Newsletter novembre 2015

Eco-jonction : l’info innovation pour les entreprises    n°62     novembre 2015

Nouveaux produits, nouveaux services, nouveaux marchés… Eco-jonction s’intéresse aux nouvelles idées et informe les décisionnaires sur les différents aspects de l’innovation : marketing, communication, gestion, production, développement durable, ainsi que sur les dispositifs d’aides existants pour développer les entreprises.

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Brèves

Mesurez la performance environnementale de votre entreprise

L’AFNOR vient de lancer INDIKO, un nouvel outil en ligne gratuit pour mesurer la performance environnementale de son entreprise. En vous inscrivant et en répondant à un simple questionnaire en ligne, vous viendrez enrichir une base de données environnementale permettant de vous situer par rapport aux entreprises de votre secteur. Déchets, air, eau, énergie, biodiversité, management environnemental : le questionnaire aborde toutes les facettes de la performance énergétique. Participez avant le 29 janvier 2016 pour recevoir en février 2016 un rapport personnalisé s’appuyant sur 29 indicateurs, en toute confidentialité. Les résultats seront par la suite délivrés en temps réel.
Plus d’informations sur le site d’INDIKO.
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Les 35 projets qui façonnent la ville de demain

La ville de Paris et Paris&Co ont annoncé les noms des 35 start-up retenues pour la finale du Grand Prix de l’Innovation 2015. Parmi les 520 candidatures retenues, cinq finalistes ont été sélectionnés dans les sept catégories suivantes : éco-innovations, santé, innovations sociales, services aux entreprises, technologies numériques, industries numériques créatives et culturelles ainsi que services aux particuliers. Nos projets préférés ? Pili, qui crée les encres de demain, 100% renouvelables et biodégradables, à partir de micro-organismes trouvés dans le sol ; Glowee, qui utilise les micro-organismes marins, mais pour proposer de nouvelles sources naturelles de lumière ; et LoveYourWaste, qui accompagne les restaurants collectifs dans la gestion de leurs biodéchets. Rendez-vous sur le site du Grand Prix de l’Innovation de la ville de Paris pour découvrir l’ensemble des entreprises sélectionnées.
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Proposez des solutions pour réduire l’impact environnemental des produits

Vous travaillez sur le développement d’un projet ayant un fort impact environnemental ? L’ADEME vient de lancer Perfecto, un appel visant les projets qui améliorent la performance environnementale des produits, notamment ceux qui ont un impact fort sur la fin de vie. Les projets soumis pour l’édition 2016 doivent permettre de réduire, dès la phase de conception, les quantités et la dangerosité des produits et matières entrant dans les filières de gestion de déchets, et d’optimiser la gestion des déchets produits. Les dossiers des pré-projets doivent être remis au plus tard le 10 décembre 2015 à 16h. La sélection des pré-projets sera annoncée en janvier 2016. La remise des projets complets devra être effectuée en mars 2016 pour une sélection finale en juin 2016. Renseignements et dossiers d’inscription disponibles sur la plateforme dédiée aux appels à projets de l’ADEME.
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La directive éco-conception étendue à de nouveaux produits

Mise en place en 2005 et progressivement déployée, la directive éco-conception (aussi appelée directive écodesign) vise à accompagner l’objectif de l’Europe de réduire de moitié ses émissions de CO2 d’ici 2050. Depuis le 26 septembre 2015, cette directive s’applique désormais aux équipements de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire, qui constituent le principal gisement d’économies de l’ensemble du programme. En pratique, les chaudières à gaz classiques de type atmosphérique, à tirage naturel, ne sont plus commercialisées, et seront peu à peu remplacées par des appareils à très haute performance énergétique, notamment les chaudières à condensation. Les nouveaux modèles de chaudières de moins de 70 kW devront atteindre un rendement saisonnier supérieur à 86%.
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Tendances

10 prédictions technologiques pour 2016

Alors que l’année 2015 se termine, le cabinet d’analyse américain Gartner a déjà identifié les dix tendances technologiques qui vont marquer l’année 2016. Bienvenue dans un futur proche qui ressemble presque à de la science-fiction.

1. En 2018, 20% de la communication écrite des entreprises sera rédigé par des machines.
Qu’il s’agisse de documents légaux, d’analyse de marché, de communiqués de presse ou de livres blancs, une grande partie de la communication écrite des entreprises sera réalisée par des machines.

2. En 2018, six milliards d’objets connectés auront besoin d’aide. De nouvelles machines devront donc être programmées pour permettre de répondre aux demandes du nombre toujours plus grand d’objets connectés qui envahissent notre quotidien.

3. En 2020, des logiciels autonomes sans contrôle humains seront à l’origine de 5% des transactions économiques. Demain, ce sont donc des algorithmes qui décideront d’opérations bancaires, de contrats d’assurance, d’investissement sur des marchés, de financement participatif…

4. En 2018, plus de trois millions de salariés seront supervisés par un robot. La supervision des employés évolue de plus en plus vers une évaluation de la performance directement liée à la satisfaction du consommateur. Gestion des plannings, primes de résultat : autant de tâches qui pourront être gérées par un robot !

5. D’ici la fin de l’année 2018, 20% des bâtiments intelligents auront été victimes d’actes de vandalisme digital. Plonger tout un immeuble dans le noir ? Couper l’air conditionné ? Piratage des écrans digitaux installés dans l’immeuble ? Le pouvoir de nuisance de ces hackers est infini…

6. En 2018, 45% des entreprises au plus fort taux de croissance disposeront de moins d’employés que de machines intelligentes. Gartner cite notamment l’exemple de supermarchés entièrement automatisés ou d’entreprises de surveillance offrant des services de surveillance par drones uniquement.

7. D’ici la fin de l’année 2018, des assistants de clientèle digitaux reconnaitront les individus grâce à leur visage et à leur voix. Mieux : ces assistants digitaux seront en mesure de répondre à vos besoins, de se souvenir de vos précédents échanges et de tenir une vraie conversation.

8. En 2018, deux millions d’employés devront porter des objets connectés qui analyseront leur santé. Les policiers, pompiers et personnels médicaux devraient être les premiers à disposer de tels équipements, pour leur propre sécurité.

9. En 2020, des agents intelligents faciliteront 40% des interactions mobiles. Des assistants personnels virtuels apprendront à vous connaître pour prédire vos besoins et agir de façon autonome en votre nom.

10. D’ici 2020, 90% des failles de sécurité seront de la faute du client. Déjà, aujourd’hui, seule une infime proportion des incidents impactant les entreprises utilisant le cloud sont de la faute du fournisseur du service.

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Gestion

Que peut apporter la COP21 aux entreprises ?

L’objectif est ambitieux : limiter le réchauffement climatique global à deux degrés Celsius d’ici 2100. A défi ambitieux, moyens ambitieux : près de 20 000 personnes, chefs d’Etat, délégués, représentants d’ONG, de la société civile et d’entreprises se retrouveront à Paris du 30 novembre au 11 décembre lors de la COP21 pour parvenir à un accord collectif sur le climat. Si l’événement fait grand bruit, quelles seront les conséquences concrètes de ce rassemblement pour les entreprises, et notamment les PME et TPE ? Et quel rôle peuvent-elles jouer en marge de cette conférence ?

La contribution des entreprises au débat
De nombreux syndicats et fédérations d’entreprises ont déjà apporté leur voix au débat, notamment via des “Carnets d’acteurs”, transmis au ministère de l’Ecologie et destinés à être largement diffusés. C’est notamment le cas du syndicat CGPME ou des Taxis Bleus. A l’approche de la COP 21, cette plateforme de taxis a convaincu treize compagnies de taxis de onze pays de s’engager sur des objectifs écologiques chiffrés.

Les entreprises, moteurs d’un développement plus durable
Le Medef a, lui, publié dès mai un Manifeste des entreprises pour mettre en avant l’implication nécessaire des entreprises dans cette réflexion sur les enjeux climatiques. “Les entreprises ont un rôle essentiel dans la lutte contre le changement climatique. Ce sont elles qui concevront et proposeront une très large part des solutions à mettre en œuvre, qu’elles soient déjà éprouvées ou qu’elles résultent des innovations à venir”, souligne le document.

Les professionnels déjà engagés !
Car, oui, les choses bougent du côté des entreprises ! Comme le soulignait récemment une étude du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), 77% des professionnels du BTP ont intégré au moins une innovation au cours des vingt-quatre derniers mois. De même, l’association C3D (Collège des directeurs du développement durable) vient de publier un document mettant en avant les stratégies climat de 60 sociétés et groupes de toutes tailles. Les cadres des entreprises sont également les premiers  à promouvoir une prise en compte des enjeux environnementaux : d’après un baromètre réalisé début novembre par Viavoice pour HEC, Le Figaro et France Inter, les deux tiers d’entre eux sont en faveur de la mise en place d’objectifs contraignants en matière de réduction des émissions de gaz à effets de serre et de recours aux énergies renouvelables. Et plus d’un sur deux assure que les entreprises ont davantage à gagner qu’à perdre en adoptant ce type de pratique !

Les entreprises représentées pendant la COP21
Pendant la conférence, plusieurs événements illustreront cet engagement fort des entreprises en faveur du climat : Solutions COP21, une exposition organisée au Grand Palais du 4 au 10 décembre, mettra en lumière des projets innovants des quatre coins du monde pour lutter contre les dérèglements climatiques ; par ailleurs, une Galerie des Solutions sera installée sur le site des négociations au Bourget pour valoriser les entreprises innovantes.

Et après ?
Alors qu’en amont de la conférence, les patrons d’entreprise ont demandé aux chefs d’Etat de fixer un prix plancher au carbone, la mise en place d’une telle mesure aura une conséquence concrète directe sur leur activité. La transition énergétique ne pourra se faire qu’au prix d’une collaboration étroite entre entreprises et pouvoirs publics : pour soutenir leur volonté d’innovation, les entreprises auront plus que jamais besoin du soutien des pouvoirs publics. A l’inverse, la transition énergétique ne pourra avoir lieu sans une implication forte des entreprises.

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Portrait

Un robot désherbant révolutionne l’agriculture bio

Naïo Technologies a créé Oz, un robot permettant de désherber mécaniquement des parcelles agricoles. Une solution d’avenir pour remplacer le désherbage manuel, très pénible, et l’utilisation de produits chimiques. Rencontre avec Aymeric Barthes, co-fondateur de Naïo Technologies.

Pouvez-vous nous présenter votre activité ?
L’idée de Naïo Technologies est née en 2010, quand mon associé, Gaëtan Séverac, a rencontré des agriculteurs à la Fête de l’asperge à Pontonx sur l’Adour. Des producteurs lui ont fait part de leurs difficultés et du manque de main d’œuvre. Cela a été l’étincelle : ayant tous les deux fait des études de robotique, il nous est apparu évident qu’il était possible d’utiliser des robots pour effectuer les tâches répétitives de désherbage.

Quelles solutions proposez-vous pour l’agriculture ?
Nous avons créé le robot Oz, qui offre une solution pour les petits maraîchers (entre 1 et 10 hectares) pour désherber mécaniquement leurs parcelles, sans produits chimiques donc sans risque pour l’environnement ou pour la santé. Nous avons commencé à commercialiser ce robot en 2014 et entre 25 et 30 exemplaires sont actuellement utilisés par des maraîchers. Après cette phase destinée à collecter de premiers retours, nous souhaitons maintenant le déployer à plus grande échelle. Parallèlement, nous développons une solution pour des maraîchers avec des exploitations de plus grande taille (environ 50 hectares), appelée Anatis, en partenariat avec la société Carré. Ce robot sera commercialisé à partir de l’an prochain en pré-serie auprès de partenaires de R&D.

Pourquoi avoir choisi d’investir le secteur de la robotique pour l’agriculture ?
L’agriculture n’est pas un secteur très innovant. L’arrivée de la robotique y est très récente. Et les entreprises qui se positionnent sur ce secteur préfèrent s’attaquer dans un premier temps aux très grosses exploitations, comme les céréales ou l’élevage. Nous sommes à ce jour les seuls dans le monde à proposer des solutions robotiques pour les cultures spécialisées, soit des exploitations plus réduites.

Quels sont les premiers retours sur vos robots ?
Les clients sont très satisfaits. Pour les agriculteurs qui n’utilisent pas de produits chimiques, le désherbage est une tâche souvent manuelle et extrêmement pénible. De plus en plus de maraîchers se tournent vers le bio et Oz leur apporte une solution.
Le robot Anatis va, lui, permettre de toucher de plus gros producteurs, c’est-à-dire un public d’agro-industriels. Eux seront moins attachés à la diminution de la pénibilité mais seront attirés par la rentabilité : le désherbage coûte cher en main-d’œuvre et, dans le cas de l’utilisation de désherbants, il s’agit de produits qui coûtent très cher. Par ailleurs, disposer d’une solution mécanique plutôt que chimique permet de mieux valoriser leurs produits auprès des consommateurs.

Quels sont vos projets pour les mois à venir ?
Nous sommes actuellement en train de boucler une troisième levée de fonds de deux millions d’euros, qui sera terminée d’ici la fin de l’année. Cet argent va nous permettre de financer notre développement commercial. Nous prévoyons notamment de nous déployer à l’international en trouvant des distributeurs de 2016 pour pouvoir assurer les premières ventes en 2017. Des contacts ont déjà été pris aux Pays-Bas, en Allemagne et en Belgique. Par ailleurs, nous souhaitons développer de nouveaux robots pour offrir une solution pour les autres cultures spécialisées. Nous préparons ainsi un prototype pour la vigne, qui devrait être prêt en 2016.

Plus d’information sur http://naio-technologies.com/produit/oz
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Produits

Vous rêvez d’avoir le don d’ubiquité ?

Oubliez ce que vous connaissez des visioconférences. Grâce au robot de téléprésence Beam Pro, les réunions à distance prennent une toute autre dimension. En plus des solutions audio et vidéo classiques, Beam Pro vous permet de vous déplacer virtuellement, en toute liberté, à plusieurs endroits et en même temps. Conçu pour un usage professionnel et une utilisation intensive, ce robot dispose d’une autonomie de 8 heures de batterie. Pour le faire fonctionner, un simple ordinateur et une connexion WiFi suffisent. Fonctionnant en “roaming”, cette solution de téléprésence capte automatiquement les différents réseaux au fur et à mesure de ses déplacements.

Plus d’informations sur le site d’Awabot, le fabricant du robot Beam Pro.
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Une lampe solaire 2-en-1

Réalisée par le groupe Armor en partenariat avec des étudiants de l’École de Design Nantes Atlantique, la lampe solaire Enerzine fonctionne avec un film photovoltaïque souple, qui s’enroule et se déroule grâce à une molette installée sous sa base. Grâce à ses trois poignées antidérapantes, elle peut être posée au sol ou sur un support dans toutes les positions ou suspendue. Par ailleurs, la partie supérieure de la lampe est amovible pour permettre de diriger le faisceau lumineux de façon unidirectionnelle, pour devenir une lampe torche. Cette lampe, encore à l’état de prototype et qui permet à la fois d’éclairer et de charger un smartphone, dispose d’une autonomie de trois jours dans soleil.
Plus d’informations sur  www.armor-group.com/fr/content/enerzine
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Une solution pour des livraisons vertes

Pensé pour faciliter les livraisons en ville, le véhicule utilitaire électrique Colibus, développé par la société gersoise Helem, dispose d’une capacité de 8m3 et de 900 kilos de charge utile. Côté autonomie, ce petit camion peut effectuer jusqu’à 120 kilomètres sans recharge, avec une vitesse de pointe de 80 km/h. Par ailleurs, avec son modèle de location longue durée, le Colibus s’affirme comme une alternative aux véhicules thermiques, grâce à un coût d’exploitation équivalent. Boosté par la volonté des villes de disposer de véhicules de livraison plus propres dans les centre-villes, Colibus est déjà notamment utilisé par le transporteur DHL et La Poste.
Plus d’informations sur le site d’Helem
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Un chargeur solaire pour votre mobile

Lancé grâce à une campagne de financement participatif sur Kickstarter, ce chargeur solaire lie l’utile à l’agréable. Grâce à ses capteurs solaires et à sa batterie intégrée, le Ginkgo Solar Tree ne nécessite aucune alimentation électrique pour recharger votre smartphone ou votre tablette. Et, avec son design raffiné, en bois de bambou naturel et plastique recyclé, cette station de recharge apportera une touche zen et écologique à votre bureau.
Plus d’informations sur le site du fabricant du Ginkgo Solar Tree, XDDesign.
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