Eco-jonction : la newsletter verte des PME newsletter n°1 du 7 juillet 2009Chaque mois, Eco-jonction vous apporte des informations pratiques et concrètes sur l’impact du développement durable dans la gestion de votre activité :
Grâce à Eco-jonction, tenez-vous informé des attentes des consommateurs, des sources de financements, des nouveaux règlements, des potentiels d’économies dans la gestion de vos ressources ou de vos déchets. Découvrez de nouveaux produits, des services générés par le développement durable, mais aussi des témoignages d’entreprises qui ont su, avant les autres, innover sur ce créneau porteur. Avec Eco-jonction, anticipez et saisissez les nouvelles opportunités de croissance. |
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Brèves-Trois écoquartiers vont être créés en Seine Saint DenisCes écoquartiers seront situés à La plaine en France. Le projet est initié par la Région et l’Etat, et 7 autres verront bientôt le jour. La charte de ces quartiers est très stricte : ils doivent entre autres être bien desservis par les transports en commun, préserver la biodiversité, et contribuer à créer de nouveaux emplois et commerces. Pour en savoir plus sur l’établissement public d’aménagement ( EPA ) : www.plainedefrance.fr - L’association des agences de communication s’engage dans le développement durableLa « pub », c’est… trois millions de tonnes d’imprimés par an ! Le budget destiné au papier est par conséquent très important, c’est pourquoi l’AACC a eu l’idée de concilier économies et écologie : L’Association des agences conseil en communication (AACC) est passée à l’action en proposant plusieurs engagements : -utiliser du papier recyclé ou provenant de filières PEFC ou FSC, ( labels environnementaux en papèterie ), - garantir une impression par la filière imprim’vert - être force de proposition sur ces nouveaux engagements auprès des différents annonceurs - En France, les entreprises jettent 1 million de tonnes de papier par an…Dans les entreprises Françaises, grandes ou petites, on jette chaque année 1 million de tonnes de papier sans le recycler, et plus de 350 000 tonnes en île de France. L’entreprise Nouvelle-Attitude ( www.nouvelle-attitude.fr ) a décidé de mettre fin à cette situation et met à la disposition des PME des boîtes de tri, puis vient les collecter sur place. (Uniquement dans les Yvelines pour l’instant) Cette initiative pourrait donner des idées à d’autres PME, mais également changer l’état d’esprit des employés et de leurs managers : lorsque des boites de tri remplacent les poubelles, cela annonce la couleur dans votre entreprise : ici on ne gaspille pas. Marketing / Communication- Comment obtenir un écolabel ?Vous avez créé un produit ou un emballage particulièrement écologique : un écolabel serait un plus, particulièrement apprécié des consommateurs. Vers quel organisme se tourner ? Vous pouvez vous adresser à l’AFNOR, qui gère à la fois les produits certifiés NF, et les écolabels. Pour que le dossier concernant votre produit soit accepté, vérifiez auprès de cet organisme qu’il remplit bien le cahier des charges. Ce cahier des charges, également appelé « référenciel de certification » est différent selon les produits. Il existe en tout plus de 50 catégories de produits déjà labellisés. Chaque cahier des charges est publié au JOUE. ( Journal officiel de l’union européenne ). Si le produit que notre société fabrique ne correspond à aucun cahier des charges, a-t-on cependant une chance d’obtenir un écolabel ? Si votre concept est innovant, il est possible d’adresser un courrier et un dossier de présentation à l’AFNOR pour soumettre votre demande. Combien coûte l’obtention d’un écolabel ?
L’usage d’un écolabel est-il surveillé ? Oui ! Ne vous amusez pas à apposer sur vos produits un écolabel si vous n’y avez pas été autorisé, vous seriez hors la loi… Evitez également de choisir des logos qui ressemblent étrangement aux écolabels existants et qui pourraient tromper le consommateur. Voir le décret N° 2002/1183 du 12 septembre 2002 concernant l’usage des écolabels. Pour en savoir plus sur les écolabels : www.ecolabels.fr Gestion- Faites des économies : formez vos collaborateurs à l’écoconduite.Il est possible de diminuer vos émissions de CO2, de réduire vos factures d’essence, sans pour autant investir dans une flotte de voitures neuves ! Il suffit simplement d’inviter ceux qui utilisent les véhicules de votre entreprise à pratiquer l’écoconduite Les voitures de la société dureront plus longtemps, et vos factures seront allégées. Les gestes à connaître sont très simples, il suffit :
Si vos véhicules circulent principalement en ville, vous économiserez 1000 euros tous les 10 000 km ! Et vous réduirez votre facture d’essence de 8 %. L’écoconduite permet également de renforcer la sécurité au travail, tout le monde est donc gagnant. Si votre activité repose principalement sur l’usage de nombreux véhicules, sachez qu’il existe des stages proposés par des professionnels de la conduite. Avec les économies réalisées, votre stage sera très rapidement rentabilisé. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.ecoconduite.fr Sinon, vous pouvez aussi mettre à contribution les collaborateurs passionnés d’automobile, car les astuces pour faire des économies et du bien à la planète sont nombreuses lorsqu’on met son nez dans le moteur. Saviez-vous par exemple que le fait de nettoyer régulièrement le filtre à air permet de réaliser 3% d’économies supplémentaires sur votre consommation d’essence ? Pensez également à investir dans des huiles de moteur de bonne qualité, les huiles hautes performances sont plus économiques si vous roulez souvent en ville. Finance / Fiscalité- Des prêts bonifiés pour les entreprises fabriquant des produits vertsParmi les aides accordées aux entreprises à cause de la crise actuelle, on a peu entendu parler des aides vertes, elles ont pourtant été autorisées par la commission Européenne. Si votre entreprise rencontre des difficultés pour obtenir un prêt, et souhaite investir dans des produits bénéfiques pour l’environnement, cette aide peut vous concerner. Renseignez-vous auprès des collectivités territoriales de votre région, ces aides sont accessibles jusqu’au 31 décembre 2010. Vous pourrez en savoir plus dès le mois de novembre 2009, date à laquelle le projet sera définitivement bouclé et publié. Vous pourrez aussi vous renseigner sur : www.ec.europa.eu à compter du mois de novembre. Ces prêts ont un objectif : permettre aux entreprises de sortir de la crise tout en changeant leur politique de développement. Les investissements qui seront retenus pour l’accord de ces prêts à taux bonifiés, sont ceux qui tiennent compte des normes à venir dans la communauté Européenne en matière d’environnement. Attention : -les aides vertes ne s’appliquent qu’aux entreprises qui n’étaient pas en difficulté en 1er juillet 2008, et qui ont dû par la suite supporter le poids de la crise actuelle - La réduction de taux d’intérêt ne pourra pas dépasser 50% pour les petites et moyennes entreprises (PME) par rapport au taux de référence. Les lois sur les aides vertes existent déjà depuis quelques années dans la communauté Européenne, mais la France est le premier pays à en faire usage. Espérons que cette mesure sera la première d’une longue série ! Pour en savoir plus sur les différentes aides accordées aux PME en France, rendez-vous sur le site www.ec.europa.eu , l’ensemble des aides y sont publiées. Nos voisins se mettent au vert- Des ambulances pour tester l’air des entreprisesMoquettes, bureaux en panneaux de particules, de nombreux polluants circulent entre les murs des entreprises ! En France, nous ne posons pas encore la question, et les salariés ne s’inquiètent pas des risques encourus pour leur santé au bureau. Ce n’est pas le cas de nos voisins belges, qui ont mis en place un réseau d’ambulances vertes. Celles-ci se déplacent dans les locaux pour établir un diagnostic. Ce dispositif est actuellement à l’essai à Strasbourg ; le gouvernement français entend très prochainement développer les ambulances vertes sur l’ensemble des régions françaises. Portrait d’entreprise- Celnat, la petite entreprise qui a réussi grâce au développement durableLa société Celnat est implantée depuis les années 70 au cœur de l’Auvergne, aux alentours du Puy en Velay. Son fondateur, Jean Celle, avait à l’époque fait un pari osé, auquel personne ne croyait : alors que tous les chefs d’entreprises et les agriculteurs ne juraient que pas l’agriculture intensive et les importations de matière première, il décide, par conviction, de tout miser sur le bio, la qualité, et de ne travailler qu’en local…Inutile de dire que, en 1975, il fallait y croire oser nager à contre courant. Mais l’expérience de Jean Celle montre que le développement durable, ce n’est pas qu’un mot lancé en l’air et simplement destiné aux pays en voie de développement : Jean Celle a prouvé qu’en ayant une approche citoyenne de l’entreprise, il était possible de faire croître une petite entreprise, même dans les régions les plus reculées, les plus enclavées, et les plus arides de France… Une petite entreprise familiale Jean Celle est né dans une famille de meunier. Chez les Celle, on est meunier de père en fils depuis 1834. Mais lorsqu’il reprend le moulin familial, dans les années 70, l’entreprise végète et est soumise aux impératifs de l’époque : on intensifie l’élevage et les cultures on importe les matières premières trop rares sur les terres arides du Velay. Contre toute attente, Jean Celle décide de changer de politique. Il installe sa petite entreprise dans le Velay, la baptise Celnat, et décide d’utiliser l’agriculture locale, d’employer des gens du coin, et de faire des produits de qualité. Vite dit…à cette époque, l’agriculture dans le Velay est moribonde : les parcelles de terre sont toutes petites, leur accès est difficile, les conditions climatiques sont très ingrates. Bref, ces terres n’intéressent personne… Une PME qui a développé la bio locale Jean Celle ne s’est pas découragé. Armé de ses convictions, il a décidé de poursuivre sa politique de développement et de soutenir l’agriculture biologique locale. Pour démarrer, ce chef d’entreprise convaincu, a été obligé d’importer ses farines d’autres régions françaises. Mais peu à peu, il a su développer l’agriculture bio au niveau local, et il en a fait le fer de lance de sa société : l’image de ses produits est bâtie sur ses convictions : parce que tout s’est peu à peu mis en place dans le Velay, la traçabilité des produits est extrêmement transparente, et les clients achètent avec confiance. Pourtant, à court terme, cette nouvelle politique paraissait peu rentable : le développement durable s’est installé lentement, mais solidement. Jean Celle a su mettre en place un réseau précis pour développer son idée : - Il a embauché un spécialiste de l’agriculture bio en moyenne montagne - Il a réalisé des études poussées sur les différentes semences, et celles qui seraient le plus adaptées aux terres du coin - Il a investi dans un matériel adapté aux petites parcelles, et aux terrains difficiles - Il s’est engagé auprès des agriculteurs sur des contrats à long terme, afin de garantir à tous des prix stables. Afin de faire connaître sa société, et de tenter de changer les mentalités, mais aussi afin de travailler main dans la main avec les autorités locales, Jean Celle a développé de nombreux projets avec la ville : - Il a mis en place une campagne intitulée « manger bio dans les cantines scolaires », et les agriculteurs n’ont pas hésité à se rendre dans les écoles. - Il organise une foire annuelle des produits locaux et bios - Il a ouvert son usine au public afin que les consommateurs puissent venir découvrir sa façon de travailler. Jean Celle partage aujourd’hui ses convictions avec sa fille, qui prend peu à peu le relai au sein de l’entreprise. Pour ce chef d’entreprise avant-gardiste, la qualité des produits et le bien-être d’une région ont toujours été une priorité. Chez Celnat, l’agriculteur n’est pas un simple exécutant qui se tait et fournit la matière première. Employés du moulin, commerciaux, tous travaillent main dans la main avec un objectif commun : avoir une approche citoyenne du produit que l’on vend. Et ça marche ! Les produits Celnat sont aujourd’hui vendus partout en France, et les consommateurs connaissent la réputation de l’entreprise. Ils achètent en toute confiance. La fausse bonne idée- Les ampoules basse consommation nous feraient consommer plus ?Elles seront obligatoires à partir de 2010, et leur usage est pourtant controversé : En apparence, elles ont tout bon : les ampoules basses consommation durent 8 fois plus longtemps qu’une ampoule classique, et consomment beaucoup moins d’énergie. Elles semblent donc extrêmement écologiques, et économiques. Mais la réalité est plus nuancée… Les ampoules basses consommation sont composées de matériaux très polluants, comme le mercure. Contrairement aux ampoules traditionnelles, elles restent froides lorsqu’elles sont allumées. Les ampoules traditionnelles dégagent de la chaleur. Or un chercheur ( Rémy Prud’homme, université de paris XII ) a calculé que si toutes les lampes allumées en hiver cessent d’émettre de la chaleur, il nous faudra compenser cette perte de chaleur par…une augmentation de de notre facture de chauffage ! L’ampoule nouvelle génération partout et pour tous, est-ce réellement une bonne idée ? Produits / Services- Rechargez ! Ne jetez plus vos stylos !Gaspillage et pollution : les stylos se perdent, se jettent, et augmentent le budget fourniture de votre entreprise. Pour palier ce problème à la fois écologique et économique, Pentel lance une gamme de stylos conçus en matériaux recyclés et recyclables, reconnaissable à son label Recycology. Tous les modèles sont rechargeables : marqueurs pour tableaux blancs, feutres avec plume rétractables, ce qui permet de faire l’économie du bouchon, : toute la gamme est garantie sans PVC. - Et si la pause café pouvait être aussi un geste pour la planète ?La production de café est aujourd’hui devenue le symbole du développement durable sur la planète ; les labels Max Harvelaar vous garantissent que les petits cultivateurs qui le produisent ont été payés au juste prix…opter pour le label Max Harvelaar au bureau, c’est déjà un premier pas. Mais votre pause café peut devenir encore plus verte ! Agenda20 et 21 octobre 2009 |






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