Newsletter février 2016

Eco-jonction : l’info innovation pour les entreprises    n°64    février 2016

Nouveaux produits, nouveaux services, nouveaux marchés… Eco-jonction s’intéresse aux nouvelles idées et informe les décisionnaires sur les différents aspects de l’innovation : marketing, communication, gestion, production, développement durable, ainsi que sur les dispositifs d’aides existants pour développer les entreprises.

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Brèves

12 entreprises françaises au palmarès 2016 du Global 100

Chaque année, à l’occasion du Forum Économique Mondial de Davos, la société de conseil Corporate Knights publie son classement des entreprises les plus exemplaires en matière de développement durable. Comme l’an passé, douze groupes français figurent au palmarès de son célèbre Global 100 Most Sustainable Corporations in the World. Dassault Systèmes, 17e en 2015, se classe 2e (et première entreprise technologique). Schneider Electric passe de la 9e à la 12e place, mais réalise son meilleur score historique (70,5%). Aéroports de Paris (31e) et BNP Paribas (35e) gagnent respectivement 35 et 47 places. Dans le secteur automobile, Renault (71e) grimpe de dix places tandis que Peugeot fait son entrée au classement (81e). Egalement fraîchement arrivé dans le Global 100, Kering se place en 43e position. Le géant pharmaceutique Sanofi enregistre, lui, une progression modérée (quatre places) et se classe 87e. Statu quo en revanche pour L’Oréal (14e) et Essilor International, qui se maintient à la 100e place. Toujours présents au palmarès cette année, Vivendi et Legrand rétrogradent néanmoins au 91e et 62e rang.
Retrouvez le classement complet et les scores des entreprises françaises sur le site de Corporate Knights.
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La RSE augmente la performance des entreprises

Une étude menée auprès de 8500 groupes français par l’institution France Stratégie établit le lien entre la compétitivité et la responsabilité sociale des entreprises. Les sociétés intégrant la RSE sont ainsi 13% plus performantes que les autres, qu’il s’agisse de grands groupes ou de PME. Cette démarche est particulièrement payante quand elle relève de décisions volontaires et non de mesures contraignantes. De quoi inciter les groupes à en faire un véritable moteur de développement ! La RSE reste malgré tout encore méconnue des professionnels : 60% des entreprises interrogées ne connaissaient ainsi même pas la notion de RSE.
Retrouvez l’étude sur le site de France Stratégie.
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1000 km de routes photovoltaïques d’ici 2020 ?

Les routes françaises de demain seront-elles de vastes panneaux solaires ? L’idée semble séduire la ministre de l’Ecologie et de l’Energie Ségolène Royal. Cette dernière a annoncé mercredi 20 janvier, lors de ses vœux au Groupement des Autorités Responsables de Transport, la construction de 1000 km de routes couvertes de panneaux solaires d’ici 2020. Un appel d’offres a été lancé et la société Colas s’est d’ores et déjà positionnée. Cette filiale de Bouygues a développé en partenariat avec l’Institut national de l’énergie solaire (INES) la technologie Wattway. Constituée de dalles antidérapantes capables de supporter la circulation de tous types de véhicules, Wattway capte l’énergie solaire grâce aux cellules photovoltaïques enrobées dans un substrat multicouches. Un kilomètre de route ainsi équipée pourrait assurer l’éclairage public d’une ville de 5000 personnes. Colas annonce même pouvoir assurer l’indépendance énergétique de la France en équipant un quart des routes de l’Hexagone !
Plus d’informations sur www.wattwaybycolas.com
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Focus camions nouvelle génération

Sur le Salon Transport Next Generation, les innovations consacrées aux véhicules industriels suscitent toujours un fort engouement de la part des visiteurs. La recherche de nouvelles solutions en termes de motorisation, de manutention embarquée et de carrosserie fédère leurs attentes particulièrement fortes en ce qui concerne le camion, la circulation urbaine et la logistique sous température dirigée. Dans le domaine des motorisations alternatives les performances des nouveaux produits mis sur le marché s’améliorent à un rythme soutenu. En témoignent les nouvelles générations de véhicules au GNL et de groupes frigorifiques. Lors de l’édition 2016 du Salon, qui se tiendra en mars, les technologies gaz sous sa forme compressée ou liquéfiée, et électriques seront réunies sur un espace unique. Les constructeurs de véhicules industriels leaders dans ces domaines seront présents avec une offre de solutions complètes sur ce segment des utilitaires et en matière de traçabilité de la chaîne du froid ».
Plus d’informations sur www.transportnextgeneration.com
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Tendances

10 innovations qui vont modeler le monde de demain

Une prothèse de bras en Lego, des micro-robots capables de déboucher les artères, un robot qui passe son bac : l’observatoire Netexplo vient de dévoiler son palmarès 2016 des innovations numériques susceptibles de bouleverser notre société. Revue de détail.

Une prothèse en Lego
En proposant une prothèse de bras en Lego personnalisable, l’ingénieur colombien Carlos Torres espère dédramatiser le handicap et briser l’isolement des enfants atteints de malformation.

Le premier robot bachelier
Au Japon, des chercheurs entraînent une intelligence artificielle à passer l’épreuve du baccalauréat. En 2015, ce robot, appelé Todaï, a ainsi obtenu la moyenne dans cinq matières ! Prochaine étape : le concours d’entrée de l’Université de Tokyo.

L’uberisation du monde du travail
Aux Etats-Unis, 40% des travailleurs seront en freelance en 2020. Face à cette transformation profonde du rapport au travail, Wonolo permet à n’importe quel employeur, entreprise ou particulier, de trouver le bon candidat près de chez eux. La rémunération est fixée par la notation obtenue : plus la mission a été appréciée, plus le salaire augmente.

Les nanotechnologies au service de la santé
Imaginez des robots si miniaturisés qu’ils peuvent naviguer à travers les artères d’un patient. Ces prototypes, développés par des chercheurs à l’Université Drexler en Philadelphie, pourraient permettre de déboucher des artères ou de livrer un médicament à un lieu précis du corps d’un patient.

Un drone autonome
Pas besoin de télécommande pour faire voler le drone AscTec Firefly en toute sécurité, sans collision avec d’autres drones, des maisons, des ponts ou autres bâtiments… Son secret ? Des mini-caméras ultra-légères pour donner à l’engin une vision 3D à 360 degrés.

Un kit pour cultiver des bactéries
Conçu par le MIT, Amino, véritable kit de fabrication de matière organique, démocratise la biotechnologie en permettant aux utilisateurs de prendre soin de cellules vivantes comme d’un animal domestique. Pour moins de 700 dollars, tout le monde peut désormais cultiver des bactéries !

Un cadastre virtuel
Grâce à la technologie blockchain, développée pour la monnaie BitCoin, l’ONG africaine BitLand permet de créer des registres de propriétés transparents et infalsifiables. Un atout indispensable dans de nombreux pays africains, comme le Ghana, où 90% des zones rurales ne sont pas répertoriées au cadastre…

Une identité numérique infalsifiable
Autre application de la technologie blockchain, le service Colu permet de réaliser des transactions numériques 100% sûres, sans intermédiaire, l’acheteur et le vendeur disposant d’une identité numérique infalsifiable.

La traduction par le crowdsourcing
Pas évident de se comprendre au sein d’un pays qui compte onze langues officielles ! C’est le cas de l’Afrique du Sud où est née Aweza, une application mobile de traduction, qui s’améliore de jour en jour grâce aux contributions de ses utilisateurs.

Des robots auto-apprenants
Apprendre de ses erreurs et s’adapter : c’est ce que font des robots conçus à l’Université d’Oslo. Ils sont ainsi capables de s’auto-réparer, suite à un auto-diagnostic et l’impression de pièces de rechange grâce à une imprimante 3D intégrée. Ce robot autonome pourrait intervenir lors de catastrophes naturelles ou d’explorations spatiales.

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Portrait

Une PME charentaise invente un robot recycleur

L’entreprise CITF, basée à Saint-Cybardeaux en Charente, a développé un séparateur innovant capable de récupérer près de 100% du cuivre à partir de toutes sortes de câbles électriques. Une première étape pour cette société créée en 2009 par François Lalut, qui travaille déjà sur un nouveau procédé, dédié au tri des plastiques ! Rencontre avec Cédric Lubat, directeur technique du département Développement.

Comment fonctionne ce séparateur recycleur ?
Depuis 2014, grâce à notre démarche d’innovation constante, nous avons commencé à nous positionner sur la fabrication et la mise sur le marché de machines de série pour le secteur du recyclage. Nous avons ainsi développé un séparateur innovant capable de revaloriser des métaux non ferreux, comme le cuivre, l’aluminium, l’or, le titane, etc. Celui-ci traite 100 kilos de câbles électriques par heure. Cette machine permet ainsi de revaloriser près de 100% du cuivre, même à partir de câbles électriques contenant une quantité très faible de cuivre, souvent délaissés comme les câbles de DEEE (Déchets Electriques et Electroniques).

De part son haut rendement de séparation, cette machine permet également de récupérer les quelques pourcents de cuivre encore présents dans les déchets plastiques en sortie des process classiques de revalorisation des déchets de câbles électriques. Il s’agit d’un procédé innovant, s’appuyant sur une attraction par champ électrique, développé en partenariat avec le Groupe Suez et le laboratoire Pprime de Poitiers, rattaché au CNRS. Cette machine a été présentée au salon World Efficiency à Paris en octobre dernier et a suscité un vif intérêt de la part des industriels.

En quoi ce séparateur se distingue-t-il des solutions existantes ?
Des solutions existaient déjà sur le marché mais ne permettaient pas de récupérer 100% du cuivre. De plus, notre solution ayant une flexibilité totale permet indifféremment de revaloriser tous les types de câbles électriques présents sur le marché. Cela va ainsi permettre de réaliser des économies de minerais car la proportion d’utilisation du cuivre recyclé va augmenter, économisant son extraction via des mines de cuivre. Par ailleurs, cette séparation était réalisée jusqu’à présent par quelques gros centres de valorisation. Notre machine permet de s’inscrire dans une démarche plus durable d’économie circulaire. En effet, aujourd’hui, ces déchets de câbles sont rassemblés puis récupérés par des ferrailleurs ou des déchetteries, regroupés sur des plateformes puis envoyés dans des centres de retraitement. Notre machine offre la possibilité aux collecteurs des câbles de créer de la richesse directement sur leur site, sans avoir à passer par un centre de retraitement et avec nettement moins de transports donc d’émissions de CO2. Par ailleurs, nous sommes les seuls fabricants français de ce type de machine et les premiers au monde à utiliser ce procédé innovant pour ce type d’application.

Envisagez-vous de continuer à vous développer sur ce secteur du recyclage ?
Nous travaillons actuellement sur le tri des plastiques et la revalorisation des résines plastiques. Il s’agit de la continuité de nos développements liés aux câbles électriques mais on peut imaginer de nombreuses autres applications pour un tel procédé.

Est-ce que ces séparateurs répondent à un vrai besoin ?
Le marché du cuivre recyclé est loin d’être mature car, en 2014, sur une consommation mondiale de 28,9 millions de tonnes de cuivre, seulement 30% proviennent du recyclage. Aussi notre premier développement axé sur la revalorisation des déchets de câbles électriques s’impose comme une alternative redoutable.

Concernant notre projet de séparation des résines plastiques, une étude sur la filière du recyclage plastique en France, parue en 2015, a mis en évidence le retard de la France par rapport aux autres pays européens sur ces questions. Dans la foulée, un dispositif, mobilisant plusieurs dizaines de millions d’euros et géré par l’Ademe, a ainsi été mis en place. On voit donc à quel point le recyclage de matières, et du plastique en particulier, est un développement d’avenir avec une réelle prise de conscience de nos politiques. Il devient impératif pour les générations futures de redynamiser les filières du recyclage des plastiques en France.

Quels sont vos perspectives de développement ?
Nous proposons actuellement ce nouveau séparateur recycleur sur le territoire français mais allons très rapidement travailler à l’exportation. Par ailleurs, l’entreprise est dans une période de forte croissance. Lors de sa création en 2009, CITF ne comptait que cinq salariés. Nous sommes aujourd’hui 30, répartis dans trois départements. Après avoir réalisé un chiffre d’affaires de 1,3 million d’euros en 2015, notre stratégie est d’atteindre un CA de 5 millions en 2019 avec un effectif de 50 salariés.

Plus d’informations sur www.citf-group.com
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Financement

Le crowd equity : et si des particuliers finançaient votre entreprise ?

Le financement des entreprises entre 100 000 euros et un million d’euros est le plus difficile à trouver. Pour répondre à cette difficulté, Wiseed propose depuis 2008 aux start-up et PME de faire aboutir leurs projets grâce à une campagne de financement participatif auprès des particuliers. Et ça marche ! Décryptage d’un nouveau mode de financement.

25 millions d’euros de financement en 2015
Le crowdfunding, vous connaissez. Mais avez-vous déjà entendu parler de l’equity-crowdfunding ? Ce nouvel outil de financement permet à des particuliers d’investir leurs économies pour financer des start-up et autres PME innovantes. A la clé ? De possibles dividendes pour les particuliers en cas de succès et des tours de tables de plusieurs centaines de milliers d’euros pour les entreprises.

L’an passé, Wiseed a ainsi financé 61 projets pour 25 millions d’euros, soit trois fois plus qu’en 2014 ! N’imaginez pas pour autant qu’il vous suffirait d’inscrire votre société sur Wiseed pour décrocher les financements espérés. La plateforme, qui finance des start-up mais également des coopératives et des projets immobiliers, sélectionne soigneusement les dossiers retenus avant de les soumettre au vote des internautes. Une première étape qui permet d’estimer de façon réaliste la capacité du projet à être financé. Vient ensuite la levée de fonds.

Les projets environnementaux plébiscités
S’ils s’intéressent avant tout à la rentabilité de leur investissement, les contributeurs restent aussi très sensibles à la dimension sociétale et environnementale des projets. PUR etc., une chaîne de restaurants locavores, avec approvisionnement direct auprès des producteurs, et Duasun, des panneaux solaires fournissant à la fois de l’électricité et de l’eau chaude, ont ainsi fait partie des trois projets les plus plébiscités en 2015 !

Plus d’informations sur www.wiseed.com
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Produits

Une mini-usine de recyclage de papier pour vos bureaux !

Avant, vous imprimiez vos documents, entreposiez vos papiers usagés dans une corbeille, par la suite collectée afin que les feuilles soient recyclées et réintroduites dans un circuit commercial. Mais ça, c’était avant. Epson vient de présenter une solution compacte et innovante pour recycler votre papier directement dans vos bureaux. Insérez vos feuilles usagées dans cette mini-usine : les premières pages recyclées sortent au bout de trois minutes. En rythme de croisière, ce PaperLab crée quatorze feuilles au format A4 par minute, soit 6 720 feuilles sur une journée de huit heures. Cette solution permet de produire du papier recyclé blanc ou de couleur au format A4 ou A3, plus ou moins épais et même… parfumé ! Les visiteurs du salon environnemental Eco-Products 2015 au Tokyo Big Sight ont pu découvrir un prototype de PaperLab en fonctionnement. La commercialisation devrait être lancée dans le courant de l’année, au Japon dans un premier temps.
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Karos simplifie le covoiturage au quotidien

Le covoiturage sur de petites distances n’a jamais été aussi simple. L’application mobile Karos convertit les sièges disponibles dans les véhicules en un véritable réseau de transports quotidiens. Cette initiative, lancée en 2014 par Olivier Binet et Tristan Croiset (ancien de Google et de la société spécialisée dans le ciblage publicitaire Criteo), a pour objectif de comprendre les besoins des passagers et des conducteurs afin de leur proposer une solution simple et adaptée. Comment ? Une fois l’application installée, il suffit de quelques jours au système pour apprendre les habitudes de transport de l’utilisateur au moyen d’un algorithme d’intelligence artificielle et de la géolocalisation. Karos lui propose alors des trajets sur la bonne route et aux bons horaires, en tant que conducteur ou passager. Les covoitureurs sont automatiquement mis en relation et ne paient qu’une participation aux frais, elle aussi automatisée et sécurisée. Et pour faciliter un peu plus la vie des salariés, Karos propose un programme spécifique pour les entreprises.
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La première route auto-dégivrante rend les hiver plus doux

Comment dégivrer la chaussée sans avoir recours au traditionnel épandage de fondants routiers très polluants ? La solution pourrait s’appeler Novatherm. Créée par Éric Vermot, chef d’entreprise de l’entreprise Vermot à Gilley dans le Doubs, cette nouvelle technologie consiste à utiliser la chaleur emmagasinée pendant l’été pour dégivrer les routes en hiver. Développé en partenariat avec Eurovia depuis deux ans, ce procédé fonctionne grâce à l’énergie géothermique. La chaleur captée est restituée à la surface de la chaussée par le biais d’un système de pompes. La route est dégivrée en hiver, mais le procédé ne s’arrête pas là. Dans un souci d’optimisation, Novatherm fonctionne aussi l’été : les rayons du soleil sont récupérés et la chaleur alimente en eau chaude les sanitaires des bâtiments alentours. Le projet a rencontré un vif intérêt lors de la COP21 en décembre dernier, et bénéficie du soutien de l’Ademe. Prix Vinci 2015 dans la catégorie développement durable, Novatherm est destiné à équiper les centres commerciaux, aéroports, et collectivités locales.
Plus d’informations sur le site de Vermot.
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Des drones propulsés à l’énergie solaire

Pendant que Facebook développait ses célèbres drones solaires géants destinés à connecter le monde entier à Internet, une start-up toulousaine finissait de son côté de mettre au point Sunbirds, un drone solaire de surveillance destiné aux professionnels. Grâce des cellules photovoltaïques à haut rendement, ce planeur solaire affiche une autonomie de huit heures. D’une envergure de 3 mètres et d’une longueur de 1,3 mètres pour un poids moyen de 3 kilos, ce drone léger, silencieux et écoresponsable est également très polyvalent : grâce à ses capteurs interchangeables en quelques minutes, il peut s’adapter à une quarantaine d’activités, qu’il s’agisse de maintenance industrielle, d’humanitaire, d’agriculture, d’assistance à la surveillance des frontières ou d’applications militaires.
Plus d’informations sur le site de Sunbirds.
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