Newsletter janvier 2016

Eco-jonction : l’info innovation pour les entreprises    n°63     janvier 2016

Nouveaux produits, nouveaux services, nouveaux marchés… Eco-jonction s’intéresse aux nouvelles idées et informe les décisionnaires sur les différents aspects de l’innovation : marketing, communication, gestion, production, développement durable, ainsi que sur les dispositifs d’aides existants pour développer les entreprises.

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Brèves

10 françaises parmi les 100 entreprises les plus innovantes du monde

Le palmarès annuel “Top 100 Global Innovators”, établi par le cabinet américain Thomson Reuters, conforte la troisième place de la France pour le nombre d’entreprises et organismes innovants, derrière les Etats-Unis et le Japon. Alors qu’en 2014 la France ne comptait que sept lauréats tricolores, l’édition 2015 est marquée par les retours des groupes Thales et Valeo. Alstom fait une entrée fugace dans le classement, car le rachat de sa branche énergie par General Electric se traduira par une séparation de son portefeuille de brevets. En effet, pour établir son classement, Thomson Reuters s’appuie sur le nombre de brevets détenus, à la fois par les entreprises privées et les organismes publics de recherche. L’étude mesure aussi leur portée internationale, leur qualité (différence entre le nombre de brevets déposés et ceux validés) ou bien leur influence (nombre de fois où un brevet d’origine est cité par d’autres demandeurs). Les autres entités françaises distinguées sont les entreprises Alcatel-Lucent, Arkema, Safran, Saint-Gobain, et les organismes CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et IFP Energies nouvelles. Retrouvez le palmarès complet sur le mini-site dédié au Top 100 Global Innovators.
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Une éco-entreprise française invitée au MIT

La société Smart Impulse a été distinguée par le titre de “Best Tech Startup de l’année” par le concours Venture Point. Soutenue par la French Tech, cette compétition a été menée dans le cadre de la première édition de la conférence EmTech France en décembre, sous l’égide du magazine MIT Technology Review appartenant au célèbre Massachussetts Institute of Technology (MIT) américain. Fondée par trois anciens élèves de l’École Centrale de Paris en 2011, Smart Impulse a développé un compteur intelligent pour permettre aux professionnels de mieux comprendre et d’optimiser leur consommation d’énergie. Cette solution, actuellement installée sur plus de 250 bâtiments, a déjà été choisie par de grands groupes français (SNCF, BNP Paribas, Total). En lice avec neuf autres jeunes pouces, Smart Impulse a ainsi été invitée à participer à la conférence EmTech 2016 sur le campus du MIT à Cambridge aux Etats-Unis à l’issue du concours. Une opportunité qui pourrait lui ouvrir le marché américain.
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Post COP21 : tout commence maintenant …

L’accord de Paris est une victoire diplomatique sans précédent : Il donne une formidable impulsion aux acteurs non-étatiques (société civile, entreprise, investisseurs…) dont la mobilisation est essentielle dans la lutte contre le dérèglement climatique. Mais tout reste à faire… et tout commence maintenant !

« Au final, ce sont les entreprises qui nous mèneront aux 2°C, en allant au-delà de ce que peuvent faire les gouvernements, » interpelle John Kerry, secrétaire d’Etat américain, en s’adressant à une assemblée de 400 PDG. Le fil rouge de la 9ème édition du Salon PRODURABLE « RSE : Bienvenue dans le monde réel » illustre tout particulièrement l’ancrage de la RSE dans les entreprises, la diversité de ses réalités, le pragmatisme qu’elle requiert et souvent aussi les antagonismes qu’elle génère !  Cette édition qui se déroulera en mars 2016 permettra de rencontrer des experts RSE, de s’informer sur les bonnes pratiques et de découvrir des solutions innovantes pour les entreprises.
Plus d’informations sur www.produrable.com
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Un club pour permettre aux PME d’échanger sur le climat

Lancé à l’occasion de la COP21 par le réseau d’entreprises Global Compact France, le Club PME Climat vise à regrouper les petites et moyennes entreprises afin qu’elles s’emparent de la question climatique, et ce bien au-delà de la conférence. Car si les PME ne représentent pas moins de 800 adhérents sur les 1200 que compte le Global Compact France, peu parviennent à mener des actions ou à faire entendre leur voix sur les sujets environnementaux. En cause ? De nombreuses PME sont réticentes à mobiliser des moyens pour s’inscrire dans une démarche de développement durable et de RSE (responsabilité sociale des entreprises). Persuadés de la nécessité d’investir dans cette direction, les neufs membres fondateurs du Club PME Climat entament un travail de pédagogie : une plateforme en ligne doit permettre aux membres d’échanger sur des bonnes pratiques et des rencontres seront organisées.
Plus d’informations sur le mini-site du Club PME Climat.
eco-jonction janvier 2016

 

Recyclage

OWA fait entrer les cartouches d’impression dans l’économie circulaire

publi-rédactionnel

Savez-vous ce que deviennent vos cartouches d’encre une fois usagées ? Malgré toute votre bonne volonté, il y a de grandes chances que celles-ci finissent leur vie dans un incinérateur ou en décharge. En Europe de l’Ouest, 117 millions de cartouches sont vendues chaque année mais seules 20% d’entre elles connaissent une deuxième vie. Pour remédier à cette situation, Armor, le leader de la vente de cartouches laser en France, a lancé l’offre OWA. Le principe ? En achetant une cartouche OWA, vous avez l’assurance que celle-ci sera collectée et intégralement recyclée en fin de vie. Mieux : une traçabilité est assurée par l’édition d’un bilan matière personnalisé. Une première en Europe !

Rencontre avec Boris Vérié, Responsable ventes France corporate, et Sandrine Serreau, Responsable stratégie et relation client d’Armor .

Pouvez-vous nous présenter cette nouvelle offre OWA ?
Sandrine Serreau : La solution OWA rassemble un vaste choix de cartouches remanufacturées, compatibles avec les différentes marques d’imprimantes, qu’il s’agisse de consommables laser ou jet d’encre. En apparence, OWA est une cartouche comme les autres. Mais, en choisissant celle-ci, l’acheteur acquiert en même temps l’accès à une collecte gratuite de ses cartouches usagées ainsi que la garantie que ce consommable sera collecté, trié, recyclé ou remanufacturé et réintroduit dans un système industriel.

Pourquoi avez-vous décidé de lancer cette offre ?
Boris Vérié : Armor est engagé dans une démarche de développement durable depuis de nombreuses années et l’offre OWA était pour nous la suite logique. Cette solution, basée sur les principes de l’économie circulaire, est très fortement différenciante pour nous des autres offres disponibles sur le marché, ce qui nous a permis d’accéder à des entreprises auxquelles nous n’avions pas accès par le passé. Auparavant, notre principal atout était nos petits prix. Aujourd’hui, nous disposons aussi d’un vrai argument écologique.

Quels sont les premiers retours sur OWA ?
Boris Vérié : Cette nouvelle offre, tout compris, est très bien accueillie. Nos clients sont séduits par la simplicité de la démarche : via un portail web, ils peuvent ainsi gérer en toute simplicité la collecte de leurs cartouches, suivre le recyclage de celles-ci et éditer leur bilan. OWA séduit ainsi de plus en plus d’entreprises, très sensibles à notre approche écologique et à l’inscription de notre démarche dans l’économie circulaire. Le développement durable est promu dans les directives de bonnes pratiques européennes. OWA répond ainsi aux attentes des responsables RSE de grands groupes, de plus en plus soucieux de leur empreinte écologique. Ces derniers peuvent ainsi suivre en toute transparence l’impact réel de leurs impressions, grâce à l’édition d’un bilan matière personnalisé et basé sur la valorisation réelle de leurs cartouches usagées. L’offre OWA compte ainsi notamment parmi ses clients fidèles plusieurs grands groupes bancaires, comme BNP Paribas et le groupe BPCE, ainsi que des entreprises du CAC40.

Comment se positionne l’offre OWA en termes de tarif ?
Sandrine Serreau : Les cartouches OWA restent 30% moins onéreuses que leurs équivalents de marque fabricant. Nous ne faisons pas pour autant de concessions sur la qualité. Nous nous positionnons comme une marque premium. Nos cartouches assurent la même qualité d’impression et autonomie que les cartouches de grandes marques. Et chaque cartouche est testée avant d’être conditionnée. Par ailleurs, plusieurs écolabels viennent reconnaître ce souci de qualité : NF environnement ainsi que l’écolabel nordique, qui impose une gestion responsable des déchets, objectif que nous choisissons de dépasser en valorisant 100% de nos déchets. Nous sommes également le seul fournisseur de cartouches reconditionnées certifié Qualicert.

Quelles sont les perspectives de développement d’OWA pour les mois à venir ?
Sandrine Serreau : Après avoir lancé OWA en France, en Belgique, au Royaume-Uni et en Espagne, cette solution devrait être disponible dans l’ensemble des pays d’Europe de l’Ouest dès l’an prochain.

Pour aller plus loin :
Plus d’informations sur le site dédié à la solutionOWA.
Contact : Sandrine Serreau (sandrine.serreau@armor-group.com)
eco-jonction janvier 2016

 

Marketing

Pour sauver la communication responsable, faites la disparaître

Il n’y a pas pire méthode pour changer les habitudes que d’ne donner une image manichéenne : les bonnes habitudes à prendre, les mauvaises à abandonner. Il se crée alors un monde à deux voies. Parallèles. Qui naturellement aspirent à s’installer dans une cohabitation interminable.
Il en est précisément ainsi de la communication.

Il y a la communication et il y a la communication responsable.
On stigmatise la première. On salue la deuxième.

A l’heure de l’inévitable COP21, le jeu est à son paroxysme. Les marques s’exposent en campagnes (plus ou moins) « responsables » tandis que les associations « brandalisent » leurs communications.
Injuste ? Parfois.
Ce qui est dénoncé, c’est avant tout le manque de cohérence. Cette dualité intenable à l’heure des réseaux sociaux et de la sur-information, du sur-partage communautaire.
Dénoncé aussi cet attendu non délivré d’information et de sincérité, comme le souligne une foule d’études, du baromètre international Edelman à la récente étude française Viavoice Mindded-Des Enjeux et Des Hommes- Ekodev.

L’instinct des marques « CSR native »
Les marques nées à l’ère de la RSE, fondées par des dirigeants investis sont les exemples les plus édifiants. Ce n’est pas une part de la communication qui est responsable, ce sont tous leurs gestes, corporate ou commerciaux, internes ou externes.
La RSE est une culture, à la fois un être et un paraître, une façon de dire et de faire de la com’.
C’est ce qui se passe quand la RSE est dans l’ADN de l’entreprise. Réellement.
Et ce sont elles, en premier lieu, qui apportent la preuve que la RSE est facteur de croissance, que la communication est facteur de différentiation et d’adhésion.
On pourra citer Ben & Jerry’s pour leur constance et leur succès. Mais aussi bon nombre d’acteurs récents dans l’énergie, les transports, l’environnement ou les services.
Elles sont RSE d’instinct. Elles communiquent « autrement » naturellement.

L’inévitable transformation des autres
Quant aux plus anciens, il leur reste un défi de taille, celui de la transformation de leur communication dans son ensemble.
L’enjeu n’est pas sur les apparences, mais bien sur le business, comme le montre le baromètre Ecovadis/HEC. Chaque année, la part des critères RSE pris en compte dans les achats croît un peu plus.
La transformation commence par la plateforme de marque elle-même, dans laquelle glisser le mot « responsable » ne suffira plus. Ne suffit déjà plus.
Et par delà la plateforme, c’est toute la logique de communication qui doit être revisitée : les mots, les images, bien sûr, mais plus encore, les canaux et leur accessibilité, les rythmes, les espaces de dialogue, les relations qu’on engage avec l’ensemble de ses publics, etc.
Il existe des outils qui permettent de poser les règles de cette évolution. Quelle qu’en soit la forme, il est important de lister l’ensemble des domaines et des dimensions de la communication qui sont impactées. Mais attention, qu’on ne s’y trompe pas, rédiger une longue et fastidieuse charte sera inopérant. Le plus ardu consiste à transmettre l’esprit et non la lettre. Expliquer la finalité de chaque changement demandé est un puissant ressort pour générer des changements profonds et notables.
Car cette transformation impose la plus grande cohérence entre l’image de la marque et ses gestes business, entre son expression vers l’interne et vers l’externe.
En contrepartie, elle acquiert un potentiel considérable à générer confiance, préférence et in fine, croissance économique.

Iria Marquès
Directrice Associée Agence Aressy
ism@aressy.com
eco-jonction janvier 2016

 

Portrait

Avoriaz rend la neige plus verte

Depuis sa création en 1966, Avoriaz est un concept unique en France de station piétonne. Très sensible aux problématiques environnementales, la ville a remporté le prix de la station de ski la plus innovante au monde en matière de développement durable aux derniers World Snow Awards à Londres. Rencontre avec Stéphane Lerendu, directeur de l’office du tourisme d’Avoriaz, pour faire le point sur cet engagement environnemental.

Comment la station d’Avoriaz a-t-elle commencé à s’engager dans une démarche de développement durable ?
L’inscription de la station dans une démarche de développement durable est historique. Dès sa création dans les années 60, celle-ci a été imaginée comme une station piétonne, interdite aux voitures. Tous les déplacements y étaient (et sont toujours !) assurés à ski, en luge ou avec des attelages à chevaux, qui font encore aujourd’hui office de taxi ! Par ailleurs, à l’époque, les constructions avaient été imaginées avec une vraie préoccupation environnementale, en pratiquant une isolation par l’extérieur : ainsi, les bâtiments ont été équipés de toits porte-neige assurant une isolation naturelle, et les balcons sont désolidarisés des façades pour éviter les ponts thermiques. Depuis, tous ces principes ont été pérennisés.

Où en êtes-vous aujourd’hui de cette démarche ?
Celle-ci a été intensifiée depuis le début des années 2000. La station a été certifiée ISO 14001 en 2007. Par ailleurs, nous veillons à assurer une préservation des ressources en eau. Pour respecter le cycle de l’eau, les ressources que nous prélevons dans le lac pour l’enneigement artificiel sont utilisées uniquement sur le versant où se situe ce lac, afin de lui permettre de reconstituer ses réserves à la fin de la saison. Nous organisons aussi un tri de quatorze déchets différents et assurons une réduction des déchets à la source, en pratiquant des achats raisonnés et en favorisant les produits recyclés.
Par ailleurs, entre 2009 et 2011, deux nouveaux quartiers 4 et 5 étoiles ont été construits. Cela a été l’occasion de réaliser un bâtiment basse consommation. Ces deux quartiers ainsi que le nouveau centre aquatique Aquariaz sont alimentés via une chaufferie à bois.

On voit de plus en plus de stations s’engager dans ce type de démarches en France…
De notre côté, nous préférons communiquer très peu dans la presse sur notre démarche. Ces dernières années, toutes les stations se sont mises à communiquer sur le fait qu’elles étaient plus “durables”. Mais construire un parking en bas d’une station ne veut pas dire faire du développement durable. Par ailleurs, nous restons très modestes par rapport à notre démarche… Nous avons organisé en 2007 un forum intitulé “Les stations de montagne s’engagent pour la planète”, auquel ont notamment participé des stations françaises mais aussi autrichiennes, suisses, américaines, canadiennes, etc. On a pu se rendre compte à quel point la France est à la traîne ! Les stations suisses travaillent activement à la régénération des glaciers. Et elles vont beaucoup plus loin que nous dans le sens du développement durable.

Comment expliquez-vous ces différences ?
Toutes ces démarches sont très coûteuses et les incitations fiscales restent timides… Par ailleurs, le modèle des stations de ski est très peu favorable à ça : celles-ci doivent rentabiliser leurs activités sur quatre mois de l’année et elles sont par la suite désertées le reste de l’année.

Est-ce que cette démarche de développement vous assure plus d’affluence dans la station ?
Oui et non. Les vacanciers ne viennent pas à Avoriaz en raison de notre démarche de développement durable. Mais le fait qu’il s’agisse d’une station piétonne est le premier déclencheur de séjour. Les skieurs apprécient le confort que cela procure, le fait d’être dans une station “skis au pied”. Ils aiment aussi la qualité du paysage : l’une des manifestations perceptibles de notre démarche de développement durable est en effet que la neige est ici blanche tout le temps puisqu’elle n’est pas noircie par les pots d’échappement.
En revanche, les professionnels sont très sensibles à cet engagement. Notre démarche a beaucoup été relayée dans les cercles professionnels et certaines marques nous ont apporté un soutien pour développer des actions.

Comment pensez-vous continuer vos efforts dans les années à venir ?
Notre objectif numéro un est de préserver le caractère piétonnier de la station, ce qui est un combat de tous les jours ! Nos engins à chenille utilisés pour ravitailler les restaurants et les boutiques sont en fin de vie. C’est ainsi l’occasion de pouvoir les remplacer par des modèles électriques. Nous sommes optimistes pour l’avenir de ce type de démarche : les technologies sont de plus en plus performantes et de moins en moins coûteuses dans le domaine !
eco-jonction janvier 2016

 

Tendance

Le biomimétisme : quand les entreprises s’inspirent de la nature

S’inspirer des moustiques pour produire des aiguilles indolores ? Copier le bec de martin-pêcheur pour construire des trains plus aérodynamiques ? C’est tout le sens porté par le biomimétisme, qui tend à imiter la nature pour produire de façon plus durable. Théorisé et popularisé en 1997 aux Etats-Unis par le livre Biomimicry: innovation inspired by nature, écrit par la scientifique et auteur américaine Jeanine Benyus, le biomimétisme est un domaine émergent de la recherche, une ingénierie inspirée du fonctionnement de l’écosystème, des organismes et des espèces vivantes afin de produire des biens et des services durables.

Depuis plusieurs années, la démarche a permis de développer nombre de concepts innovants bio-inspirés. Un des plus célèbres reste l’Eastgate Center construit en 1996 à Harare au Zimbabwe par l’architecte Mike Pearce en s’inspirant de… termitières africaines. Le système de ventilation naturelle de ce bâtiment basse consommation a ainsi été influencé par le nid des termites (frais le jour, chaud la nuit) et ne nécessite ainsi pas d’avoir recours à la climatisation artificielle. Le nez du train à grande vitesse japonais (Shinkansen) est réalisé sur le modèle du bec du martin-pêcheur pour ses qualités d’aérodynamisme. Pour réaliser des aiguilles médicales indolores, des sociétés japonaises se sont inspirés de la trompe des moustiques. Autre exemple : des chercheurs ont imité l’abdomen couvert d’écailles en dents de scie des lucioles pour améliorer la luminosité des LED.

Le concept de biomimétisme pourrait même être un vecteur de mutation d’une économie carbonée et polluante vers une économie verte. C’est en tout cas ce qu’estime le très sérieux Conseil Économique Social et Environnemental (CESE). Ce dernier préconise une expérimentation rapide en matière d’urbanisme et d’architecture dans l’Hexagone. Car, si en Allemagne (où est basé le réseau international dédié au biomimétisme BIOKON) ou en Angleterre, la filière biomimétique est déjà structurée, la France a pris du retard. Le centre européen de l’excellence du biomimétisme de Senlis (CEEBIOS) a ouvert ses portes en 2015, avec pour mission de réunir tous les acteurs (entreprises, collectivités), autour de cette nouvelle approche d’innovation durable. Et les projets se multiplient : près de 100 projets de recherche sont en cours, et une cinquantaine d’entreprises seraient déjà engagées dans cette approche. Une aubaine pour la transition écologique.
eco-jonction janvier 2016

 

Produits

Une solution rail-route encore plus durable

Déjà proposée par certains transporteurs, l’utilisation du GNV (gaz naturel pour véhicule) pour le chargement et la livraison sur les premiers et derniers kilomètres n’avait encore jamais été associée à la technique du combiné rail-route. C’est désormais chose faite grâce à la nouvelle offre de Tab Rail Road, incluant une solution de transport au GNV pour les premiers et derniers kilomètres dans son process de transport rail-route. Ainsi, ses véhicules au départ et à l’arrivée des terminaux ferroviaires seront équipés de moteurs au gaz naturel. A la clé : encore moins d’émissions de CO2 et de particules, plus d’odeur ni de pollution sonore. Cette initiative concernera d’abord le terminal ferroviaire francilien de Valenton, où transite plus d’un tiers de l’activité de la société. Cinq à dix véhicules fournis par Iveco, d’une autonomie de 300 à 400 kilomètres, seront déployés d’ici le mois de juin. Et ce n’est qu’un début : Tab Rail Road souhaite équiper tous ses véhicules de moteurs au gaz naturel au départ des terminaux ferroviaires, et y implanter à terme ses propres stations de GNV.
Plus d’informations sur le site de Tab Rail Road.
eco-jonction janvier 2016

Des palettes en carton

Economique, recyclable et écologique, la palette en carton séduit de plus en plus d’entreprises. Fondé en février 2014, IP3 Concept, start-up dirigée par Nicolas Salah et ses associés, a imaginé une palette en carton nouvelle génération baptisée Epakub. Grâce à un système logistique breveté composé de deux machines, directement installées in-situ, le client peut fabriquer et assembler rapidement et simplement des palettes en carton haut de gamme à la demande, en adaptant les formats à ses besoins. Résistantes à l’eau et capables de supporter jusqu’à 600 kg, ces palettes peuvent être produites à moindre coût et avec une empreinte carbone réduite. Les machines sont louées avec un abonnement mensuel sur trois ans, indexé sur les volumes. La distribution d’Epakub est assurée par Epalia, filiale du groupe Suez spécialisée dans la gestion et le recyclage des palettes en bois.
Plus d’informations sur le site d’IP3 Concept.
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Stocker la production d’énergie renouvelable

Sept mois après le lancement par l’américain Tesla d’une batterie capable de stocker la production d’énergie renouvelable pour les particuliers, Schneider Electric a annoncé au cours de la COP21 la mise sur le marché de son propre système de stockage d’énergie renouvelable. Celui-ci est le fruit de ses recherches avec le spécialiste français Saft, fournisseur des batteries Li-on dont est équipé Ecoblade. Le groupe propose une gamme complète de modules connectés et intelligents allant de la solution domestique de 2 kWh (quatre heures de consommation moyenne d’un appartement) à un système d’un mégawatheure (quatre heures de consommation d’un campus universitaire). Concrètement, cette batterie permettra de stocker puis de relâcher l’énergie produite grâce au vent et au soleil. Cette solution devrait être commercialisée à partir 1000 euros pour la version 2 kWh, avec des tarifs dégressifs en fonction du nombre de kWh à stocker. Développer les micro-réseaux électriques de proximité fait partie des dix engagements pris par Schneider Electric lors de la COP21 afin d’opérer la transition des énergies fossiles vers les énergies renouvelables. Ecoblade sera tout d’abord destiné au grand public, aux entreprises et à de petits villages désireux de s’affranchir du réseau… américain ! Car c’est outre-Atlantique qu’Ecoblade verra le jour dans un premier temps, à partir de la fin de l’année.
Plus d’informations en cliquant ici
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Une comptabilité durable !

Premier cabinet d’expertise comptable et de commissariat aux comptes dédié à la RSE et au développement durable, Compta Durable a imaginé une solution pour intégrer le coût de la restauration des dégradations environnementales et sociales dans la comptabilité de gestion des entreprises. Son programme, baptisé CARE (Comptabilité adaptée au renouvellement de l’environnement), permet de définir le seuil limite de dégradation environnemental et social. Une fois le calcul du coût nécessaire au maintien des différents capitaux (financiers, humains ou naturels) effectué, celui-ci est intégré dans le bilan comptable des entreprises. Les sociétés disposent ensuite de données utiles afin de piloter plus efficacement leur stratégie RSE (responsabilité sociale des entreprises), anticiper et améliorer la gestion des risques et optimiser leurs dépenses.
À terme, l’objectif est de financer les actions de réparation par des subventions ou des exonérations fiscales, mais le programme reste pour l’heure en phase d’expérimentation. En ce début d’année, deux sociétés démarrent le programme CARE dans le but d’optimiser les pratiques de leur comptabilité future.
Plus d’informations sur le site de Compta Durable.
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