Newsletter octobre 2014

Eco-jonction : l’info innovation pour les entreprises      n°51       octobre 2014

Nouveaux produits, nouveaux services, nouveaux marchés… Eco-jonction s’intéresse à toutes les nouvelles idées et informe les décisionnaires sur les approches et aspects de l’innovation : marketing, communication, gestion, production, développement durable, ainsi que sur les dispositifs d’aides existants pour développer les entreprises.

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Brèves

Quelles sont les entreprises du CAC40 les plus responsables ?

Le magazine Enjeux-Les Echos a établi un classement des entreprises du CAC40 les plus engagées dans une démarche de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Ex aequos, avec une note de 92/100, les entreprises Airbus Group, Carrefour, Lafarge et Schneider Electric se hissent sur la première place du podium. Chez Airbus, le soin apporté à la relation fournisseurs a été particulièrement remarqué. Le constructeur aéronautique pratique ainsi les “évaluations inversées” : une fois par an, ce sont donc ses fournisseurs qui jugent de ses performances en tant que donneur d’ordre. De son côté, Carrefour s’attache à réduire le gaspillage alimentaire. Lafarge fait, lui, appel à un panel d’experts indépendants pour juger sa politique de développement durable. Quant à Schneider Electric, il s’applique à mettre en place une politique RH innovante. Pour prendre connaissance de l’ensemble du classement, rendez-vous sur le site d’Enjeux-Les Echos.
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Formez-vous gratuitement auprès des géants du web

La liste des intervenants est impressionnante : Marissa Meyer, PDG de Yahoo ; Peter Theil, fondateur de PayPal ; Dustin Moskovitz, co-fondateur de Facebook ; Reid Hoffman, créateur de LinkedIn ; etc. Depuis la fin du mois de septembre, les géants du web mondial livrent leurs conseils dans une formation en ligne gratuite, créée en partenariat entre la célèbre université américaine Stanford et l’accélérateur de start-up Y Combinator. Au programme : tous les secrets pour monter sa start-up mais également des modules dédiées à la levée de fonds, la culture d’entreprise, le marketing, les ressources humaines, etc. Pour suivre les cours, inscrivez-vous sur le site de la formation.
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Marketing

Quels sont les 8 profils de consommateurs eco-responsables ?

A quel type de consommateur vous adressez-vous ? Plutôt matérialiste mais sensibilisé aux problématiques de développement durable ou au contraire “moderne humaniste” et très impliqué au quotidien pour réduire son impact ? Le cabinet Ethicity a identifié huit profils types de consommateurs vis-à-vis du développement durable. Découvrez ces profils en détail, du plus engagé au moins sensibilisé.

Les plus impliqués (50,9%) : Les Modernes humanistes, les Share activists, les Green twees et les Slow fast

Les Modernes humanistes (15,3%) : composé majoritairement de femmes de plus de 50 ans, ce groupe est le plus engagé au quotidien (tri, achat de produits bios). Convaincus que leurs habitudes peuvent avoir un impact réel et non contraints financièrement, les Modernes humanistes privilégient les marques engagées, ainsi que les entreprises sociales et solidaires.
-> Comment les mobiliser ? En proposant des initiatives favorisant l’échange et le lien humain.

Les Share activists (8,2%) : actifs, de CSP intermédiaires ou supérieures, les Share activists associent le fait de consommer responsable avec le fait d’acheter des produits utiles et robustes. A leurs yeux, la façon dont ils passent leur temps est plus importante que ce qu’ils gagnent. Ils favorisent les marques engagées, les petites entreprises et boycottent les sociétés qui ne correspondent pas à leurs valeurs.
-> Comment les mobiliser ? Via l’économie locale et solidaire ainsi que les collectifs d’achat ou de financement.

Les Green twees (18,2%) : composé majoritairement de femmes de moins de 50 ans et aux revenus plus élevés que la moyenne, ce groupe est ultra connecté et très sensible aux problématiques environnementales. Il consomme ainsi beaucoup de produits bios, naturels et commerce équitable mais cet engagement ne se traduit pas forcément par des gestes écologiques au quotidien. Adeptes des nouveaux modes d’achat (achats groupés ou partagés), les Green twees sont convaincus de la compatibilité entre profit et respect de l’environnement.
-> Comment les mobiliser ? Via un discours centré sur le bien-être, le naturel et le vivant et en privilégiant la qualité sur la quantité.

Les Slow fast (8,2%) : constitué principalement de femmes, ce groupe peine à s’en sortir financièrement. Motivés par les enjeux environnementaux, les Slow fast s’intéressent aux produits de saison et locaux. Créatifs, ils aiment créer leurs propres vêtements et associent le fait de consommer mieux avec économies.
-> Comment les mobiliser : en mettant en avant le bien-être, le local et la simplicité.

Mobilisés et prêts à aller plus loin (25,6%) : Les Jeunes classiques et les Econsentiels

Les Jeunes classiques (9,1%) : groupe plutôt jeune, aux revenus modestes, les Jeunes classiques sont sensibles aux problématiques du développement durable mais ont encore du mal à identifier le bénéfice de leurs actions. Attachés aux valeurs familiales, ils sont très impliqués dans les associations et sont actifs sur les forums et les réseaux sociaux.
-> Comment les mobiliser ? En faisant de la pédagogie, notamment via des outils numériques, et en leur faisant comprendre l’adéquation de certaines actions par rapport à leurs valeurs.

Les Ecosentiels (16,5%) : représentatif de la moyenne des Français, ce groupe est préoccupé par le coût de la vie et le chômage. Les Ecosentiels recherchent dans leurs gestes quotidiens à faire des économies (peu de gaspillage, maîtrise de leur consommation d’énergie). Pour eux, consommer responsable revient avant tout à acheter des produits robustes et utiles, peu coûteux à l’usage.
-> Comment les mobiliser ? En insistant sur les économies financières et l’utilité des produits.

Peu sensibilisés (23,6%) : Les Happy self et les Matérialistes

Les Happy self (8,6%) : ce groupe, rassemblant les individus les plus jeunes, est peu préoccupé par l’état de la planète mais conscient qu’un changement est nécessaire. Pour les Happy self, consommer responsable, c’est consommer autrement avec un bénéfice personnel important, en termes de goût ou de santé par exemple. Ils sont également très préoccupés par l’impact sur l’emploi, la fabrication locale et le “made in France”. Ils doutent de la qualité et de l’efficacité des produits dits “responsables”.
-> Comment les mobiliser ? En mettant l’accent sur la nouveauté, l’innovation, le plaisir et la qualité ainsi que sur l’impact local.

Les Matérialistes (15%) : constitué majoritairement d’hommes de plus de 35 ans, avec une surreprésentation des artisans-commerçants et des ouvriers, ce groupe rassemble des individus qui voient le développement durable comme une mode. Pour eux, consommer responsable signifie simplement consommer moins. Ils manifestent ainsi un sentiment de “trop” (trop de produits, trop de publicités).
-> Comment les mobiliser ? En mettant en avant les bénéfices sur l’emploi et sur la répartition de valeurs.
Plus d’info sur le blog d’Ethicity  en cliquant ici
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Recyclage

Avec Recy’go, le recyclage des papiers est porteur de sens

Publi-rédactionnel

Si le tri des déchets est désormais largement généralisé dans les grandes entreprises, il n’en va pas de même dans les TPE et les PME, où la collecte du papier est souvent considérée comme une démarche coûteuse et contraignante. S’appuyant sur son réseau de facteurs, La Poste a ainsi développé Recy’go, un service de collecte et de recyclage de papiers dédié aux entreprises. Rencontre avec Sophie-Noëlle Nemo, directrice de la délégation à la transition énergétique du Groupe La Poste.

Qu’est-ce que Recy’go ?
Il s’agit d’une initiative lancée par La Poste pour collecter les papiers de bureau et en garantir le recyclage par des usines papetières situées en France. Concrètement, La Poste met à disposition des salariés des boîtes en carton, appelées Eco’belles®, pour permettre d’organiser le tri du papier. Les facteurs se chargent de récupérer le papier usagé lors de leur tournée. Celui-ci est ensuite traité par nos partenaires de l’insertion ou du handicap à l’image de Nouvelle Attitude, une filiale de La Poste. Il est ensuite traité par des usines papetières, qui vont le transformer de nouveau en papier ou en carton.

Pourquoi le recyclage du papier en entreprise est-il un enjeu important ?
Un million de tonnes de papier est utilisé en entreprise chaque année en France. Malheureusement, sur ce million, seulement 400 000 tonnes vont être recyclées, ce qui veut dire que 600 000 tonnes échappent au recyclage. Le premier enjeu est donc d’empêcher ce gaspillage car ce papier peut être recyclé et des industriels en ont besoin pour exercer leur activité. Ces métiers du recyclage représentent un énorme enjeu en termes d’emplois non délocalisables. Par ailleurs, il s’agit d’un enjeu territorial puisque ces emplois et ces activités peuvent s’organiser localement.

Pourquoi La Poste s’est-elle lancée dans la collecte et le recyclage de papiers ?
La Poste porte des valeurs de responsabilité écologique et sociale, de solidarité et de proximité. Par ailleurs, La Poste est engagée depuis de nombreuses années dans une démarche de RSE: nous veillons à assurer la neutralité de toutes nos offres depuis mars 2012. Deux tiers de notre flotte est composée de véhicules électriques. C’est l’une des mesures mises en place pour réduire nos émissions de carbone. Et nous compensons toutes celles que nous ne pouvons pas réduire, en finançant des projets de développement. Il nous est ainsi apparu naturel de nous lancer sur le marché de la récupération. La mission première d’un groupe comme La Poste est d’avoir une utilité sociale et solidaire. Nous l’avons longtemps exercée en distribuant le courrier, des colis et de la presse. Et, aujourd’hui, nous utilisons nos moyens existants (nos commerciaux, nos facteurs, nos camions et nos tournées) pour répondre aux nouveaux défis environnementaux de la société.

Adopter Recy’go impose-t-il un changement des habitudes des salariés ?
Absolument pas. Le geste est le même : le salarié jette le papier. Auparavant, il le jetait dans la poubelle. Avec Recy’go, il le jette dans une Eco’belle®. Mais, si cela ne change rien au niveau des habitudes de travail, cela change tout au niveau de la démarche : d’un côté, le papier est un déchet et ne servira plus à rien ; de l’autre, il est une ressource qui pourra être recyclée et permettra de créer de l’emploi.

Comment sont traités les documents confidentiels ?
La confidentialité des documents sensibles est assurée : les facteurs ont prêté serment et une traçabilité ainsi qu’une sécurisation sont assurées tout au long de la chaîne, de la collecte au recyclage.

Comment la mise en place de cette démarche est-elle perçue dans les entreprises ?
L’impact est très positif auprès des salariés. Cela génère un sentiment de confiance et de fierté. Aujourd’hui, environ 2 500 clients ont adopté le programme Recy’go, soit une communauté de 60 000 utilisateurs. Ce geste de tri a été très bien assimilé, car il est porteur de sens pour les salariés. Nous les informons sur la quantité de papier collectée et recyclée ainsi que sur leur contribution à l’emploi.
Pour en savoir plus sur le programme Recy’go et obtenir un devis immédiat, rendez-vous sur www.laposte.fr/recygo ou contactez par téléphone le 3634 (0,34€ TTC/mn depuis un poste fixe).

eco-jonction octobre 2014

→  Recy’go au Salon Pollutec du 2 au 5 décembre 2014
Retrouvez Recy’go sur le stand M150 de La Poste Solutions Business installé dans le secteur d’exposition “Produits et développement durable (responsabilité sociétale)” au Salon Pollutec, organisé du 2 au 5 décembre 2014 à l’espace Eurexpo à Lyon. Et pour découvrir l’ensemble de l’offre recyclage de La Poste, assistez à la conférence “Le recyclage selon La Poste : innovation et responsabilité sociétale”, qui se tiendra mardi 2 décembre à 11h20 au forum Déchets.

 

Portrait

Une peinture dépolluante

Le fabricant français de peintures pour le bâtiment Onip a développé une peinture dépolluante de l’air intérieur. Un an après son lancement, la gamme a déjà séduit sa clientèle… et ses concurrents, qui s’intéressent aujourd’hui eux aussi à ce procédé. Rencontre avec Michel Plana, directeur commercial et marketing de l’Onip.

Pouvez-vous présenter l’activité de l’Onip ?
L’Onip est un fabricant français indépendant de peintures pour le bâtiment créé en 1961. Il est aujourd’hui le deuxième réseau national indépendant de distribution de peinture et de produits de décoration. Nous disposons de trois usines implantées à Hondouville (27), à Monéteau (89) et au Kremlin-Bicêtre (94) et d’une soixantaine de points de vente. Depuis plus d’une dizaine d’années, nous avons l’ambition d’être un des leaders du secteur en matière de respect de l’environnement. Ainsi, plus de 90% de notre gamme est certifiée NF Environnement ou Ecolabel européen. Et, en 2013, nous avons lancé le Label’Onip Clean’R. Il s’agit d’une gamme de peinture dépolluante, certifiée Ecolabel européen.

Quel est le principe de fonctionnement de cette peinture dépolluante ?
Cette peinture “active” a la capacité de capter et d’éliminer le formaldéhyde, qui est le principal polluant intérieur. Le principe actif développé permet la captation du formaldéhyde présent dans l’air et sa transformation en une quantité d’eau très infime. Cette opération est réalisée via un mécanisme qui n’est pas nocif et sans aucune technologie de nanoparticules. Nous avons été les premiers à proposer cette innovation… et aujourd’hui, tout le monde suit ! Nos concurrents s’y intéressent et développent leur propre peinture dépolluante et un grand nombre de grandes surfaces spécialisées s’y mettent aussi.

Comment cette peinture dépolluante a été accueillie par vos clients ?
Ils ont été tout de suite très demandeurs, le démarrage a été très bon ! Il y a une vraie prise de conscience sur les questions d’environnement et notamment concernant la pollution de l’air intérieure. L’explosion des émissions télévisées de décoration ont participé à cette prise de conscience générale du grand public. Et nous apportons une réponse à ces problématiques. Les collectivités (notamment les mairies et les crèches) ont été particulièrement intéressées et de nombreux chantiers ont fait appel à cette nouvelle gamme.

Souhaitez-vous aller plus loin pour promouvoir la dépollution de l’air intérieur ?
Nous avons mis en place un nouveau métier de peintre dépollueur d’air intérieur. Concrètement, nous mettons à disposition des artisans des moyens de communication (plaquette commerciale, T-shirt, casquette, banderole adhésive, etc.), ainsi qu’un testeur de formaldéhyde. Ce nouveau métier leur donne un véritable avantage concurrentiel et leur permet de se distinguer des autres peintres, tout en sensibilisant le public à la problématique de la pollution de l’air intérieur. Nous avons lancé cet agrément en juin et avons déjà mobilisé une centaine de peintres. Nous avons pour objectif d’en rassembler 500 à terme.

Plus généralement, le respect de l’environnement reste un axe central dans la stratégie de l’Onip. Il s’agit d’une force considérable par rapport à nos concurrents. Nous souhaitons donc continuer à innover dans cette voie.
Plus d’info sur   www.onip.com
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Tendance

Le tic de l’éthique, du toc ?

Hissons haut nos « valeurs » et valorisons notre image, tous en chœur.
« Super, on est dans une entreprise qui a des valeurs » nous disons-nous naïvement.

Car hélas, les entreprises ont souvent la fâcheuse tendance de lancer à la ronde mais avec pompe, des mots-valise qui à force d’être utilisés à toutes les sauces, ont perdu de leur substance, et sont devenus des mots délavés. Alors que les valeurs sont censées donner du sens, ils sont vides de sens. Ils sont tellement devenus énigmatiques que tout le monde cherche leur signification. On cherche dans des réunions, on cherche dans des séminaires, et quand on croit avoir trouvé ? Hop…ça disparait dans les oubliettes jusqu’à la prochaine messe de « rappel ». Alors, du coup, dans les couloirs, nous nous entendons avec des petits sourires en coin, ânonnons les valeurs érigées en dogmes et nous moquons sous cap, de ce sacro-saint « éden de l’éthique ».

Mais ce n’est que le début du cauchemar ! Car ces valeurs incompréhensibles qu’on exhibe haut et fort, nous jouent le tour de se rassembler dans un autre mot, devenu carrément ridicule : l’éthique. Cette nouvelle morale du business paralyse les Collaborateurs. Son ombre maléfique plane au-dessus des têtes, de sa puissance terrifiante et invisible : l’éthique qu’on nous brandit sous le nez, pour nous épater ou pour nous flageller. L’éthique, ce truc qu’on doit respecter, sans même savoir ce que c’est.

Alors ? Parlons moins, mais agissons plus.

L’éthique est une démarche philosophique destinée à donner du sens : c’est le « pourquoi » ?
Les valeurs ne sont rien d’autre qu’un mode d’emploi relationnel pour guider nos comportements. Un Manager réactif dirige en fonction de ses impressions : ses valeurs sont des principes naturels implicites. Un Manager proactif guide en fonction de valeurs réfléchies, méthodiquement sélectionnées et surtout partagées.
Posons-nous les bonnes questions simples : qu’est-ce que nous nous interdisons de faire ? Et ce, autant dans nos actes que dans nos comportements. Examinons différentes situations, ou circonstances de notre quotidien. A partir de quand un cadeau se transforme-t-il en corruption ? Ne pas répondre aux emails sous un délai de 48 heures, est-ce un manque de respect ? Mais inonder d’emails, est-ce aussi un manque de respect ? etc…

Mettons-nous d’accord sur certains actes et comportements relationnels, mettons-les en pratique, en sachant, enfin, de quoi on parle.
Car si les valeurs devenaient un langage partagé, on parlerait moins d’éthique, car on l’aurait trouvé.

Karin Boras
pme-pmi-durables.com
Plus d’infos en cliquant ici  
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Juridique

L’écoconception : un business model de production durable

Outre la maîtrise de sa consommation par l’utilisateur, deux moyens sont mis en œuvre pour réduire la consommation énergétique des produits :
- l’étiquetage des produits, afin d’orienter les consommateurs vers les produits les plus performants ;
- l’écoconception des produits, facultative ou obligatoire selon les produits / services.

L’écoconception représente une opportunité d’approche de nouveaux marchés et d’une nouvelle clientèle par la stimulation de l’innovation, la création d’une image et d’une réputation d’entreprise vertueuse ainsi que la maîtrise des coûts (notamment d’approvisionnement et de gestion de la fin de vie du produit). Elle s’appuie sur les processus et les compétences déjà présentes au sein de l’entreprise.

Par l’instauration d’une vision globale des impacts des produits / services sur l’environnement (eau, air, sols, bruit, etc…), l’objectif final est de minimiser ces impacts pour concevoir des produits / services plus respectueux de l’environnement. Ainsi, l’écoconception prend en compte l’ensemble des phases du cycle de vie du produit (extraction des matières premières, fabrication, transport, distribution, utilisation, fin de vie et valorisation) pour en optimiser la conception.

L’idée derrière cette démarche existe depuis de nombreuses années, mais trouve de nouveaux échos dans la législation européenne et française depuis l’adoption de la directive 2009/125/CE du 21 octobre 2009 établissant un cadre pour la fixation d’exigences en matière d’écoconception applicables aux produits liés à l’énergie (refondant une directive antérieure) et plus particulièrement depuis trois ans, avec l’adoption de diverses directives relatives à des produits tels que les climatiseurs, pompes à eau, sèche-linge, ordinateurs, aspirateurs et plus récemment les transformateurs.

L’interlocuteur privilégié en France en matière d’écoconception est l’ADEME, qui propose de programmes de financement de recherche et de développement ainsi qu’un annuaire de l’écoconception.
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Vanessa Kurukgy – Avocat
eco-jonction octobre 2014

 

Etranger

Un supermarché par le peuple, pour le peuple

“By the people, for the people” (Par le peuple, pour le peuple) : voilà le slogan du People’s Supermarket, supermarché pas comme les autres installé à Londres, dans le quartier d’Holborn, près du British Museum.

Oubliez tout ce que vous connaissez des supermarchés bios et des biocoops. A première vue, rien (ou presque) ne distingue le People’s Supermarket de votre supermarché du coin. Vous y trouverez les mêmes produits, sodas compris. La différence ? La philosophie. Imaginé par Arthur Potts Dawson, ex-chef du Fifteen Restaurant du célèbre chef anglais Jamie Oliver, le People’s Supermarket a été créé avec une idée phare : lancer un supermarché coopératif “par le peuple et pour le peuple”, géré par des bénévoles et fournissant des produits locaux et bios à des prix abordables.

Le principe ? En échange de quatre heures mensuelles de travail bénévole et d’une cotisation annuelle de 25 livres, les membres de la coopérative bénéficient d’une réduction de 20% sur l’ensemble des prix (déjà bas) du magasin.

Ici, pas de gaspillage alimentaire, tous les déchets sont réutilisés. Un fruit ou un légume n’ayant pas été vendu pourra être utilisé par la “People’s Kitchen”, une cuisine installée au sein de la boutique. Le plat sera ensuite vendu en magasin. S’il ne trouve pas preneur au bout de 48 heures, il sera mis à disposition gratuitement des membres de la coopérative. Puis, si personne ne s’est servi au bout de 24 heures, il sera ensuite fourni à une association caritative. Et, si la nourriture ne peut pas être réutilisée, elle sera transformée en compost, compost qui lui même permettra de faire pousser des plantes par la suite vendues dans le magasin.

Notamment inspiré par la coopérative de Park Slope à Brooklyn aux Etats-Unis, ce type de coopérative fait de émules aux quatre coins du monde. La formule séduit jusqu’en France : une coopérative, appelée La Louve (www.cooplalouve.fr), ouvrira ainsi ses portes à Paris en janvier 2015 !
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Produits

Une imprimante de poche

Imaginez une imprimante si petite que vous pourriez l’emporter partout, en rendez-vous, en voyage d’affaires, en la glissant simplement dans votre sac… ou même votre poche. Cette imprimante existe : elle a été développé par les équipes de ZUtA Labs. Cette imprimante-robot miniature, de 10 cm de diamètre, imprime en se déplaçant sur une feuille de papier blanche grâce à des roues omnidirectionnelles. D’un poids de 300 g, elle peut imprimer jusqu’à 1,2 page par minute. Elle dispose d’une autonomie d’une heure et se recharge en trois heures. Pour imprimer une page, il suffit de lui envoyer un document en Bluetooth via un ordinateur portable, une tablette ou un téléphone mobile. Uniquement disponible pour des impressions en noir et blanc, cette imprimante a vu le jour grâce à un financement participatif via la plateforme Kickstarter. Rendez-vous sur le site de ZUtA Labs pour être tenu au courant de son lancement officiel.
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Vous êtes plutôt agenda papier ou électronique ?

Quand il s’agit d’agendas, deux catégories de personnes s’opposent traditionnellement : les nostalgiques du papier, adeptes du classique agenda papier, et les connectés, qui sont passés depuis de nombreuses années au tout numérique. Aujourd’hui, plus besoin de choisir entre agenda papier et agenda électronique, grâce à la nouvelle gamme d’agendas Evernote par Moleskine. La célèbre ligne de carnets s’est associée au logiciel Evernote pour proposer un nouvel outil d’organisation de votre planning. Au quotidien, vous utilisez votre carnet comme un agenda classique, en y notant vos rendez-vous et des notes. Il vous suffit ensuite de cocher la case face à la date de votre rendez-vous pour recevoir une notification sur votre téléphone ou par e-mail à la date prévue. Grâce aux étiquettes fournies avec votre agenda, vous pouvez également attribuer des catégories à vos notes que vous pourrez ensuite retrouver dans l’arborescence de l’application sur votre téléphone.
Plus d’informations sur http://moleskine.com/evernote.
eco-jonction octobre 2014

 

Secouez-la !

Selon des chiffres de l’Ademe, 600 millions de piles sont vendues chaque année en France. Parmi elles, seulement 20% sont recyclées, alors qu’il s’agit d’un produit hautement polluant. Face à cette problématique écologique, des ingénieurs français ont trouvé la parade : ils ont conçu une pile, qui peut se recharger à l’infini… en la secouant pendant trois secondes ! Conçue pour tous les usages ne nécessitant pas de l’énergie sur une longue durée, cette pile est tout à fait adaptée pour alimenter une lampe de poche ou une télécommande par exemple. Vendue au prix de 7,50 euros, la pile Pilo est déjà disponible en précommande sur le site de son constructeur.
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Un pic de technologie

La vénérable maison Montblanc vit avec son temps ! Elle vient de lancer un stylet, utilisable avec n’importe quel tablette ou téléphone portable. La marque a adapté sa gamme Starwalker pour en proposer une déclinaison en stylet, permettant d’écrire et de dessiner sur un écran tactile. Ce stylet e-Starwalker peut également laisser la place à un stylo-bille roller classique ou à un feutre fin, grâce à la recharge fournie. Côté prix, Montblanc reste sur un segment (très) haut de gamme avec ces nouveaux outils d’écriture : comptez 480 euros pour une déclinaison en résine noir et 860 euros pour la version en acier fin poli.
Plus d’informations sur le site de Montblanc.
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Agenda

Les Journées Entreprise et Développement Durable
Les CCI de Paris – Ile-de-France accompagnent les PME-PMI dans la mise en œuvre du Développement Durable. Les Journées Entreprise et Développement Durable sont le rendez-vous des PME qui veulent s’informer et échanger sur les bonnes pratiques dans le domaine de l’écoconception, les achats durables, l’énergie et plus généralement l’engagement sociétal des entreprises.
Tout le programme sur www.jedd.fr

 

21-24 octobre 2014    World Forum Lille
En 2014 le World Forum Lille mettra l’accent sur les défis majeurs (économiques, sociaux, environnementaux, culturels) auxquels les bonnes pratiques d’entreprises mises en œuvre sur les cinq continents fournissent des éléments de réponse.
4 jours de rencontres entre responsables d’entreprises, experts, ONG et étudiants avec différents formats :
CSR Lab : des chefs d’entreprises échangent sur la thématique et leurs Bonnes Pratiques.
Creative Lab : ateliers participatifs dont l’objectif est de faire émerger des solutions
Thematic Lunch : un expert animateur expose le thème et lance les échanges autour d’un déjeuner
Networking : dans le Grand Café
Plus d’informations sur : www.worldforum-lille.org

 

6-7 novembre 2014       Salon Croissance Verte
Poitiers – parc des Expositions
Le Salon donne rendez-vous pendant deux jours aux chercheurs, industriels, entrepreneurs, élus et acheteurs des collectivités locales, associations environnementales … à tous les acteurs de la croissance verte. Au-delà du salon même, il vise à apporter des réponses et des conseils aux visiteurs pour les accompagner dans leur conversion écologique.
Plus d’info sur http://salon.croissanceverte.poitou-charentes.fr

 

2- 5 décembre 2014      Salon Pollutec
Lyon Eurexpo
Pollutec 2014 est le rendez-vous des professionnels à la recherche de solutions et de partenaires pour leurs projets environnement et énergie. Découvrez dés maintenant 200 innovations et un nouvel espace de rencontre dédié aux acteurs de l’innovation, de la recherche et du développement : L’innovation Business Lounge.
Demandez votre badge maintenant en cliquant ici

 

31 mars – 1er avril 2015      Salon Produrable
Paris – Palais des Congrès
PRODURABLE, le Salon des acteurs et des solutions pour le Développement Durable et la RSE – 8ème édition – 31 mars & 1er avril 2015 – Palais des Congrès de Paris : 100 partenaires, 3 000 visiteurs, 50 conférences et ateliers, des rdv d’affaires « one-to-one », … les 48H de la RSE !
Plus d’informations sur www.produrable.com

 

 

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