Calculez l’empreinte carbone de vos placements financiers
Savez-vous ce que devient l’argent que vous confiez à votre banque ? Bien entendu, contrairement aux apparences, il ne reste pas bien sagement sur votre compte en attendant d’être dépensé mais permet de financer des activités partout dans le monde. Quelles activités ? La grande majorité des banques cultivent une importante opacité autour de ce sujet. Il s’agit pourtant d’un enjeu capital pour la population et les entreprises. En France, 16% des revenus sont consacrés à l’épargne. Cinq cent milliards d’euros sont ainsi actuellement placés sur des livrets. Or, les banques ont tendance à privilégier les investissements polluants (dans le pétrole en particulier) sans se préoccuper des conséquences environnementales ou sociales. Résultat : dans certains cas, 5000 euros placés sur un compte bancaire peuvent polluer plus que 5000 km parcourus avec un 4×4 !
Votre entreprise s’inscrit dans une démarche de développement durable ou développe une activité en lien avec le respect de l’environnement ? Poussez la logique jusqu’au bout et choisissez des produits financiers en phase avec les engagements et les valeurs de votre société. Les sites internet www.financeresponsable.org et www.epargneclimat.fr, développés en partenariat avec l’ONG Les Amis de la Terre, proposent des calculateurs en ligne gratuits pour évaluer les rejets de C02 générés par les principaux produits d’épargne. Renseignez le type de placement et la banque concernés pour pouvoir comparer leur impact. On apprend ainsi que le Crédit Agricole est le plus mauvais élève des établissements bancaires français (devant HSBC et BNP-Paribas) et que les FCP Actions françaises et européennes ou les livrets de la Société Générale sont particulièrement polluants…
Pour permettre à tous d’y voir plus clair dans la jungle des produits d’épargne, Les Amis de la Terre proposent sur leur site (www.amisdelaterre.org) un guide intitulé « Comment choisir mon épargne » détaillant l’impact des placements classiques et présentant un certain nombre de produits responsables et d’investissements directs dans des activités solidaires.
eco-jonction mai 2011
Nouveau dispositif Oséo avec les Prêts Verts Bonifiés
Oséo lance un nouveau dispositif de soutien pour les entreprises qui investissent dans l’amélioration des performances environnementales de leurs processus industriels ou qui mettent sur le marché des produits liés à la réduction de la consommation énergétique et à la protection de l’environnement : les prêts verts bonifiés.
Ces prêts sont destinés aux PME et aux entreprises de taille intermédiaire indépendantes (ETI) jusqu’à 5 000 salariés, créées depuis plus de trois ans et financièrement saines.
Ces prêts, qui s’étalent sur 7 ans, peuvent être compris entre 50.000 et 3 millions d’euros, et représenter jusqu’à 40% de l’investissement. Le dispositif prévoit également un différé d’amortissement du capital de 24 mois et un financement extérieur associé (banque ou organisme de fonds propres) obligatoire. Le prêt vert bénéficie d’un taux bonifié, par l’Etat, fixe ou variable (convertible à taux fixe) majoré d’un complément de rémunération basé sur l’évolution du chiffre d’affaires. Aucune garantie n’est en revanche exigée sur les actifs de l’entreprise, ni sur le patrimoine du dirigeant.
Au total, l’établissement public en charge du soutien à l’innovation dispose d’une enveloppe de 300 millions d’euros pour ce programme.
Pour en savoir plus cliquez ici
eco-jonction octobre 2010
Accord entre le FEI et le Crédit Coopératif
Le Fonds Européen d’Investissement (FEI) a signé avec le Crédit Coopératif son premier accord ciblant l’éco innovation en France, dans le cadre du programme CIP de l’Union européenne.
Cet accord permettra aux PME de bénéficier d’un crédit pouvant aller jusqu’à 3 millions d’euros par projet éligible, avec des conditions attractives sans aucune demande de garantie personnelle. La convention signée avec le FEI facilitera le financement des PME actives dans les secteurs de la protection de l’environnement, des énergies renouvelables, du recyclage et de l’assainissement de l’eau, ainsi que les projets d’entreprises visant à minimiser leur impact environnemental.
Pour en savoir plus : www.eif.org et www.credit-cooperatif.coop
eco-jonction mai 2010
ECO CO2 , un fond eco-responsable
BNP Paribas lance ECO CO2. Ce fond, commercialisé jusqu’au 28 mai, est exposé à l’indice Low Carbon 100 Europe, premier indice environnemental qui intègre dans ses critères de sélection le niveau d’émission de CO2 des entreprises européennes. L’indice Low Carbon 100 Europe reflète la performance de 100 sociétés de tous secteurs économiques sélectionnées parmi les 300 plus grosses capitalisations européennes et caractérisées par leur faible intensité d’émission de CO2 au sein de leur secteur d’activité. La composition de l’indice est révisée tous les ans par un comité scientifique indépendant constitué d’universitaires, d’ONG et de spécialistes de l’environnement.
eco-jonction avril 2010
Fond chaleur biomasse
Vous n’avez plus que quelques jours – jusqu’au 31 mars – pour finaliser votre dossier de l’appel à projet BCIAT (Biomasse Chaleur Industrie, Agriculture et Tertiaire) de l’ADEME. Le Fonds chaleur est un des engagements du Grenelle Environnement en faveur des énergies renouvelables et est doté d’un milliard d’euros sur trois ans.
Cet appel concerne la réalisation d’installations industrielles assurant une production énergétique annuelle supérieure à 1000 tonnes équivalent pétrole (tep) à partir de biomasse, avec un objectif indicatif de 175 000 tep pour 2010. Les installations retenues devront être mises en service au plus tard le 1er septembre 2012. Les résultats et propositions d’aides seront communiqués en septembre prochain après l’analyse, la mise en concurrence et la sélection des projets.
La filière bois, durement touchée par la tempête Klaus n’a pas été oubliée dans cet appel car l’Ademe a annoncée qu’elle resterait attentive aux projets permettant aux industriels de la forêt d’écouler leur bois.
Le premier appel lancé en 2008 avait permis de retenir 31 projets pour une production énergétique totale de 145 400 tonnes équivalent pétrole (tep) à partir de biomasse.
Pour les projets biomasse de moins de 100 tep/an, ceux concernant la géothermie, le solaire et les pompes à chaleur, les directions régionales de l’Ademe peuvent être contactées directement. Leurs coordonnées sont sur le site de l’Ademe, rubrique « l’Ademe en région ».
Pour en savoir plus sur le BCIAT : cliquez ici
eco-jonction mars 2010
ISR : Investissez « durable »
Depuis une dizaine d’années, le marché de l’ISR (Investissement socialement responsable) connaît une forte croissance, même s’il ne représente encore qu’une part modeste des encours : près de 30 milliards d’euros fin 2009. Environ 250 fonds ISR sont aujourd’hui proposés par plus de cinquante sociétés de gestion. Une alternative intéressante si vous souhaitez effectuer des placements conformes à votre politique de développement durable.
L’ISR rassemble toutes les démarches d’intégration des critères extra-financiers – comme les critères sociaux, environnementaux, éthiques et de gouvernance d’entreprise – dans la gestion financière, qui ne s’intéresse généralement qu’à la rentabilité et au risque. L’ISR peut prendre plusieurs formes, notamment :
* Les fonds ISR ou de développement durable. Constitués d’actions ou d’obligations ils répondent à des critères financiers et extra financiers.
* Les fonds d’exclusion qui refusent d’accueillir des sociétés de secteurs comme l’armement, le tabac, etc.
* Les fonds thématiques investis dans des entreprises liées au secteur du développement durable : éoliennes, panneaux solaires, gestion de l’eau et des déchets, etc.
On peut également intégrer dans les placements éthiques, les fonds de partage, qui consistent à rétrocéder une partie des bénéfices du fond à des associations et ONG, et les produits financiers solidaires, destinés à financer des projets d’économie solidaire.
Pour garantir l’aspect éthique des placements, il existe plusieurs agences de notations extra financières, chacune avec sa propre méthodologie, qui évaluent les pratiques des entreprises sur les enjeux ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance). Un code européen de transparence pour l’investissement responsable a également été mis en place par l’Association Française de la Gestion Financière (AFG) et le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR).
eco-jonction février 2010
Pour en savoir plus :
Novethic, filiale de la Caisse des dépôts, propose une liste de fonds disponibles et un guide des agences de notations extrafinancières et de leurs critères, en partenariat avec l’ADEME. www.novethic.fr
L’ORSE (Observatoire sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises) publie des informations sur les bonnes pratiques, la RSE, les placements éthiques… Il a également édité une fiche sur la finance et le développement durable pour les PME.
www.orse.org
CDC Entreprises : un partenaire majeur pour les PME
CDC Entreprises est en charge des activités de capital investissement de la Caisse des Dépôts, acteur majeur de ce secteur. Elle a pour mission de favoriser le financement en fonds propres des PME françaises dites « de croissance », « technologiques » et de celles de l’industrie traditionnelle, créatrices de valeur et d’emplois.
D’ici à 2012, plus de 2 milliards d’euros auront ainsi été investis par CDC Entreprises pour renforcer les fonds propres de ces PME.
CDC Entreprises investit tout d’abord dans des véhicules de capital investissement qui eux même investissent dans des entreprises, de l’amorçage technologique jusqu’aux petites transmissions, au niveau national et régional. Elle investit aux conditions de marché, en recherchant des niveaux d’efficacité, de liquidité et de rentabilité qui lui permettent d’exercer un effet d’entrainement auprès des investisseurs privés. Ses investissements réalisés principalement pour compte propre la conduisent eux à participer au capital des PME jusqu’à un maximum unitaire de 15 M€. Elle gère également des fonds ouverts à des tiers (Etat, Fonds Européen d’Investissement, Caisse d’Epargne …).
Pour aider les entreprises à trouver un véhicule d’investissement affilié le site de CDC entreprises propose un moteur de recherche multicritères (localisation, type d’intervention, secteur d’activité).
CDC Entreprises est en outre le pivot du dispositif public d’intérêt général France Investissement, qui encourage les PME à mettre en place des politiques de développement durable.
Pour en savoir plus : www.cdcentreprises.fr
eco-jonction janvier 2010
Le crédit Recherche
Mesure fiscale créée en 1983, et plusieurs fois modifiée depuis, le crédit d’impôt recherche a pour but de baisser pour les entreprises industrielles, commerciales ou agricoles le coût des opérations de recherche-développement. Cette mesure s’applique aussi à la recherche dans le développement durable.
Depuis le 1er janvier 2008, le crédit impôt recherche consiste en un crédit d’impôt de 30 % des dépenses de R&D jusqu’à 100 millions d’euros et 5% au-delà de ce montant. Les entreprises entrant pour la première fois dans le dispositif bénéficient d’un taux de 50 % la première année puis de 40 % la deuxième année.
Ce crédit d’impôt concerne de nombreuses dépenses comme les dotations aux amortissements des biens affectés à des opérations de R&D, les dépenses de personnel concernant les chercheurs et techniciens, les dépenses de R&D confiées à des organismes agréés par le ministère de la Recherche, les frais de dépôt et de maintenance des brevets, etc.
Pour être assuré de la prise en compte des dépenses, il est conseillé de déposer une demande d’avis préalable à votre Direction des services fiscaux ou de présenter une demande auprès de l’ANR (Agence nationale de la recherche), d’OSEO ou du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, représenté dans les régions par les DRRT (délégués régionaux à la recherche et à la technologie) .
Les conditions de remboursement du crédit d’impôt ont été assouplies cette année pour améliorer la trésorerie et soutenir l’investissement des entreprises. L’administration fiscale s’est ainsi engagée au remboursement anticipé du crédit d’impôt recherche. Et si vous venez de créer votre entreprise, vous pouvez peut être bénéficier, sous conditions, de la restitution immédiate du crédit d’impôt.
Pour en savoir plus et télécharger les formulaires de crédit d’impôt : www.impot.gouv.fr
eco-jonction novembre 2009
Osez OSEO pour vos innovations « responsables »
En cette période de crise – ou de sortie de crise – l’établissement public OSEO peut se prévaloir d’un rôle important en tant que soutien à l’économie. Fin août, au titre des dispositifs du plan de relance, 18 000 entreprises ont ainsi été aidées et 4,5 milliards d’euros engagés pour renforcer leur trésorerie et financer leurs investissements. Parmi les aides, celles consacrées à l’innovation, revêtent un intérêt tout particulier, leurs critères d’attribution ont en effet été élargis et prennent désormais en compte ce qui relève de «l’innovation responsable».
Cette initiative fait suite au soutien important apporté depuis plusieurs années par OSEO aux éco-innovations et investissements en équipement dans le secteur Energie-Environnement. Les projets concernaient jusqu’en 2006 majoritairement des PME agissant dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et des déchets mais on observe depuis une montée en puissance du secteur des entreprises cleantech (ou éco-technologiques) avec par exemple un doublement du nombre de projets d’innovation financés en 3 ans par OSEO. Cette montée en puissance est également favorisée par les pôles de compétitivité spécialisés comme Capénergies (www.capenergies.fr) ou Derbi, ainsi que par les réseaux de business angels.
Cette acception plus large de l’innovation, intégrant le développement durable, peut stimuler dans le domaine environnemental des approches nouvelles pour votre entreprise telles que l’éco-conception, la mise en œuvre de technologies propres ou l’analyse des cycles de vie. Ces approches se traduisent souvent par une réorganisation interne et une modification de vos relations avec vos partenaires et clients, ce qui encourage la diffusion des technologies environnementales. Qu’il s’agisse de transformer un procédé de production pour le rendre plus propre, d’acquérir, d’utiliser et d’adapter des logiciels spécialisés facilitant par exemple un management environnemental de votre entreprise, de former le personnel à des techniques et pratiques nouvelles… OSEO peut soutenir vos démarches.
Pour en savoir plus sur l’aide à l’innovation : cliquez ici
Porteur d’un projet innovant, inscrivez-vous à Tremplin Entreprises 2010
Cette opération organisée par le Sénat et l’Essec depuis 1999 a permis à prés de 300 entreprises innovantes d’accélérer la levée de fonds nécessaire au développement de leur activité.
OSEO est membre du comité de sélection Tremplin Entreprises 2010.
Après sélection, les 30 jeunes entreprises les plus prometteuses auront l’occasion de se distinguer auprès des principaux acteurs du capital risque en France, les 12 et 13 février 2010 au Sénat.
Pour concourir : www.tremplinentreprises.com
eco-jonction octobre 2009
Une idée éco-innovante ? Faites-la financer par les banques populaires !
Les banques négligent la plupart du temps des projets verts des PME au profit des plus grosses entreprises. Arnaud Berger, responsable du développement au sein du groupe Banque populaire, a décidé de développer de nouveaux outils bancaires destinés aux petites entreprises.
C’est une tradition, et aussi une politique de la maison, la banque populaire aide les PME à se développer. Ce qui est nouveau, c’est que, grâce à un réseau mis en place par l’expertise bancaire, la banque populaire se penchera désormais très attentivement sur les dossiers verts. Le groupe banque populaire n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’un produit bancaire avait déjà vu le jour très tôt, en 1999 : le prêt provair était déjà destiné à donner un coup de pouce aux entreprises grâce à un prêt écologique.
Votre PME peut-elle intéresser les banques populaires ?
Les dossiers qui intéressent les Banques Populaires pour ce type de prêt concernent :
-Les innovations techniques
-Les innovations de services
-Les innovations de processus
Votre projet doit contribuer à l’amélioration de l’environnement. Le dossier doit présenter un réseau concret d’acteurs : ce pourra être le monde de la recherche, ou encore un partenariat avec les collectivités territoriales.
Bien entendu, il faut être capable de démontrer que votre éco-entreprise est à la fois innovante et rentable sur le long terme, même si les coûts de départs peuvent être supérieurs.
Comment les banques populaires identifient-elles les concepts innovants ?
Le groupe banque populaire fonctionne sur ce projet grâce à un réseau bien installé : les régions, l’ADEME ( Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie ), la DRIRE, (la direction Régionale de l’Industrie de la Recherche et de l’environnement), l’INES ( l’Institut National de L’Energie Solaire ), OSEO, qui soutient l’innovation et la croissance des PME.
Le groupe banque populaire peut donc également être force de conseil et vous guider dans votre projet afin de vous aider à trouver les bons partenaires.
eco-jonction septembre 2009
Des prêts bonifiés pour les entreprises fabriquant des produits verts
Parmi les aides accordées aux entreprises à cause de la crise actuelle, on a peu entendu parler des aides vertes, elles ont pourtant été autorisées par la commission Européenne.
Si votre entreprise rencontre des difficultés pour obtenir un prêt, et souhaite investir dans des produits bénéfiques pour l’environnement, cette aide peut vous concerner.
Renseignez-vous auprès des collectivités territoriales de votre région, ces aides sont accessibles jusqu’au 31 décembre 2010.
Vous pourrez en savoir plus dès le mois de novembre 2009, date à laquelle le projet sera définitivement bouclé et publié.
Vous pourrez aussi vous renseigner sur : www.ec.europa.eu à compter du mois de novembre.
Ces prêts ont un objectif : permettre aux entreprises de sortir de la crise tout en changeant leur politique de développement.
Les investissements qui seront retenus pour l’accord de ces prêts à taux bonifiés, sont ceux qui tiennent compte des normes à venir dans la communauté Européenne en matière d’environnement.
Attention :
-les aides vertes ne s’appliquent qu’aux entreprises qui n’étaient pas en difficulté en 1er juillet 2008, et qui ont dû par la suite supporter le poids de la crise actuelle
- La réduction de taux d’intérêt ne pourra pas dépasser 50% pour les petites et moyennes entreprises (PME) par rapport au taux de référence.
Les lois sur les aides vertes existent déjà depuis quelques années dans la communauté Européenne, mais la France est le premier pays à en faire usage. Espérons que cette mesure sera la première d’une longue série !
Pour en savoir plus sur les différentes aides accordées aux PME en France, rendez-vous sur le site www.ec.europa.eu , l’ensemble des aides y sont publiées.
eco-jonction juillet 2009










