Newsletter juin 2015

Eco-jonction : l’info innovation pour les entreprises      n°58     juin 2015

Nouveaux produits, nouveaux services, nouveaux marchés… Eco-jonction s’intéresse aux nouvelles idées et informe les décisionnaires sur les différents aspects de l’innovation : marketing, communication, gestion, production, développement durable, ainsi que sur les dispositifs d’aides existants pour développer les entreprises.
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Brèves

Les 7 secrets des grandes marques

Dans son ouvrage What Great Brands Do, l’experte des marques Denise Lee Yohn identifie sept éléments-clés qui distinguent les grandes marques des autres.

1. Les grandes marques se construisent d’abord en interne : c’est en développant une vraie culture d’entreprise qu’une marque pourra s’affirmer à l’extérieur de la société.

2. Les grandes marques ne vendent pas de produits, elles vendent une expérience complète. Pensez par exemple à American Express, qui cherche à vendre plus qu’une carte de crédit en offrant un statut, un sens des privilèges.

3. Les grandes marques ignorent les tendances.

4. Les grandes marques ne courent pas après les clients, elles les attirent à elles et les fidélisent.

5. Les grandes marques sont attentives aux détails. Elles savent que le moindre détail à son importance dans la perception que les consommateurs et la presse auront d’elle et de ses produits.

6. Les grandes marques ont des objectifs et les suivent coûte que coûte.

7. Les grandes marques ne rendent pas de comptes. Elles sont moteurs de changements sociaux et environnementaux et, en donnant l’exemple, ne donnent pas l’impression d’avoir à rendre d’un côté de qu’elles prennent de l’autre.
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Apple, Google, Facebook, Amazon : qui est le plus vert ?

Internet transforme la vie de millions de personnes. Si envoyer des emails plutôt que des courriers permet d’économiser des ressources, l’énorme masse de données qui transitent via ce réseau chaque année a un impact environnemental non négligeable. Alors que trois milliards de personnes ont eu accès à Internet en 2014 et que 7,6 milliards abonnements à l’Internet mobile devrait être comptabilisés d’ici 2020, la question d’un Internet plus vert devient de plus en plus centrale. L’association Greenpeace publie ainsi depuis 2010 un rapport sur les performances des géants du secteur en matière d’environnement et d’énergie, basé sur la transparence énergétique, l’utilisation des énergies renouvelables et la stratégie de réduction des émissions de CO2. Apple, Google et Facebook occupent le haut du tableau, avec des notes supérieures ou égales à B, avec une mention spéciale pour Apple, qui ne décroche que des A. Malgré des efforts affichés dans ce domaine, des sociétés comme Microsoft, Yahoo et IBM obtiennent plusieurs C, se situant ainsi en milieu de tableau. Du côté des mauvais élèves, on retrouve notamment HP, eBay et Amazon, ce dernier obtenant un F dans la catégorie “Transparence énergétique”, en raison du manque d’informations divulguées sur sa consommation d’énergie.
Plus d’informations en cliquant ici 
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Quelles sont les entreprises françaises qui offrent le meilleur équilibre vie privée / professionnelle

Le site de recrutement Glassdoor a dressé le palmarès des entreprises les plus flexibles en matière d’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle de leurs salariés. Premier enseignement : les entreprises publiques enregistrent un bon score. C’est ainsi l’établissement public de recherche Inria qui reçoit le plus de retours positifs de ses salariés avec 4,4 sur 5, juste devant le fournisseur national d’électricité EDF (4,3). Suivent le groupe aéronautique Airbus Group (4,2), la banque de services financiers Natixis (4,1) et le fournisseur de solutions informatiques dédiées au voyage Amadeus (4,1). A titre de comparaison, la notation moyenne parmi les 400 000 entreprises référencées sur Glassdoor à travers le monde pour l’équilibre vie professionnelle/vie privée est de 3,3.
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L’investissement responsable en forte progression

Le marché français de l’investissement socialement responsable (ISR) est en pleine expansion. C’est ce que révèle l’étude annuelle du site sur l’économie responsable Novethic, publiée en partenariat avec le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR). La gestion ISR a ainsi progressé de 31% en 2014, pour atteindre 223 milliards d’euros. Cette croissance dynamique est principalement portée par les investisseurs institutionnels, les particuliers représentant moins de 20% du marché. De manière générale, l’intégration de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans la gestion financière est en progression, concernant 356 milliards d’euros d’encours.
Cliquez ici pour accéder à l’étude dans son intégralité.
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Tendances

L’insolite comme moteur de croissance

Et si l’audace payait, même (et surtout) en période de crise ? C’est le pari d’Anne Brunet-Mbappe, enseignante-chercheuse à Novancia Business School et auteur du livre L’insolite : moteur d’innovation – Etre hors tendance pour être fort. Son credo ? Pour se distinguer à moindre coût et être visible dans un marché de plus en plus saturé, les TPE et les PME ont tout intérêt à étonner, surprendre…

Gilet aimanté pour ne pas tomber du télésiège, fast-food organisant des repas de mariage, service de location de chèvres pour tondre les jardins, toilettes pliables en carton, chaîne TV pour chien, service de location de faux parents, hôtel sans personnel, bar à sieste… Dans son ouvrage, Anne Brunet-Mbappe présente plus de 350 innovations insolites, souvent initiées par de petites entreprises.

Le “hors tendance” a de quoi séduire : il assure à l’entreprise une capacité réelle de différenciation et la met à l’abri de la concurrence directe. Un bon moyen de sortir du lot en temps de crise, en ciblant ainsi des marchés de niche, faiblement concurrentiels. En cassant les codes habituels de la consommation, elle peut cibler des populations atypiques, proposer de nouveaux usages et/ou répondre à des besoins très spécifiques. Autre avantage : un produit ou service issu d’une innovation insolite est également souvent moins coûteux à développer, car il s’appuie sur une nouvelle manière d’appréhender celui-ci et non sur un recours à des technologies high-tech.

Le secret pour développer sa capacité à trouver des idées insolites ? Jouer sur la « bissociation », une méthode de créativité qui associe des concepts venant d’univers différents. Par exemple, la sieste et les bars sont deux univers distincts et anodins pris séparément… Mais leur association étonne et génère de la curiosité.
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Tendances

Comment limiter les allergies dues aux bords des routes et développer une entreprise ?

En vous parlant de l’ennemi public numéro un : l’ambroisie !

Car voyez-vous, l’ambroisie se nourrit des herbes fauchées et laissées sur la terre, car nous ne les ramassons pas. Ces déchets se transforment en engrais pour cette vorace. Comme c’est déjà une super reproductrice, vous imaginez ce que ce que cet engrais peut donner en termes de multiplication et d’invasion…

Mais, à votre avis, où avons-nous souvent des herbes qui poussent en toute liberté ?
Le long des routes…Et le long des routes, nous avons… ?

Je vais vous parler d’une entreprise, Noremat, qui construit des machines pour couper les herbes le long des routes. C’est vraiment l’exemple de ces entreprises qui s’occupent plus largement des sujets dont normalement, elle devrait se désintéresser, puisque ce sont les sujets de ses clients. Eh bien non ! Noremat s’est rendue compte que le broyage des herbes fauchées et abandonnées le long des routes créait des conséquences pas forcément heureuses. Ils se sont penchés sur ces conséquences, ont étudié le problème. Du coup, ils apportent des informations aux Collectivités qui sont responsables de l’entretien de nos bords de route. Car nos Collectivités ont souvent des problèmes pour mesurer ce type d’impact.

C’est vrai qu’on se dit que les herbes fauchées vont suivre un cycle naturel ?
Cycle oui, mais pas un cycle vertueux. En effet, Noremat explique et démontre aux Collectivités locales les avantages financiers de la collecte des herbes le long des routes : – comme les herbes fauchées, laissées sur place tombent dans les fossés, elles bouchent les fossés. Du coup on doit les curer. Si on ramasse les herbes, il y moins de curage des fossés – puisque les herbes fauchées ne font pas une sorte d’imperméable au sol, il y a un meilleur écoulement des eaux de pluie, – et du coup, hop, il y a moins de risque d’aquaplaning.

C’est aussi bénéfique pour éviter que l’ambroisie ne se développe ?
Effectivement, vu les dépenses de santé générées par les allergies dues à l’ambroisie, -pour rappel, en Rhône Alpes, elles coutent 20 millions par an de dépenses- les collectivités sont sensibles à l’argument  des économies des dépenses de santé publique.

Et le cercle vertueux peut reprendre alors ?
Comme il n’y a plus d’engrais pour les espèces invasives, les espèces endogènes même rares, peuvent reprendre leur droit, leur vie et leur territoire. Vous imaginez le clan des vieilles copines qui se retrouvent enfin ? Et comme il y a une plus grande diversité végétale, il y a une plus grande biodiversité animale. Cela favorise notamment le repeuplement de nos si précieuses abeilles.

D’où l’intérêt de construire une machine qui coupe Et qui ramasse les herbes le long des routes !
Comme Noremat a créé cette machine aux mille vertus, alors, si vous n’avez pas le nez qui pique entre aout et octobre, pleine période des allergies dues au pollen de l’ambroisie, vous pouvez dire merci à votre Collectivité locale d’avoir choisi cette solution pour vous préserver de ce fléau.

Karin Boras
karin.boras@pme-pmi-durables.com
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Portrait

L’avenir est dans la mer

Depuis plus de dix ans, Yslab utilise des actifs marins pour développer des produits d’hygiène et de soin dotés d’un haut potentiel santé. Aujourd’hui, l’entreprise bretonne veut franchir une nouvelle étape en commercialisant des produits sous sa propre marque, Océan Bioactifs. L’objectif ? Multiplier par trois son chiffre d’affaires en trois ans. Entretien avec Antoine de Fommervault, directeur général, d’Yslab.

Pouvez-vous présenter l’activité d’Yslab ?
La société Yslab a été créée en 2000 par Marc Hémon, un pharmacien féru de mer et de molécules marines. Son objectif : proposer aux consommateurs une alternative santé, basée sur une hygiène préventive et sur des produits naturels d’origine marine, pour le soin des muqueuses. Nous prélevons et analysons ainsi des molécules issues des écosystèmes marins afin d’en extraire le potentiel en principes actifs. Les premiers produits ont été commercialisés en 2005. Nous travaillons aujourd’hui pour de grands labos internationaux comme Novartis, Bayer, etc. et réalisons plus de 90% de notre chiffre d’affaires à l’export. En parallèle, nous avons également développé une activité de recherche en coopération avec des universités et des professionnels de la mer pour documenter l’intérêt physiologique de ces produits et développer leur reproductibilité dans des standards constants acceptables pour le secteur pharmaceutique.

Comment vous positionnez-vous sur ce marché aujourd’hui ?
Notre chiffre d’affaires est en forte progression depuis un an. Nous avons lancé un ambitieux plan de développement autour de trois axes. Nous nous sommes recentrés sur des produits ORL et ophtalmo et nous concentrons sur la R&D pour renforcer notre visibilité sur ces spécialités. Par ailleurs, nous souhaitons renforcer notre diffusion en Europe et en Chine. Nous sommes en train de mettre en place des équipes commerciales internes et locales dans ce but. Enfin, nous avons commencé à commercialiser nos produits sous notre marque propre, Océan Bio-Actif. Nous réalisons actuellement des tests de commercialisation en Amérique latine, en Chine, en Allemagne, en Russie, etc. Grâce à cette stratégie, nous espérons tripler notre chiffre d’affaires en trois ans. Il s’agit d’un développement stratégique important.

Pourquoi avoir fait ce choix maintenant ?
La société est aujourd’hui mûre. Par ailleurs, les produits d’hygiène et de soin issus de la biotechnologie marine sont désormais mieux reconnus sur le plan médical. Ils ont également acquis une forte légitimité auprès du grand public, dans le sillage de la tendance naturaliste : il s’agit de produits marins que le grand public identifie naturellement comme des solutions saines et naturelles. Par ailleurs, il s’agissait d’une réelle nécessité. La proximité directe avec le consommateur nous permet une meilleure compréhension de ses besoins. Nous maîtrisons mieux nos rythmes, notre discours, notre action commerciale et nos enjeux industriels. Ces développements nous permettent de segmenter plus finement notre activité et ouvrent de nouveaux potentiels sur certains marchés.
Plus d’informations sur www.yslab.fr
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Etranger

Les Japonais tombent la veste

Le Japon a lancé le mois dernier sa onzième campagne annuelle “Cool Biz”, qui encourage les hommes d’affaires à abandonner veste et cravate au profit de la chemisette, afin de réduire la climatisation dans les bureaux et économiser l’énergie. Cette campagne estivale incite fonctionnaires et entreprises privées à maintenir la température de l’air conditionné à 28 degrés sur les lieux de travail.

Créée en 2005 par la ministre Yuriko Koike et réservée dans un premier temps aux fonctionnaires, l’opération a depuis fait des émules et a été étendue au secteur privé. Alors que, les premières années, certains salariés hésitaient à venir travailler vêtus de façon décontractée, en 2009 déjà, 57% des salariés japonais avaient opté pour la “Cool Biz” attitude selon un sondage.

Cette campagne a pris une autre dimension en 2011, suite à l’accident nucléaire de Fukushima et l’arrêt de réacteurs nucléaires fournissant le quart de l’électricité japonaise, suscitant ainsi des craintes de pénurie d’électricité. Se déroulant auparavant de juin à septembre, cette opération est depuis cette date étendue de mai à octobre.

Mais la campagne ne fait pas que des heureux : les vendeurs de cravates soutiennent que leurs ventes en été ont baissé de 36% depuis le lancement de la campagne en 2005 et demandent au gouvernement de… cesser cette opération !
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Produits

Une gamme de papiers pour l’impression numérique

UPM a développé Digi, une gamme spécialement conçue pour les impressions numériques. Proposé dans une large gamme de grammages allant de 80 à 350 g/m2, ce papier a été conçu pour s’adapter à des types d’impressions spécifiques. La qualité UPM Digi Fine jet a ainsi été pensée pour réaliser des travaux d’impression jet d’encre à grande vitesse. UPM Digi Fine jet offre une absorption rapide de l’encre, un lissé élevé ainsi qu’une exceptionnelle tenue à l’eau. Ce papier est particulièrement approprié pour les supports publicitaires, les encarts, les suppléments, etc.
Plus d’informations sur le site d’UPM.
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Reproduire la sensation du toucher

A l’occasion de son événement Fujitsu World Tour organisé le 2 juin à Paris, l’entreprise Fujitsu a eu l’occasion de présenter quelques unes des innovations sur lesquelles elle travaille actuellement. Parmi elles, une tablette tactile capable de donner à l’utilisateur de réelles sensations de toucher ! Cette technologie, basée sur un système d’ultrasons, permet de simuler des textures lors du toucher sur l’écran, en fonction de ce qui s’affiche sur ce dernier. La tablette permet ainsi par exemple de sentir la rugosité d’un crocodile, les cordes d’une guitare ou encore de manipuler des platines vinyles et d’avoir la sensation de mixer. Les débouchés sont nombreux : le e-commerce (avec la possibilité de toucher le tissu, le cuir, les matériaux…), les jeux vidéo pour plus de réalisme, le domaine universitaire (simulation de manipulation d’organes pour des étudiants en médecine), la santé (lecture du braille pour les personnes mal voyantes)… Fujitsu estime que cette technologie ne devrait pas être disponible sur le marché avant deux ans.
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Des cartouches 100% recyclables

Leader notamment de la vente de cartouches laser en France, l’entreprise Armor montre la voie en lançant OWA, une nouvelle marque de cartouches d’imprimante laser 100% recyclables. Concrètement, en achetant une cartouche OWA, le consommateur acquiert la garantie que celle-ci sera ensuite collectée, triée, recyclée ou remanufacturée, et réintroduite dans un système industriel, et ce sans surcoût ! Avec cette démarche (une première européenne), Armor s’inscrit dans une logique d’économie circulaire d’autant plus nécessaire qu’aujourd’hui seulement 20% des cartouches sont remanufacturées.
Plus d’informations sur le site d’OWA.
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Le tournesol solaire

Le spécialiste de l’énergie photovoltaïque EDF ENR Solaire apporte une note poétique et design au marché de l’énergie solaire en distribuant en France la Smartflower. Fabriquée en Autriche par la société éponyme, cette fleur équipée de 18 pétales, couvre une surface solaire de 18m². Dès le lever du soleil, ce générateur photovoltaïque mobile se déploie automatiquement. Toute la journée, à la manière d’un tournesol, il suit la course du soleil selon un double axe horizontal et vertical grâce à un système de tracker qui optimise la production de plus de 40%, augmentant ainsi la puissance nominale de 2,13 kWc à 3,2 kWc. Au coucher du soleil et en cas de forts vents, la fleur se referme automatiquement.
Plus d’informations sur le site d’EDF ENR Solaire.
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