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Eco-jonction : la newsletter verte des PME     n°11   juillet 2010

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Chaque mois, Eco-jonction vous apporte des informations pratiques sur l’impact du développement durable dans la gestion de votre activité.

Brèves 

 

C’est parti pour le prix Entreprises et Environnement  2010 !

Le Ministère du Développement Durable et l’ADEME viennent de lancer l’appel à candidatures. Ce prix récompense chaque année des entreprises innovantes en matière de développement durable. Cette année deux catégories sont crées : innovation dans les écotechnologies (eau, air, sol, performance énergétique, énergies renouvelables, déchets, etc.) et biodiversité et entreprises (produit pour la biodiversité, démarche de gestion de site, initiatives de sensibilisation, etc.). Ces deux catégories s’ajoutent aux trois qui existaient déjà : écoproduit pour le développement durable, technologies économes et propres et enfin management et initiatives pour le développement durable. Les prix seront décernés à l’occasion du Salon Pollutec qui se tiendra du 30 novembre au 3 décembre 2010 à Lyon. Les meilleurs dossiers participeront aux European Business Awards for the Environment. Si vous souhaitez participer vous pouvez déposer votre candidature jusqu’au 15 septembre (24 septembre pour la catégorie Biodiversité et entreprises). 
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Marée noire en Louisiane : une entreprise bretonne à la rescousse

7 Cataglop, des navires dépollueurs de la PME bretonne Ecoceane, ont rejoint la Nouvelle Orléans. Ils seront utilisés pour pomper des hydrocarbures,  qui  se déversent dans le Golfe du Mexique  depuis l’explosion  de la plate-forme Deepwater Horizon de BP. Ces Cataglop peuvent intervenir jusqu’à un vent de force 5 et récupèrent 100 mètres cubes d’hydrocarbures par heure. Ils seront rejoints dans les prochains jours par leur grand frère, le Catamar, un navire de dix-huit mètres pesant 50 tonnes.
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Produits bio : une nouvelle plateforme pour les pros

Des restaurateur/hôteliers de la Drôme provençale ont lancé fin avril une nouvelle plate forme internet de e-commerce dans le domaine des produits bio :  www.reseaubio.com. Les professionnels peuvent y trouver des conseils, des formations et un approvisionnement complet en produits bio, unique en France. 1200 références sont ainsi proposées : produits de bouche, vins, produits d’hygiène de soin et d’entretien. Ils sont bien évidemment labellisés Ab, Ecocert, Cosmebio, etc. Pour l’approvisionnement de ce site une plateforme logistique, Vectabio, a également été créée.
Pour en savoir plus : www.reseaubio.com
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Combattre les gaspillages avec l’impression couleur

Les salariés font plus attention à leurs impressions lorsqu’ils impriment en couleur ! Telle est la conclusion d’une étude menée par Ipsos pour Lexmark auprès de 6601 salariés dans 10 pays
européens et les Emirats Arabes Unis. Selon cette étude, l’impression couleur pourrait limiter les impressions inutiles et le gaspillage papier, et donc diminuer les coûts d’impression par rapport à l’impression monochrome.  En moyenne, les salariés impriment chaque jour 11 pages en couleur et 20 en noir. 71% des salariés européens ont accès à une imprimante couleur.
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Gestion
 
 

Focus sur le scoring RSE

Les outils de scoring RSE (Responsabilité sociale des entreprises) font une percée en entreprise. De plus en plus de groupes les utilisent pour analyser leurs performances en matière de Développement durable.
 
Quel intérêt ?
Les intérêts sont multiples.  Auditer ses performances dans le domaine peut, par exemple, s’avérer crucial pour participer à un appel d’offres car de nombreuses multinationales interrogent désormais leurs fournisseurs  sur leurs pratiques RSE.  Cela permet également de communiquer sur son marché, de prouver son engagement en matière de DD,  d’identifier ses points forts et faibles, de fédérer ses collaborateurs, etc.
 
Quelles solutions ?
Même si l’audit peut être mis en place en interne, passer par un tiers permet de «crédibiliser » les résultats et de bénéficier du conseil et des outils de spécialistes. Il existe plusieurs solutions comme, par exemple, celle mise au point, pour l’approvisionnement par  Ecovadis,  un des leaders sur le secteur, ou celles de Vigeo ou du britannique Sedex.
La plateforme collaborative d’Ecovadis*,  accessible en ligne par abonnement, permet, par exemple,  d’analyser la situation de l’entreprise,  en fonction de sa taille, de son pays et ce à travers 21 critères RSE, 150 profils d’achats et 1500 questions classées en 3 grands thèmes : l’environnement, le social et l’éthique. Ces informations sont enrichies par les données collectées auprès d’ONG, de milliers de fournisseurs référencés et par des audits réalisés par des sociétés de certification, etc. Cette méthodologie est aussi compatible avec les standards internationaux de reporting RSE, comme GRI, Global Compact ou ISO 26000.
 
*Ecovadis a par ailleurs réalisé avec HEC un baromètre des achats durables téléchargeable en cliquant ici
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Dépolluer avec les plantes

Avec les beaux jours, l’intérêt pour les plantes vertes refait souvent surface dans les bureaux. Au delà de l’aspect esthétique, le choix des plantes d’intérieur n’est pas aussi innocent que cela. Des études révéleraient en effet le pouvoir dépolluant de certaines d’entre elles.

La pollution intérieure
Près des 3/4 de l’air (pour tous ceux qui travaillent dans des bureaux) inspiré quotidiennement provient d’espaces clos : domicile, lieu de travail, etc.  Cet air concentre énormément de bactéries et de pollutions liés aux équipements, activités, matériaux utilisés pour la construction et la décoration, mobiliers, etc.  Parmi les polluants recensés on trouve ainsi le monoxyde de carbone, le formaldéhyde, des composés organiques volatils (COV) comme  le benzène, le toluène, le trichloréthylène… mais aussi des particules fines, d’un diamètre inférieur à  10 micromètres, de l’ammoniac, etc. Les effets de ces polluants sur la santé ne sont pas négligeables (irritation, allergies, etc.).

Pour les combattre, il faut bien aérer les locaux afin de diminuer la concentration des polluants et… investir dans des plantes vertes. La Nasa, qui travaillait dans les années 80  sur la dépollution de l’air dans les stations orbitales,  a été une des premières à s’intéresser au sujet. Après les Etats Unis, d’autres pays, comme l’Allemagne, l’Angleterre, la Hollande et en France, ont lancé des programmes d’études sur le rôle d’épuration des plantes. L’association Plant’airpur pilote ainsi le programme national de recherche ‘”Phyt’air’ avec le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) et la Faculté de Pharmacie de Lille, financé par plusieurs régions et l’ADEME.

Le mécanisme
Le mécanisme est simple. Les polluants de l’air sont, dans un premier temps, absorbés par les feuilles, les tiges, les racines, avant d’être stockés, transformés ou éliminés par la plante. Un autre mécanisme intervient par ailleurs pour améliorer l’air intérieur : la capacité de la plante à rejeter de la vapeur d’eau,

Quelles plantes ?
Les plantes ne sont pas toutes aussi efficaces et ont chacune leurs particularités, en fonction du type de pollution. Le ficus et le chlorophytum se révèlent ainsi efficaces, selon les études, contre le formaldéhyde, dégagé par les mousses d’isolation, la colle des moquettes… La sansevieria s’attaque à la fumée de tabac, le lierre élimine le benzène,  un solvant présent dans les peintures, encres, matières plastiques, etc. Attention toutefois, une plante mal entretenue, poussiéreuse, plantée dans une terre pauvre s’occupera d’abord de sa “survie” et sera donc moins efficace !
Pour vous aider à choisir les plantes correspondant à vos besoins, Plant’airpur a réalisé un tableau des pollutions et des espèces efficaces. Bonnes plantations.
eco-jonction juillet 2010

 

Juridique 

 

Bientôt plus de produits concernés par l’étiquette énergie

Le 19 mai dernier a été adopté une nouvelle directive (n° 2010/30/UE) concernant l’indication, par voie d’étiquetage et d’informations uniformes relatives aux produits, de la consommation en énergie et en autres ressources des produits liés à l’énergie.

Cette directive remplace la directive 92/75/CEE du 22 septembre 1992 qui encadrait l’étiquetage des appareils électroménagers consommateurs d’énergie : réfrigérateurs, télévisions, lave-linge, lave-vaisselle, fours, sources lumineuses etc. Il s’agit des fameuses étiquettes comparatives indiquant le niveau de consommation des appareils noté de A à G.

La nouvelle directive étend le champ des produits et des acteurs concernés par l’obligation d’étiquetage : les produits domestiques mais aussi commerciaux et industriels ainsi que certains produits non directement consommateurs d’énergie, mais dont l’utilisation a une incidence sur la consommation d’énergie (comme les fenêtres).

Par ailleurs, trois classes supplémentaires peuvent être ajoutées à la classification de A à G en fonction des progrès technologiques. Ces classes supplémentaires seront désignées par les signes A+, A++ et A+++ pour la classe la plus efficace.

L’étiquetage pourra aussi indiquer d’autres paramètres environnementaux que l’énergie. Enfin, la directive prévoit également que les autorités publiques ne pourront passer de commandes publiques pour des produits étant en dessous d’un certain niveau de performance énergétique.

La directive doit être transposée par les Etats membres au plus tard le 20 juin 2011, et entrer en application à partir du 20 juillet 2011.

Consultez le texte de la directive en cliquant ici 
ACFCI – eco-jonction juillet 2010

 

Portrait d’entreprise

 

Aquassys : un foreur responsable

Aquassys, dirigée par Jean-François Gobichon, est une entreprise spécialisée dans le forage et la géothermie. Implantée à Dol-de-Bretagne, près de Saint- Malo, elle affirme ses valeurs en s’impliquant dans le développement durable.

Paul-Emmanuel Géry : Comment est né votre engagement dans le développement durable ?

Jean-François Gobichon :  Notre première activité a été le forage, puis nous nous sommes lancés dans la géothermie. En géothermie, nous travaillons sur des nappes d’eau à 100m de profondeur et dans ce domaine, il est primordial de prendre garde à la qualité de l’eau, inégale suivant les couches. Le risque est en effet de créer une « gouttière » de pollution, de mélanger des eaux de surface, potentiellement chargées en nitrate et en produits phytosanitaires avec des eaux propres des profondeurs. En termes écologiques, à moyen terme, cela pourrait poser d’énormes problèmes de qualité de l’eau.
Dans notre profession, Il n’existe pas encore de réglementation, la géothermie est encouragée mais sans affirmer quelles sont les bonnes pratiques ! Pour nous il était en tout cas inconcevable de travailler dans le développement durable et de polluer, nous avons donc décidé d’en faire plus et de porter cette vertu, la prise en compte du développement durable.

P-E G : Comment ?

J-F G : En 2002, je me suis par exemple, engagé dans le syndicat des foreurs d’eau. Nous avons créé avec l’Afnor une norme de forage d’eau, qui est devenue en septembre 2006 la norme de référence des marchés publics. Nous travaillons maintenant sur une norme pour la géothermie. Elle sortira en septembre, les textes réglementaires devraient suivre en 2011. Aquassys va par ailleurs travailler pour obtenir une certification iso l’an prochain.

P-E G : Le développement durable est vraiment important pour vous…

J-F G : Personnellement, je ne peux pas dire à mes enfants, « merci de m’avoir fait vivre et tchao débrouillez vous maintenant avec la planète que je vous laisse… » Côté business, le développement durable ne rapporte pas directement de l’argent, mais il permet de ne pas se « planter », de se
projeter dans une visions à moyen/long terme. Ne serait ce qu’en matière de réglementations ou de contentieux, il pourrait très bien y avoir un jour un contentieux européen pour la pollution des nappes. Cela donne en outre un plus par rapport aux concurrents et fédère l’entreprise autour de valeurs fortes.

P-E G : Quelle est votre vision du marché de la géothermie en France ?

J-F G : Il est porté principalement par les particuliers grâce au crédit d’impôt de 40%. Le problème est que le critère du tarif est souvent le plus important, au détriment du sérieux et de la prise en compte du développement  durable. Sous prétexte d’inciter un secteur du DD on risque ainsi, avec
certains professionnels, de causer des dégâts écologiques, faute de réglementation. Il est impératif de mieux encadrer cet avantage fiscal. Sur le moyen terme ce marché sera porté par le collectif et l’industrie et là il y aura une réglementation, on s’y prépare déjà.
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Produits

 

Coque-Batterie solaire pour iPhone

Tous les utilisateurs d’iPhone sont confrontés, un jour ou l’autre, à la question du rechargement des batteries de l’appareil, après l’avoir sollicité : GPS,  surf sur le web, etc. Pour répondre à cela, la société française Skpad commercialise une nouvelle coque batterie, rechargeable à la fois sur le courant électrique et en utilisant l’énergie solaire. La coque est en effet équipée de panneaux solaires qui se chargent à la lumière du jour ou d’une lampe. Il suffit de glisser son iPhone dans la Coque batterie Skpad et d’appuyer 2 fois sur un petit bouton pour lancer la charge et gagner des heures d’autonomie. La coque coûte  59,90 €
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Calculatrices Canon « vertes »

Canon lance sa nouvelle série de calculatrices ARC Design, fabriquée partiellement à partir de plastique recyclé. Les dessus et socle de chaque calculatrice : AS-8, AS-120 et AS-1200, sont ainsi réalisés à partir de matière première issue de photocopieurs recyclés. Canon a également travaillé la consommation électrique, deux de ses modèles possèdent une double alimentation : solaire et pile. Une fonction de mise hors tension automatique réduit en outre les gaspillages d’énergie en éteignant la calculatrice après 7 minutes  de non-utilisation.
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Ecobutton : économiseur d’énergie pour PC

Un gadget utile pour tous ceux qui veulent faire des économies d’énergie : l’Ecobutton. Il se connecte au port usb de votre ordinateur et le place, d’’un simple clic, en mode veille écomode. Ce mode S3  est le moins gourmand en électricité. Il vous suffit ensuite de cliquer sur n’importe quelle touche de votre clavier pour rallumer votre PC et le retrouver comme vous l’aviez laissé. Autre avantage : à chaque fois que votre ordinateur est placé en veille via l’Ecobutton, son logiciel affiche la quantité de carbone, d’électricité et d’argent que vous avez économisés en l’utilisant. Cet écran des économies peut être personnalisé avec un logo.
Pour en savoir plus : http://www.eco-button.com/french/A3.10.about.htm
http://www.govadistribution.com/
eco-jonction juillet 2010
 

 

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