newsletter septembre 2012

Eco-jonction : la newsletter verte des entreprises        n°31       septembre 2012

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Eco-jonction vous apporte des informations pratiques sur l’impact du développement durable dans la gestion de votre activité.

Brèves

TPE-PME et développement durable, où en est-on ?

La Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME) vient de sortir son rapport développement durable 2011 (cliquez ici pour le télécharger ). Ce fascicule détaille l’ensemble des mesures prises par l’organisme professionnel pour favoriser le développement durable et aider les TPE et PME à s’engager dans cette voie à leur rythme. Performance énergétique, déchets, émissions polluantes, achats durables, fiscalité environnementale, certification : la CGPME aborde tous les aspects et leviers d’actions des entreprises. Elle donne également la parole aux compagnies qui ont modifié leur organisation pour donner plus d’importance à ce volet.
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Un gisement de 60 millions d’emplois en 20 ans

La conversion à une économie plus respectueuse de l’environnement pourrait générer de 15 à 60 millions d’emplois supplémentaires à l’échelle mondiale au cours des vingt prochaines années et sortir des dizaines de millions de travailleurs de la pauvreté, selon un nouveau rapport publié par l’Organisation internationale du travail (OIT). Alors que l’ensemble des professions devraient être touchées par cette tendance, huit secteurs clés devraient jouer un rôle central et être particulièrement touchés : l’agriculture, la sylviculture, la pêche, l’énergie, l’industrie manufacturière à forte intensité de ressources, le recyclage, la construction et les transports.
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Trouver un financement pour développer les technologies vertes

Un nouveau fonds commun de placement à risque, FCPR Écotechnologies, a été lancé à destination des PME innovantes dans les technologies vertes. Doté de 150 millions d’euros, dans le cadre des actions du Programme d’investissement d’avenir confiées à l’Ademe, celui-ci sera géré par CDC Entreprises, filiale de la Caisse des dépôts. Des montants de 1 à 10 millions d’euros pourront ainsi être investis à parts égales avec un investisseur privé pour financer le développement d’entreprises vertes françaises non cotées, en particulier lors du passage aux phases industrielles. Quatre programmes d’investissement ont été définis : les énergies renouvelables décarbonées et la chimie verte, les réseaux électriques intelligents (aussi appelés smart grids), l’économie circulaire (valorisation des déchets, dépollution des sites, éco-conception et écologie industrielle) et le “véhicule du futur.
Plus d’informations sur le site de l’Ademe.
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Un guide de l’éco-production audiovisuelle

Le collectif Ecoprod, qui réunit des acteurs du secteur audiovisuel désireux d’engager la filière dans une meilleure prise en compte de leur impact environnemental, vient d’éditer un guide de l’éco-production audiovisuelle (cliquez ici pour le télécharger). Conçu comme un carnet de bord à utiliser pour chaque nouvelle production, celui-ci se présente sous la forme d’une check-list de bonnes pratiques à mettre en place par métier (production, régie générale, studio, lumière, habillage et maquillage, post-production, etc.). Il rassemble également des témoignages de professionnels engagés dans une démarche d’éco-production audiovisuelle. Cet outil pratique vient en complément de Carbon’Clap, une application en ligne permettant de réaliser une évaluation carbone des productions audiovisuelles.
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Portrait

Des produits financiers plus responsables

La Financière Responsable est une société de gestion d’actifs financiers indépendante, exclusivement dédiée à l’Investissement socialement responsable (ISR), une forme de placements financiers respectant des principes liés au développement durable. Rencontre avec Olivier Johanet, président de la société.

Olivier Johanet

Pouvez-vous me décrire l’activité de la Financière responsable ?
Olivier Johanet : la Financière Responsable existe depuis avril 2008. Elle a été créée dans le cadre de l’activité d’incubation de la Française des Placements avant de prendre son indépendance en septembre 2009. Il s’agit d’une société spécialisée en valeurs mobilières cotées pour les investisseurs professionnels. Depuis ses débuts, l’entreprise est exclusivement tournée vers l’Investissement socialement responsable (ISR). L’ISR implique d’intégrer des critères extrafinanciers à côté d’une approche financière, c’est-à-dire développer une approche intégrale de l’entreprise incluant le capital, le travail, l’environnement, les clients et les fournisseurs.

Pourquoi avez-vous choisi ce positionnement ?
Nous l’avons décidé dès la création de la Financière Responsable. Il est incompatible de faire de l’ISR et d’autres types d’investissements en même temps, il y a un côté exclusif. A l’époque, l’ISR bénéficiait d’un effet de mode. Entre 2007 et 2010, l’ISR a beaucoup progressé. Mais il s’agissait d’une progression assez artificielle car on trouvait un peu de tout (et je serais tenté de dire n’importe quoi) derrière le vocable ISR. Nous avions pour ambition d’être un acteur qui pourrait remettre un peu d’ordre. Nous souhaitions montrer que l’ISR n’a rien de révolutionnaire, que ses principes avaient juste été oubliés : l’entreprise n’est pas une entité financière, la mesure du résultat ne peut pas être la seule donnée observée.

Quelle évolution avez-vous pu observer depuis la création de la Financière Responsable ?
L’ISR a beaucoup souffert de cet effet de mode, tout le monde en voulait sans trop se préoccuper des produits dans lesquels ils investissaient. Aujourd’hui, les investisseurs sont plus méfiants et pondérés. Cette approche me paraît plus raisonnable : nous ne sommes plus dans un développement de mode mais un développement durable.

Concrètement, comment estimez-vous l’impact “socialement responsable” de vos actions ?
Nous avons mis en place un outil de mesure, appelé l’empreinte écosociale, qui analyse une cinquantaine de critères dans les entreprises que nous suivons. Nous sommes les seuls à avoir développé ce type d’outils, ce qui nous a permis de bénéficier de crédits impôt-recherche et d’obtenir le statut de Jeune entreprise innovante.

La rentabilité financière est le nerf de la guerre dans votre activité. Comment se situent les actions ISR par rapport au marché ?
Il y a deux ans, certains investisseurs disaient : “Je n’ai pas de rentabilité mais je suis ISR”. Comme si être ISR en soi excusait le manque de développement. Ce n’est pas tenable ! L’ISR doit au contraire permettre de partager la possibilité de développement. Depuis début 2010, en intégrant les dividendes, le marché a reculé de 15,91%. De notre côté, avec l’ISR, nous n’avons reculé que de 11,89% De même, depuis le début de l’année, le marché (avec les dividendes) est resté proche de zéro. Nos actions ont, elles, progressé globalement de 5%. Cela paraît logique : c’est en connaissant mieux une entreprise et en pouvant analyser si elle suit la bonne stratégie sociale, managériale et environnementale qu’on peut savoir si elle va aller vers une meilleure performance !

Intégrez-vous cette approche durable dans votre entreprise ?
Nous essayons ! Mais ce n’est pas toujours évident pour une structure de la taille de la nôtre (sept personnes). Quand nous avons déménagé, nous avons cherché à nous installer dans des bâtiments HQE mais on ne trouve pas de petite surface… Nous avons également pu observer quelques aberrations : nous avons essayé de trouver une photocopieuse 100% recyclable mais tous les produits qu’on nous a présentés fonctionnaient alors avec des consommables non recyclables ! Nous avons donc choisi de privilégier plutôt des consommables recyclables (encre à base de soja, papier, enveloppes). De même, quand nous avons déménagé, nous n’avons pas refait toutes nos cartes de visite, nous avons positionné un collant avec notre nouvelle adresse sur les cartes existantes. Avec ces nouveaux locaux, on nous a proposé des places de parking. Nous avons refusé car nous préférons favoriser d’autres moyens de transport. Si une personne vient en voiture au bureau, cela doit lui coûter un peu plus… Nous essayons d’agir pour l’environnement à notre niveau. Mais dans une petite entreprise du secteur des services, il s’agit plus de mesures symboliques que d’actions lourdes.
www.la-financiere-responsable.fr
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Gestion

Repensez les modes de déplacement dans votre entreprise

Le secteur du transport est le plus gros émetteur de gaz à effet de serre en France, représentant plus du quart des émissions. Il reste donc encore fort à faire pour réduire cet impact !

Les modes de transport alternatifs
Pour tenter de réduire l’utilisation de la voiture en entreprise, imaginez avant tout des solutions pour inciter les salariés à favoriser d’autres moyens de transport : métro, bus, vélo, marche à pied, etc. Concernant les transports en commun, il est possible d’engager une réflexion avec les opérateurs de transport pour assurer une meilleure desserte de votre zone d’activité, si le nombre d’entreprises implantées sur le site le justifie. S’il n’est pas possible d’améliorer le réseau de transports publics à proximité de votre entreprise, il peut être envisagé de mettre en place une navette entre la station de métro la plus proche et votre site par exemple. Par ailleurs, participez financièrement aux abonnements pour rendre ce type de transport attractifs.

De même, incitez vos collaborateurs à utiliser des modes de transport “doux”, comme le vélo ou la marche à pied. Pour cela, facilitez le stationnement des bicyclettes à l’entrée de votre entreprise, installez vestiaires et douches pour les cyclistes et participez financièrement à l’acquisition de vélos. Pourquoi ne pas également développer un service de “vélos de fonction” ? Ces mesures peu coûteuses permettront non seulement de réduire l’impact environnemental des déplacements de vos salariés mais améliorera aussi leur santé ! De même, mettez en place un service de garantie de retour à domicile en cas de situation exceptionnelle pour les salariés favorisant ces modes de transport alternatifs (prêt de voiture de fonction, chèques taxis).

La voiture autrement
Il serait utopique de penser supprimer complètement l’usage de la voiture en entreprise mais il existe de nombreuses solutions pour en limiter l’utilisation. Première piste : favorisez le covoiturage. Si votre entreprise est implantée sur une zone industrielle ou rassemblant plusieurs compagnies, vous pouvez venir vous greffer à une offre de covoiturage existante (mise en place par des collectivités ou une grosse entreprise), ce qui permettra de multiplier les offres et de permettre à vos salariés de trouver une solution de covoiturage qui correspond le mieux à ses besoins. De même, favorisez un aménagement des horaires pour permettre à votre personnel d’organiser au mieux ses déplacements.

Pour les véhicules de l’entreprise, développez un plan d’autopartage. De nombreux salariés disposent de leur propre véhicule de fonction alors qu’ils ne l’utilisent que quelques heures par jour. Mettez ainsi en place un planning informatisé pour gérer au mieux votre parc automobile.

Pour aller plus loin :
Téléchargez le guide de l’Ademe : Plan de déplacement entreprise .
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Juridique

Nouvelle directive déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E)

La directive 2012/19/UE du 4 juillet 2012 relative aux déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE ou D3E) refond la directive 2002/96/CE du 27 janvier 2003. Elle abroge et remplace la directive 2002/96/CE avec effet au 15 février 2014.
La directive 2002/96/CE et la directive 2012/19/UE ont pour objectif d’encourager la conception d’équipements électriques et électroniques (EEE) selon des procédés facilitant la valorisation, et en particulier la réutilisation et le recyclage des déchets produits. Elles visent la collecte sélective, le traitement et la valorisation des DEEE, sans oublier le financement de ces opérations et l’information des utilisateurs de ces produits et de tous les opérateurs. Le Conseil et le Parlement européen ont souhaité que la directive 2002/96/CE soit refondue, afin d’élargir son champ d’application, de renforcer les objectifs de collecte et de valorisation, et de simplifier les formalités administratives.

Presque tous les équipements électriques et électroniques (EEE) seront couverts par la nouvelle directive six ans après son entrée en vigueur, à l’exception de quelques familles d’équipements spécifiquement exclues.

La directive fournit des éclaircissements en ce qui concerne la distinction entre DEEE provenant des ménages et DEEE ne provenant pas des ménages, grâce à une classification des équipements dans les catégories B2C ou B2B par la procédure de comitologie. Ces mesures aideront à déterminer quels produits au juste relèvent de la directive DEEE et fourniront des précisions sur les obligations qui incombent aux différents producteurs d’équipements, ce qui contribuera à la mise en place de règles du jeu équitables. Objectifs de collecte

La directive introduit à partir de 2016 un objectif de collecte de 45% des équipements électroniques vendus. Cet objectif est porté à partir de 2019 à 65% des équipements vendus ou à 85% des déchets électroniques produits. Les procédures d’enregistrement et de déclaration des producteurs dans le cadre des registres nationaux seront simplifiées.

En plus de l’obligation déjà existante de reprise des EEE selon le principe 1 repris pour 1 acheté, les distributeurs devront assurer, dans les magasins de détail disposant d’espaces de vente consacrés aux EEE d’une surface d’au moins 400 m2 ou dans leur proximité immédiate, la collecte des DEEE de très petite dimension (dont toutes les dimensions extérieures sont inférieures ou égales à 25 cm) gratuitement pour les utilisateurs finals et sans obligation d’acheter des EEE de type équivalent.

Dispositions nationales françaises de transposition de la directive 2002/96/CE :
Articles L541-10, L541-10-2 et R543-172 à R543-206 du code l’environnement
ACFCI-eco-jonction septembre 2012

 

Etranger

Des îles du Pacifique misent sur les énergies renouvelables

Les pays insulaires du Pacifique font partie des nations et territoires qui dépendent le plus du pétrole. Mais à partir de fin 2012, les Tokélaou, un groupe de trois petits atolls situés dans le Pacifique sud, seront les premiers à ne plus faire appel qu’aux énergies renouvelables pour répondre à leurs besoins en électricité.

D’une superficie totale de 10 kilomètres carrés et abritant une population de 1 400 habitants, les Tokélau forment un archipel de trois atolls polynésiens du Pacifique sous souveraineté néo-zélandaise. Jusqu’à présent, celui-ci devait dépenser près de 800 000 dollars américains par an pour importer par bateau près de 2 000 barils de pétrole. Une forte dépendance énergétique qui laissait ces atolls à la merci de la fluctuation des prix du marché.

Dès 2001, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec l’Unesco et la France, a ainsi commencé à discuter avec les Taupulega (conseils villageois des trois atolls) pour trouver des solutions alternatives d’alimentation en énergie. L’objectif : donner son indépendance énergétique aux Tokélau avant la fin 2012 grâce aux énergies renouvelables et à des mesures de conservation de l’énergie. Près de 7 millions de dollars américains de subventions et prêts de la part de la Nouvelle-Zélande ont été débloqués pour lancer le projet.

Une centrale solaire, actuellement en construction, devrait ainsi devenir opérationnelle dans le courant de l’automne 2012. Par ailleurs, plus de 4 000 panneaux et batteries solaires vont être installés sur les trois atolls, ce qui fera de la centrale l’un des plus grands systèmes solaires autonomes au monde. Ce réseau permettra d’alimenter en électricité tous les habitants de Tokélaou 24h/24. Pendant les périodes d’épaisse couverture nuageuse ou si la consommation dépasse la production solaire, une génératrice fonctionnant à l’huile de noix de coco fournira de l’électricité tout en rechargeant les batteries solaires.

Les Tokélau ne sont pas les seuls atolls du Pacifique à s’intéresser à cette problématique d’autonomie énergétique. S’ils sont le premier des petits États insulaires en développement à utiliser les énergies renouvelables à 100%, Tuvalu et les îles Cook visent l’indépendance énergétique pour 2020.
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Produits

Performance énergétique : un logiciel pour recueillir le ressenti des salariés

La société AVOB propose un nouveau produit pour mesurer la performance énergétique des bâtiments industriels et tertiaires. Tout en analysant la température et l’éclairage des lieux par le biais de sondes USB, la solution Building Energy Viewer recueille dans le même temps le ressenti des salariés pour analyser leur taux de satisfaction. Un bon moyen, pour les entreprises, de suivre l’évolution de cette satisfaction afin d’ajuster les politiques environnementales mises en place. Par ailleurs, le logiciel diffuse des “éco-astuces” personnalisables à l’ensemble des utilisateurs, des gestes éco-responsables du quotidien pour les employés de bureau jusqu’aux conseils sur les politiques énergétiques globales pour les responsables de la démarche de développement durable.
Plus d’informations sur le site d’AVOB.
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Une solution d’autopartage pour les professionnels

Le loueur Alphabet lance AlphaCity, une offre d’autopartage à destination des professionnels.
Pour réserver un véhicule, il suffit aux collaborateurs de se rendre sur l’interface de réservation, accessible sur un PC. En quelques clics, ils peuvent choisir et réserver le véhicule qu’ils souhaitent utiliser, pour la durée de leur choix. Le conducteur accède sans clé au véhicule à l’aide d’un badge personnel. Une fois installé dans le véhicule, le conducteur valide son identification et l’état général de la voiture (propreté, carrosserie). De leur côté, les gestionnaires du parc ont accès à toutes les informations concernant l’utilisation des véhicules.
Plus d’informations sur le site d’AlphaCity.
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Un siège de bureau “Cradle to Cradle”

La nouvelle série de sièges giroflex 353, du fabricant suisse Giroflex, fait rimer ergonomie avec écologie. Grâce au mécanisme Automatic Move, les principaux points d’appui du giroflex 353 s’ajustent automatiquement à la charge exercée par le poids du corps. Pratiquement recyclable à 100%, le giro?ex 353 respecte les directives du label écologique “Cradle to Cradle”, du choix des matières à l’élimination, en passant par la production (recyclage sélectif des matériaux, contrôle des sous-traitants, etc.).
Plus d’informations sur le site de Giroflex.
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Des paniers de fruits bio au bureau

Vertdéco propose un service de livraison de corbeilles de fruits issus de l’agriculture biologique à destination des entreprises à Paris et en région parisienne. Les fruits sont livrés en début de chaque semaine, avec une priorité aux fruits issus d’une production régionale et nationale. Cerise sur le gateau, Vertdéco s’est engagé auprès du WWF pour lui reverser 10% de son chiffre d’affaire réalisés via cette activité. Une tirelire est par ailleurs disposée à proximité de chaque corbeille de fruits afin que les salariés de la société puissent également faire un don s’ils le désirent. L’intégralité de ces dons est également reversée au WWF.
Plus d’informations sur le site de Vertdéco.
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