Newsletter octobre 2015

Eco-jonction : l’info innovation pour les entreprises    n°61     octobre 2015

Nouveaux produits, nouveaux services, nouveaux marchés… Eco-jonction s’intéresse aux nouvelles idées et informe les décisionnaires sur les différents aspects de l’innovation : marketing, communication, gestion, production, développement durable, ainsi que sur les dispositifs d’aides existants pour développer les entreprises.

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Brèves

L’innovation positive, vous connaissez ?

L’innovation, vous maîtrisez. Mais avez-vous déjà entendu parler de l’innovation positive et responsable ? Le principe : faire rimer opportunités économiques et préoccupations environnementales et sociales et intégrer ces problématiques dans toutes les étapes de la conception d’un produit. Le site e-RSE.net a réalisé un état des lieux de l’innovation positive et responsable en interrogeant 60 cadres d’entreprise sur cette thématique. Résultat : si 90% d’entre eux en ont déjà entendu parler, seul un sondé sur trois déclare que l’innovation positive est pratiquée dans son entreprise. Parmi les angles d’approche les plus souvent abordés, on retrouve ainsi l’économie circulaire (36%) et l’éco-conception (32%). A la question de savoir quelles raisons ont motivé l’adoption d’une démarche d’innovation positive, les sondés évoquent avant tout la nécessité de concilier ce qui est bon pour le business et la société (84%), d’avoir une vision de long terme (77%), de créer un impact positif (58%) et de convaincre les investisseurs que la durabilité est un levier de croissance (49%).
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Apportez votre pierre à l’édifice !

La Semaine Européenne de la Réduction des Déchets (SERD) se déroulera du 21 au 29 novembre 2015. Cette année encore, le grand public, les associations, les organismes publics mais aussi les entreprises sont appelés à se mobiliser pour sensibiliser le plus grand nombre aux problématiques de la réduction des déchets. Quatre thèmes forts ont été retenus pour cette édition : la réduction de la consommation de papier, la réduction du gaspillage alimentaire, le réemploi et la réparation des objets ainsi que la réduction du suremballage. Apportez votre pierre à l’édifice et organisez un événement avec votre entreprise. L’an passé, 2 839 actions avaient été menées par 805 porteurs de projets.
Plus d’informations sur le site www.serd.ademe.fr
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Une formation gratuite sur les énergies renouvelables

Le portail France Université Numérique propose actuellement un MOOC gratuit dédié aux énergies renouvelables, permettant de mieux comprendre les grands enjeux de la transition énergétique. Ce cours en ligne introductif, ouvert à tous, a été réalisé par l’Université Virtuelle Environnement et Développement Durable (UVED) en partenariat avec l’Université Perpignan Via Domitia (UPVD). Il abordera notamment les sujets de l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l’énergie hydraulique, les énergies marines, la géothermie et la biomasse. Les cours vidéo sont enrichis de quizz, questions-débats et devoirs évalués. Par ailleurs, un forum et des ressources pédagogiques d’approfondissement seront mis à disposition des apprenants. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 16 novembre.
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100 innovations qui vont changer votre vie… et votre entreprise

Soon Soon Soon, le média défricheur de tendances vient de sortir un ouvrage dédié aux inventions les plus marquantes intitulé 100 innovations qui vont changer votre vie. Loin de se limiter à des innovations dans la sphère privée, ce livre détaille également plusieurs inventions qui vont également marquer le monde du travail. A quoi ressemblera ainsi l’entreprise de demain ? Vous utiliserez peut-être descrayonsquimesurentvotreniveaudestress, ferez une sieste en plein milieu de l’open space dans unecapsuledesommeil ou pourrez vous ressourcer le temps dans quelques minutes dans le WifiColdSpot, un espace isolé de tout réseau informatique ou d’ondes Wifi.
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Portrait

Le bus du futur existe déjà

Après trois ans de recherche et développement, l’entreprise albigeoise Safra vient de mettre sur le marché Businova, un nouveau type de bus écologique s’appuyant sur un châssis bi-modulaire et un système de propulsion multi-hybride. Deux innovations majeures qui séduisent déjà au-delà des frontières hexagonales. Rencontre avec Vincent Lemaire, le président de Safra.

Pouvez-vous présenter l’activité de Safra et Businova ?

Safra est une entreprise qui a été fondée en 1955 et spécialisée dans les opérations de grande maintenance sur les bus, tramways et métros. Depuis 2011, nous avons fait le pari de l’innovation, en nous lançant dans un projet de construction d’un bus le plus vertueux possible d’un point de vue environnemental. C’est ainsi qu’est né le projet Businova.

Pourquoi vous être lancé dans cette voie ?

Nous y avons notamment été poussés par la demande de la part des exploitants de transports publics urbains. La ville se ferme de plus en plus à la voiture particulière. Par ailleurs, la loi de transition énergétique pousse dans cette direction. En 2020, 50% des acquisitions de bus et d’autocars devront se porter sur des véhicules à faibles émissions, et 100% en 2025. La France est le premier pays au monde à avoir pris des dispositions aussi fortes sur ce sujet face aux enjeux du réchauffement climatique.

En quoi le Businova se distingue-t-il des autres bus existants ?

Le Businova s’appuie sur deux innovations majeures. Nous avons travaillé sur la structure du véhicule pour le rendre le plus léger possible, en imaginant un châssis bi-modulaire. Ainsi, les batteries ne sont pas portées par la structure mais traînées à l’arrière du véhicule. Cette innovation permet ainsi au bus d’atteindre une autonomie de 200 km et de pouvoir assurer toute une journée de transport de personnes sans recharge. La nuit, la charge ne nécessite que cinq à six heures.

Par ailleurs, la chaîne de traction utilisée n’est pas purement électrique, elle est mixée avec une chaîne de traction hydraulique. Ainsi, le véhicule démarre sur l’hydraulique puis bascule sur l’électrique. Cela permet d’économiser les batteries et de n’avoir à les changer qu’une seule fois pendant la durée de vie du véhicule (15 à 20 ans), ce qui réduit les coûts d’exploitation.

Quels sont les retours des exploitants et du marché ?

Une expérimentation est actuellement en cours sur les villes de Gaillac, Albi et Toulouse. L’attractivité du véhicule est très bonne. La population est notamment très sensible au fait qu’il soit silencieux. La faible consommation est également un point important. Enfin, le Businova ne s’exploite pas très différemment d’un véhicule classique, ce qui est essentiel pour son appropriation par les exploitants.

Tout en poursuivant nos expérimentations, nous démarrons actuellement la commercialisation. Nous avons signé un partenariat important avec la ville de Marseille. Par ailleurs, nous avons des discussions commerciales avec plusieurs pays d’Europe de l’Est, à l’image de la Pologne et de l’Allemagne. Nous avons également des contacts avec le Québec, où nous avons pour ambition la fabrication de Businova spécifiques pour le marché “grand froid”.

Quels sont les prochaines étapes pour le Businova ?

Nous allons continuer à avancer sur la commercialisation, tout en recueillant des retours d’expérience via nos expérimentations. Parallèlement, nous poursuivons la R&D via notre programme Businova Evolution. Nous travaillons sur la chaîne de traction pour encore améliorer les performances du véhicule.
Plus d’informations sur  www.businova.com
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Tendances

Ces salariés qui transforment leur entreprise de l’intérieur

Quel est le point commun entre des ateliers gratuits de bricolage pour les personnes défavorisées, un garage solidaire et une activité de microcrédit ? Toutes ces projets ont été imaginés par des intrapreneurs sociaux, des salariés de grands groupes parvenus à transformer leur entreprise en profondeur, grâce à un projet social fort et économiquement viable. Un phénomène mis en lumière par Emmanuel de Lutzel et Valérie de la Rochefoucauld Drouas, qui ont publié le mois dernier l’ouvrage Transformez votre entreprise de l’intérieur, le guide des intrapreneurs sociaux.

Imaginé en 1985 par l’Américain Gifford Pinchot, le terme d’intrapreneur désigne une personne “qui arrive à transformer une idée innovante en une activité économique rentable pour une entreprise”. Rien à voir donc avec du bénévolat, du mécénat ou de la philanthropie. Au-delà des changements sociaux, l’intraprenariat social doit avant tout être une démarche rentable pour l’entreprise, participant à la rendre plus compétitive. Il s’agit ainsi de la rencontre entre une initiative personnelle portée par un salarié et la stratégie d’une entreprise.

Création d’un réseau de garages solidaires chez Renault, mise en place d’un réseau de cantines solidaires de quartier chez SEB, développement de logements abordables pour les pays en voie de développement chez Lafarge : l’intraprenariat social prend des formes multiples. Il s’agit une démarche gagnante pour tous : pour les plus démunis auxquels ces démarches s’adressent, pour les salariés de plus en plus en quête de sens, mais aussi et surtout pour l’entreprise. Ces initiatives peuvent leur permettre de tester de nouveaux business models, d’attirer et de retenir des talents séduits par la culture d’entreprise ou de renforcer une politique de RSE de plus en plus stratégique pour se positionner sur des appels d’offres publics…
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Etranger

Un mur géant  imite les arbres en recyclant le CO2

Il existe des solutions pour recycler le papier, le textile, le plastique… Et si nous pouvions aussi recycler le CO2, qui fait aujourd’hui peser une lourde menace sur notre environnement ? C’est ce que propose de réaliser l’entreprise canadienne Carbon Engineering, en construisant des murs géants pour recycler le CO2.

Le recyclage du CO2 est un phénomène bien connu, qui existe depuis la nuit des temps : tous les jours, les humains inhalent de l’oxygène et rejettent du CO2, qui est, lui, absorbé par les arbres. Ce cycle a été efficace pendant des milliers d’années, avant que l’industrie et les transports ne viennent déséquilibrer ce processus. La quantité de CO2 présente dans l’atmosphère a alors explosé, jusqu’à devenir une préoccupation environnementale.

S’inspirant du fonctionnement des arbres, la société canadienne Carbon Engineering a inventé un procédé qui permet de filtrer l’air pour rejeter un air épuré des quatre cinquièmes de son CO2. Elle s’appuie pour cela sur des cubes, qui permettront chacun d’absorber l’équivalent des émissions d’environ quinze véhicules. Mieux : le CO2 ainsi capturé pourrait par la suite être utilisé pour produire un carburant propre utilisé à des fins industrielles ou pour des véhicules.

L’entreprise vient d’installer un dispositif pilote au nord de Vancouver afin de valider l’efficacité et la faisabilité de son projet. En cas de succès de cette expérimentation de six mois, Carbon Engineering espère constituer à terme des murs qui permettront d’absorber un million de tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent des émissions de 300 000 voitures.
Plus d’information sur http://carbonengineering.com
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Produits

Voiture électrique : enfin une solution pour les longs trajets ?

Si les voitures électriques ont depuis longtemps fait la preuve de leur intérêt écologique, leur faible autonomie reste encore un frein important à leur développement. Mais la société EP Tender lance actuellement un dispositif de prolongation d’autonomie, qui pourrait venir apporter une solution intéressante à cette problématique. Elle a en effet imaginé une remorque, embarquant un groupe électrogène, attelée au véhicule électrique. Cette remorque permet de porter l’autonomie de la voiture à 500 km, voire plus si l’utilisateur refait le plein d’essence. Proposée sous forme de location à prix réduit (un abonnement de 40 euros par an puis 17 euros par aller-retour), cette solution est actuellement en phase d’expérimentation. Le système pourrait être mis sur le marché dès 2016 via un réseau d’agences de location, avant d’être étendu à l’Europe dès l’année suivante.
Plus d’informations sur www.eptender.com
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Des produits high-tech reconditionnés

Et si Back market avait créé le chaînon manquant entre les produits neufs et d’occasion ? Ce portail, lancé en décembre 2014, commercialise en effet des smartphones, tablettes, ordinateurs et imprimantes reconditionnés à des prix largement inférieurs à leurs équivalents neufs, mais avec une qualité supérieure à ceux du marché d’occasion. Cette entreprise travaille ainsi avec un réseau d’usines de reconditionnement, qui remettent en état les appareils avant leur revente. Les 1500 références disponibles sur le site sont ainsi garanties six mois et un système de notation permet d’évaluer la qualité des produits et le sérieux des usines de reconditionnement. En cas de souci avec un appareil, le reconditionneur s’engage à fournir un modèle identique dans un délai de 48 heures.
Plus d’informations sur www.backmarket.fr
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Découvrez le scanner intelligent de poche

Imaginez un outil de la taille d’un stylo qui vous permettrait de traduire instantanément et de sauvegarder sous forme de texte tous types de documents en langue étrangère, qu’il s’agisse d’un contrat, de documents officiels, de notices d’utilisation, etc. Cet objet existe ! L’IRISPen Air 7 a été pensé pour vous simplifier la vie. Comme vous le feriez avec un surligneur, glissez avec l’IRISPen sur une phrase à numériser. Ce mini-scanner sans fil détecte instantanément le texte ainsi que la langue et est capable de le retranscrire numériquement. Si besoin, il peut également lire le texte à voix haute dans la langue de votre choix, grâce à ses fonctionnalités de synthèse vocale. L’IRISPen reconnaît 137 langues (y compris les caractères asiatiques) et peut effectuer une traduction dans 55 langues. Par ailleurs, le texte pourra être sauvegardé sur l’appareil de votre choix, qu’il s’agisse d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un smartphone (grâce à l’application IRISPen gratuite).
Plus d’informations sur www.irislink.com
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Des écrans qui réduisent la fatigue visuelle

Avez-vous déjà entendu parler de la lumière bleue ? Cette lumière émise par les écrans est connue pour être responsable de fatigue visuelle et peut même perturber votre sommeil, en cas d’exposition en fin de soirée. Dotés de la technologie SoftBlue, les nouveaux écrans Philips sont les premiers à limiter ses effets, sans altération du rendu des couleurs. Grâce à ce traitement, les émissions de lumière bleue sont ainsi réduites de plus de 90%. Par ailleurs, pour améliorer encore le confort de l’utilisateur, les modèles de la gamme P-Line (disponibles en 21,5 et 23,8 pouces), disposent également de la technologie Flicker-Free, qui adapte la luminosité et réduit le scintillement. Le pied Ergo permet, lui, de positionner l’écran comme bon vous semble pour une meilleure ergonomie. Enfin, un capteur de présence réduit automatiquement la luminosité de l’écran dès que l’utilisateur s’en éloigne, ce qui peut générer jusqu’à 80% d’économies sur les dépenses énergétiques.
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