique et la métallurgie, les télécommunications et les médias. A l’inverse, cet objectif n’est pas prioritaire dans l’hôtellerie/restauration, leur clientèle étant de plus en plus à la recherche de prestations “haut de gamme”.

Le “made in France” en berne
Dans ce contexte, le “made in France” peine à prendre son essor, malgré un intense lobbying de la part des hommes politiques. La marinière n’a jamais été à la mode chez les acheteurs. La France présente deux visages concernant les achats “made In France” : le patriotisme de l’entreprise est très faible ; celui du consommateur en revanche est fort. En France, mieux vaut mettre une étiquette “made In France” sur un produit de grande consommation que sur une pièce mécanique ou une machine industrielle. Seules 14% des entreprises déclarent avoir des objectifs « made in France », six points de moins qu’en 2013. En cause : des prix jugés non compétitifs.

La RSE moins prioritaire
De même, seuls 45% des sondés déclarent avoir des objectifs liés au développement durable ou RSE. C’est neuf points de moins que pour l’année 2014. Durant les trois années précédentes, la tendance du “green business” et de la protection de l’environnement (objectif “Zéro papier”, flotte automobile électrique, produits d’entretien eco-labellisés, consommables recyclables…) avait été en augmentation constante. Les acheteurs doivent, pour la plupart, prendre en compte des critères RSE dans leurs choix mais la pondération de ces critères tend à s’amoindrir. Enfin, il y a toujours une certaine difficulté à démontrer que les achats verts peuvent également être générateurs d’économies. Or, en période de crise, on l’a vu : la priorité numéro un des acheteurs reste de réaliser des réductions de coûts…

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eco-jonction janvier 2015

 

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