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Economies d’énergie : par où commencer ?

Les bâtiments sont responsables d’environ 23% des émissions nationales de CO2 en France dont près d’un tiers pour les bâtiments tertiaires, selon une étude du Citepa datant de 2008. Au coût actuel du kWh actuel, on considère que cette consommation représente environ entre 130 et 244 euros/m2 par an (selon des chiffres publiés par le ministère du développement durable). La maîtrise de l’énergie par les entreprises est ainsi une source importante d’économies. Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, l’Etat a ainsi pris plusieurs engagements concernant les bâtiments d’entreprise pour tenter de réduire leur impact écologique. Et si vous preniez les devants pour faire de cette contrainte un avantage financier ?

Engager une démarche au sein de l’entreprise
Avant même de vous lancer dans un bilan énergétique et de potentiels travaux ou investissements pour améliorer votre efficacité énergétique, le processus doit commencer en interne, en mobilisant les salariés. Nommez une personne pour coordonner toutes les actions. Celle-ci pourra notamment établir, en lien avec l’ensemble du personnel, une charte de bonne conduite à respecter : éteindre la lumière en quittant une pièce, éteindre son ordinateur lors d’une absence prolongée, débrancher tous les périphériques informatiques la nuit, etc. Etabli en collaboration avec l’ensemble du personnel, ce document vous permettra d’impliquer les salariés dans cette démarche. Autre piste : le chauffage est le premier poste de dépense énergétique d’une entreprise. Pourquoi ne pas baisser la température de vos bureaux d’un degré ? Selon EDF, l’économie générée représentera une baisse de 6% de la facture totale.

Réaliser un diagnostic énergétique
Pour aller plus loin, référez-vous au diagnostic de performance énergétique (DPE). Celui-ci permet de déterminer précisément la consommation énergétique annuelle de vos bâtiments. La réalisation du DPE est désormais obligatoire pour les bâtiments proposés à la location ou à la vente et pour la mise en utilisation d’un bâtiment neuf. Celui-ci est notamment utile si vous souhaitez louer ou acheter de nouveaux locaux : veillez à bien vérifier l’impact énergétique et environnemental des biens immobiliers que vous convoitez ; selon celui que vous retenez, l’impact sur votre consommation énergétique pourra être très différent. De même, si vous êtes locataire de vos locaux, le propriétaire est dans l’obligation de vous fournir ce document qui pourra vous aider à vous fixer des objectifs.

Si vous souhaitez effectuer des travaux de rénovation, il est primordial de réaliser un audit énergétique. Réalisé par un prestataire extérieur, celui-ci liste les éléments nécessaires pour réaliser directement des travaux, en commençant par les plus rentables. A son issue, vous disposerez d’une proposition chiffrée et argumentée des différentes solutions.

Les aides financières
Aides à la réalisation d’études préliminaires d’utilisation rationnelle de l’énergie, aides à la recherche et au développement, aide à l’investissement dans des équipements et travaux en faveur de la maîtrise de l’énergie : l’ADEME propose des financements pour les différentes étapes de votre démarche d’amélioration énergétique pouvant représenter jusqu’à 70% du montant à investir. OSEO peut également peut soutenir l’entreprise dans le financement complémentaire de cet investissement, via le FOGIME qui peut garantir le prêt complémentaire que sollicitera l’entreprise auprès de sa banque. Le prêt à moyen et long terme d’OSEO, qui finance notamment des investissements en immobilier et équipements, peut également être adapté dans ce cas. Le prêt vert bonifié pourra aussi soutenir des procédés d’innovation ou des investissements d’amélioration de la compétitivité agissant sur l’impact environnemental de l’entreprise. Enfin, les projets innovants peuvent bénéficier du soutien du programme Energie Intelligente Europe (EIE), financé par l’Union européenne. D’autres financements, comme le Fond chaleur, viennent soutenir des projets liés à la mise en place d’énergies renouvelables.
eco-jonction janvier 2012

Pour aller plus loin :
> Lire le guide édité par l’initiative 10:10 de la fondation GoodPlanet “Les économies d’énergie dans les bâtiments”.

 

 

Mettre en place le covoiturage dans l’entreprise

Selon l’Ademe, près de trois millions de personnes et plus d’une centaine d’entreprises se sont mis aujourd’hui au covoiturage. Et si vous vous y mettiez aussi ? Si le covoiturage en entreprise est arrivé en France via des multinationales comme Danone ou Disney au milieu des années 90, le système se développe aujourd’hui également dans des entreprises de taille plus modeste.

Lancer une plateforme de covoiturage
De plus en plus de prestataires développent des solutions clés-en-main pour mettre en place une solution de covoiturage sur l’intranet de l’entreprise ou directement sur Internet. La société 7eme SenS commercialise ainsi un logiciel dédié (www.covoiturage-entreprise.com). Le service www.covoiturage.pro permet de créer un site internet aux couleurs de votre entreprise à l’image des sites grand public de covoiturage (permettant l’inscription et la mise en relation des conducteurs et des passagers). Covivo (www.covivo.eu) propose, lui, une offre qui devrait convaincre les plus réticents : contrairement à la plupart des prestataires qui facturent la création d’un site web dédié plusieurs milliers d’euros sans vous garantir un engouement du personnel, Covivo se rémunère à l’utilisation du service.

Adhérer à un système existant
L’union fait la force : si lancer votre propre plateforme de covoiturage ne vous semble pas être la solution adaptée à votre entreprise, il vous est également possible d’intégrer un système de covoiturage existant. A l’image, par exemple, de Covoiturage + qui rassemble une centaine d’entreprises à Rennes, de nombreuses associations se sont constituées dans les grandes villes pour créer une dynamique autour du covoiturage. De même, certaines collectivités territoriales (régions, communautés de communes, villes, etc.) activent un service de covoiturage à destination de leur personnel et l’ouvrent aux entreprises de la région. Renseignez-vous auprès de l’Ademe ou des services publics dans votre région pour connaître les dispositifs en place.
eco-jonction novembre 2011

 

Développer une politique d’achats éco-responsables

Il n’existe pas de marchandises “zéro impact”. Les produits “verts”, “écologiques” ou “bons pour l’environnement” ont tous nécessité un apport d’énergie pour leur fabrication et leur transport et se transformeront un jour en un déchet qu’il faudra traiter. L’enjeu des achats éco-responsables est d’identifier le produit qui, pour un même usage, entraînera moins d’impact sur l’environnement.

Comment reconnaît-on la qualité écologique d’un produit ?
Pour promouvoir les qualités (réelles ou supposés) de leurs produits, les fabricants leur apposent des signes distinctifs sous forme de pictogrammes, accompagnés ou non d’une phrase explicative. Si certains logos correspondent effectivement à un impact moindre sur l’environnement, d’autres n’ont aucune reconnaissance officielle. Les pouvoirs publics français, américains et européens ont mis en place un certain nombre d’écolabels et des organismes indépendants les délivrent aux entreprises respectant les critères définis lors de leur création. Les plus connus sont l’écolabel européen, NF Environnement, l’écolabel allemand Ange Bleu, l’écolabel des pays nordiques Cygne blanc, le logo américain Energy Star, le logo suédois TCO et le label AB (pour l’agriculture biologique). Téléchargez le “Guide des labels de la consommation responsable” en cliquant ici , pour connaître le détail des critères régissant leur attribution.

Vous vous intéressez à un produit porteur d’un logo qui ne fait pas partie des écolabels officiels précités ? Méfiez-vous. Les marques ont créé leurs propres certifications. Le souci ?
Aucun organisme indépendant ne régie leur attribution. Les fabricants et distributeurs peuvent ainsi s’auto-attribuer un label écologique. De même, certaines formules toutes faites ne correspondent à aucun impact réel : la formule “Préserve la couche d’ozone” est une obligation règlementaire, la phrase “Préserve l’environnement” ne prouve absolument rien, etc.
Par ailleurs, lors de l’achat d’un appareil gourmand en énergie, consultez son étiquette énergie. L’efficacité énergétique est reconnue par des notes allant de A++ (pour les produits au rendement le plus optimal) à G.

Par où commencer ?
Si vous envisagez de vous lancer dans une politique globale d’achats éco-responsables, il est important d’initier une ou plusieurs opérations pilotes. Il est alors essentiel de bien choisir les premiers produits qui entreront dans cette démarche pour réduire les risques d’échec. L’Ademe identifie cinq caractéristiques pour guider ces choix :
- ces produits doivent avoir un caractère environnemental emblématique de part leur proximité avec la nature (comme le papier par exemple), leur caractère polluant (ex: solvants) ou leur relation avec la protection de l’environnement (ex: bac de recyclage);
- ils doivent être les symboles d’un enjeu environnemental significatif prouvé;
- il doit être possible de trouver une offre plus environnementale clairement identifiée pour ces produits;
- cette alternative environnementale doit avoir un coût acceptable;
- le choix de cette alternative ne doit pas modifier significativement les habitudes des personnes concernées.

 

Pour en savoir plus
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) vient d’éditer la cinquième édition du guide pratique « Le passeport éco-produit », à destination des acheteurs publics et privés, pour les aider dans leur politique d’achats éco-responsables : cliquez ici
eco-jonction octobre 2011

 

Pour ou contre le télétravail ?

Très développé dans les pays anglo-saxons et scandinaves qui louent ses bénéfices sur l’environnement et le bien-être au travail, le télétravail reste encore marginal en France. Pourtant, selon une étude de l’institut ECaTT (Electronic Commerce and Telework Trends), 60% des Français seraient prêts à sauter le pas. Mais est-ce vraiment une bonne idée ?

Pour
Qui n’a jamais rêvé de travailler de chez soi, loin du stress des embouteillages, des horaires rigides et des petites guerres de bureau ? Le télétravail séduit les salariés mais aussi les patrons de petites et grandes entreprises. Permettant aux employés de concilier plus facilement vie privée et professionnelle, le télétravail est également régulièrement mis en avant pour ses atouts écologiques nés d’une réduction des trajets domicile-travail. Côté employeurs, ce mode d’organisation peut s’inscrire dans le cadre d’une politique RH destinée à fidéliser les collaborateurs, tout en réduisant la taille (et donc le coût) des bureaux en ville si un grand nombre de salariés adoptent cette pratique.

Contre
On dit souvent que les plus grandes idées naissent autour de la machine à café… Aussi caricatural soit-il, l’adage traduit aussi, à l’inverse, l’isolement dont peuvent être victimes certains salariés en télétravail. Difficile en effet d’être associé aux nouveaux projets quand on n’est pas présent physiquement dans les locaux de l’entreprise. Le premier réflexe de l’équipe managériale pourra ainsi plutôt être d’impliquer un employé sur site, qui paraîtra plus disponible pour des réunions informelles ou avec des prestataires extérieurs. De même, si la direction de la société soutient à 100% cette démarche, des jalousies peuvent en revanche naître de la part de salariés travaillant au sein de l’entreprise : comment vérifier que vous réalisez bien vos 35 heures de travail alors que vous n’êtes pas au bureau pour “pointer” ? Les mentalités doivent encore évoluer pour que ce mode de fonctionnement soit pleinement accepté par l’ensemble des salariés… Pour maintenir le lien, la solution idéale reste aujourd’hui d’opter pour une solution mixte, avec une partie de la semaine en télétravail et le reste au sein de l’entreprise.
eco-jonction septembre 2011

 

Recyclez votre matériel informatique

Les composants des ordinateurs des écrans sont particulièrement polluants. Il est donc essentiel de ne pas les traiter comme des déchets classiques.

Si l’ordinateur fonctionne encore
Commencez par informer l’ensemble du personnel qu’un poste de travail est disponible. Un salarié ou un des ses proches sera peut-être intéressé. Bon à savoir : la loi de Finances du 27 décembre 2007 permet aux entreprises de donner à leurs employés leurs matériels informatiques en fin de vie comptable sans que cet avantage soit qualifié, au plan fiscal ou social, de rémunération.

Autre solution : le don. De nombreuses associations reprennent les ordinateurs pour les remettre en état avant de les offrir à des personnes dans le besoin. Le gouvernement a même lancé son propre programme, appelé Ordi 2.0 (www.ordi2-0.fr), qui coordonne les principaux acteurs du reconditionnement et les structures d’aide et d’insertion sociale. En sélectionnant votre zone géographique, vous pourrez ainsi retrouver tous les organismes susceptibles de reprendre votre matériel informatique. Votre ordinateur pourra ainsi ensuite être redistribué gratuitement ou pour la somme de 100 euros à des associations, des étudiants, des écoles, etc.

S’il est en fin de vie
La majorité des marques informatiques et des chaînes de distribution disposent d’un programme de retraitement des ordinateurs. Commencez par contacter le magasin où vous avez acheté l’appareil pour obtenir des informations sur le recyclage de vos unités. Certaines marques proposent même de reprendre votre matériel contre rémunération, en fonction de l’état de votre équipement. Des sites internet, comme www.love2recycle.fr , peuvent également racheter votre ancien Mac ou PC.
eco-jonction juillet 2011

 

3 raisons de se mettre à l’éco-conduite

Conduire mieux pour économiser du carburant et préserver la planète ? Il n’a jamais été aussi tendance de lever le pied au volant. Signe des temps, les entreprises s’intéressent aujourd’hui très sérieusement à l’éco-conduite. Si le sujet peut parfois sembler un peu gadget et dans l’air du temps, les bénéfices pour une entreprise sont réels. Revue de détail.

1. Faire des économies
Réduction de la vitesse, conduite plus souple, meilleure gestion des rapports lors des changements de vitesses : l’éco-conduite permet de diminuer en moyenne de 15% la consommation de carburant d’un véhicule (selon des chiffres de l’Agence européenne de l’environnement). On imagine ainsi quel gain peut tirer une entreprise sur l’ensemble de son parc automobile, notamment dans le secteur des transports routiers par exemple !

2. Diminuer ses émissions de CO2
Rouler 10 km/h moins vite permet de réduire ses émissions de CO2 de 12,5% (soit 12 kg) tous les 500 km (chiffres de l’Ademe). L’éco-conduite peut ainsi être intégrée au plan de réduction de CO2 de l’entreprise et représenter une part non négligeable de ces objectifs.

3. Rassembler les salariés autour d’un projet fédérateur
Réduire sa vitesse pour diminuer sa consommation d’essence et ainsi son impact sur l’environnement : voilà un concept fort, facile à intégrer pour les salariés et permettant d’observer des gains concrets rapides. Par ailleurs, une demi-journée de formation peut être suffisante pour former les automobilistes d’une entreprise. Initier un projet autour de l’éco-conduite peut ainsi constituer une bonne porte d’entrée pour sensibiliser le personnel d’une société aux problématiques du développement durable.

Pour aller plus loin : l’Ademe a publié un Guide de formation à l’éco-conduite, disponible en ligne
http://www2.ademe.fr/servlet/getBin?name=8148442A89EB8F56309265FB5314FE7F1262954173823.pdf
eco-jonction juin 2011

 

3 gestes pour mieux gérer le papier en entreprise

La consommation de papier représente 10 000 à 25 000 euros par an pour une entreprise… sans compter le coût environnemental ! Suivez nos conseils pour mieux maîtriser vos impressions.

Bien sélectionner son papier
A choisir entre papier recyclé et classique, favorisez la première solution. La production d’une tonne de papier classique nécessite 4 tonnes de bois, quand une tonne de son équivalent recyclé ne requiert qu’1,1 tonne de fibres recyclées. Par ailleurs, son cycle de production a un impact sur l’environnement, en raison d’une consommation importante d’eau (pour extraire les fibres), d’énergie (pour sécher le papier) et de chlore (pour le blanchiment). En revanche, la fabrication de papier recyclé est plus économe en ressources… et ne nécessite pas de couper d’arbres !

Optimiser l’impression des pages web
Avez-vous vraiment besoin d’imprimer les publicités, les photos, les commentaires et le menu d’un site web quand vous imprimer un article déniché sur Internet ? Pour n’imprimer que ce qui vous intéresse, des services, comme Print What You Like (www.printwhatyoulike.com) ou Print Friendly (www.printfriendly.com), permettent de supprimer certains éléments ou de réorganiser l’information pour réduire le nombre de pages imprimées.

Opter pour un fax électronique
De nos jours, la grande majorité des sociétés possèdent toujours un fax et sont polluées par l’arrivée de spams sur leur machine. La solution ? Utiliser son ordinateur comme fax, ce qui permet, en outre, d’économiser une ligne téléphonique. Des services en ligne, comme eFax (www.efax.fr) ou Plenfax (www.plenfax.com), permettent d’envoyer des fax via Internet. Le principe ? Vous disposez d’un numéro de fax et recevez vos documents en PDF par e-mail. Et, quand vous souhaitez transmettre un fichier, il vous suffit de l’envoyer par mail ou directement à partir de n’importe quelle application, comme Word ou PowerPoint par exemple, via les options d’impression.
eco-jonction avril 2011

 

Développement durable : comment mobiliser les salariés autour d’un projet ?

Pourquoi ne pas profiter de cette neuvième Semaine du développement durable pour mobiliser vos équipes autour d’un projet lié au développement durable ? Réduction des déchets ou de la consommation d’énergie, optimisation des process, gestes verts : quelle que soit la taille de votre entreprise, des actions simples peuvent être envisagées pour rassembler l’ensemble des salariés autour d’une problématique fédératrice.

Impliquer les salariés
Une stratégie de développement durable ne saurait être efficace sans une implication forte de l’ensemble du personnel. Pour cela, n’imaginez pas une journée spéciale dédiée à cette thématique sur un coin de table, avec le responsable marketing et le référent développement durable de l’entreprise. Incitez l’ensemble des salariés à proposer des idées et impliquez fortement les personnes les plus motivées dans l’organisation de la manifestation.

Définir des objectifs chiffrés
Sortez des grandes intentions de principes et basez vos actions sur du concret. Vous avez pour objectif de réduire la consommation de papier ? Définissez un nombre idéal de ramettes à consommer et communiquez tous les mois auprès de vos salariés sur le respect ou non de cet objectif. L’entreprise de fournitures de bureau JM Bruneau, par exemple, verse ainsi à l’ensemble de son personnel un intéressement lié à des objectifs de réduction des déchets et de la consommation d’énergie.

Communiquer autour de sa démarche
S’engager dans ce type de démarche est gratifiant pour les salariés et développe l’esprit d’équipe, le sentiment d’appartenance et la collaboration entre les différents services. Autant de valeurs que la plupart des sociétés sont désireuses de renforcer pour booster leur attractivité et accroître leur image auprès de leurs partenaires, clients, voire même leurs futures recrues ! Profitez donc de cette thématique porteuse pour faire parler de votre société dans la presse.
eco-jonction mars 2011

 

Repenser sa politique de déplacements professionnels

Selon une étude menée par Genesys Conferencing, l’impact environnemental d’un déplacement professionnel correspond à une émission de 83 kg de CO2, ce qui équivaut à 156 KWh, soit assez d’électricité pour alimenter une maison de trois chambres pendant 15 jours ! D’où l’intérêt de repenser en profondeur sa politique en matière de déplacements professionnels.

Trajets en France : préférez le train
Pour effectuer un voyage entre Paris et Marseille, un voyageur va émettre 3 kg de CO2 en train, 97 kg de CO2 en avion… et presque 178 kg de CO2 en voiture s’il voyage seul ! L’avantage du train : les gares sont toujours situées dans le centre-ville, ce qui peut réduire les temps de trajets additionnels ; et pendant le voyage, vous pouvez profiter pleinement de votre temps de transport pour travailler.

Déplacements urbains : tester des moyens de transport verts
Avez-vous vraiment besoin de prendre un taxi pour vous rendre à un rendez-vous à une poignée de kilomètres de votre bureau ? La majorité des grandes villes françaises proposent aujourd’hui un service de location en libre-service de vélos et certaines grandes entreprises, comme Renault, ou des administrations, proposent même leur propre service de prêt de deux-roues. Envie de sauter le pas ? La société Green On (www.green-on.fr) propose à la location des parcs de deux-roues (vélos et scooters) clés-en-mains pour les entreprises. Et si vous ressentez toujours le besoin de prendre un taxi, bonne nouvelle : après Londres et Tokyo, Paris va aussi disposer des services d’une société de taxis électriques, appelée STEP (Société du taxi électrique parisien), dès le mois prochain !

Et la vidéoconférence ?
Le meilleur moyen d’amoindrir l’impact environnemental de ses déplacements professionnels reste encore de réduire leur fréquence ! Conséquence de la crise, les voyages d’affaires sont moins nombreux. Selon une étude menée par le cabinet Redshift Research, les entreprises repensent leur manière de communiquer avec leurs clients et fournisseurs. Le courrier électronique reste l’outil le plus apprécié des professionnels (74 %), devant les appels téléphoniques (56 %). Mais de nouveaux usages font également une percée remarquée : les appels vidéo (32 %) et la messagerie instantanée (29 %). Si des sociétés, comme Polycom ou VCOM, proposent des solutions de visioconférence complètes avec écrans et micros fournis, de nombreux services en ligne gratuits, comme Skype, permettent de communiquer en vidéo via un simple ordinateur.
eco-jonction février 2011 

 

Comment réduire sa facture d’éclairage ?

Quand une entreprise décide de se lancer dans une démarche de développement durable, l’éclairage est rarement l’un des postes par lequel elle commence. Pourtant, dans certains secteurs, il peut représenter jusqu’à 50% de la facture d’électricité, comme pour les magasins ou les entrepôts. Voici quelques aménagements et gestes simples pour réduire votre consommation.

Sensibiliser le personnel de l’entreprise
La première source d’économie en éclairage est… le comportement humain ! Rappelez à l’ensemble du personnel quelques conseils de bon sens : si certains salariés commencent à travailler très tôt le matin, faites-leur penser à éteindre la lumière quand la lumière du jour devient suffisante. Installez des panneaux d’information dans l’entreprise pour inciter les équipes à prendre de bonnes habitudes en sortant des toilettes ou en partant le soir. Suggérez au dernier qui quitte les locaux de faire un tour des bureaux pour vérifier qu’aucune ampoule ne restera allumée jusqu’au lendemain.

Opter pour des lampes et ampoules basse consommation
L’achat des matériels d’éclairage représente en moyenne seulement 10% des coûts liés à l’éclairage, contre 90% de frais de consommation, d’entretien et de maintenance. Il est donc primordial de bien choisir ses équipements. Surtout quand on sait que selon le type de luminaire choisi, le différentiel de consommation peut représenter près de 50% d’augmentation sur la facture ! Préférez les ampoules et tubes fluocompacts (dits « basse consommation ») aux ampoules à incandescences, très gourmandes en énergie et bientôt appelées à disparaître.

Repensez et automatiser l’éclairage
Dans les lieux de passage ou les locaux peu fréquentés, installez des détecteurs de présence ou des minuteurs. L’installation de variateurs peut également permettre de faire varier l’intensité de la lumière pour compléter un éclairage naturel.
De manière générale, évitez le fonctionnement « Tout ou rien ». Si une même zone rassemble des métiers différents, ou des personnels avec des horaires de travail décalés, démultipliez les sources de lumière pour permettre de n’allumer qu’une partie de l’éclairage.
eco-jonction janvier 2011

 

L’Ademe accompagne les entreprises pour réduire leurs déchets

Même en période de crise économique et financière, 85 % des chefs d’entreprise restent préoccupés par la protection de l’environnement. Parmi les actions envisagées, la prévention des déchets arrive en tête (65% des réponses). Et pour cause : les entreprises du secteur tertiaire produisent 24 millions de tonnes de déchets pas an. Mais engendrer une telle quantité d’ordures n’est pas une fatalité. L’Ademe a suivi 100 entreprises pour les accompagner dans leur démarche de réduction des déchets. Résultat : elles ont pu réduire leur tonnage de déchets de 10% et alléger leur coût de gestion externe de 14% en deux ans et à activité constante. Fabriquer un produit ou fournir un service est obligatoirement générateur d’un impact sur notre environnement, via les matières premières utilisées et rejetées dans le cadre de la création d’un objet, ou le CO2 consommé pour le livrer, par exemple. Toute modification, même minime, d’un process établi peut permettre de réduire de façon significative cette charge écologique.

Repenser la conception d’un produit
L’emballage de vos produits n’est-il pas surdimensionné ? Utilisez-vous des matériaux toxiques dans le cadre de sa fabrication ? Gaspillez-vous des ressources ? Non seulement la révision de certains procédés pourrait vous permettre de gagner en image, mais cette réduction pourrait également générer une économie monétaire significative.

Réduire l’impact lié à la livraison
Poste important de dépense pour une entreprise, l’étape de livraison des produits peut être modifiée pour réduire la consommation de CO2. Le parcours a-t-il été optimisé ? Le suremballage de vos produits n’engendre-t-il pas des rotations supplémentaires ? Est-il possible de regrouper certaines livraisons aujourd’hui effectuées séparément ?

Se faire aider
L’Ademe a mis en place un dispositif d’aides financières liées aux démarches de réduction des déchets pour la période 2010-2012 à destination des fédérations professionnelles, des prestataires de services du secteur mais aussi des entreprises, quelle que soit leur taille. Celles-ci s’échelonnent de 5 000 euros (pour un pré-diagnostic) jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros dans le cadre de travaux de grande ampleur.

Plus d’info sur www.ademe.fr/dechets
eco-jonction novembre 2010

 

Le développement durable : une réalité dans les achats des grandes entreprises

Le DD est une réalité dans les achats. Tel est le constat d’une étude réalisée par Ernst & Young auprès de 100 grandes entreprises françaises. Il se heurte toutefois à des difficultés, notamment budgétaires.
Plus des trois quarts des entreprises interrogées déclarent ainsi prendre en compte les aspects de développement durable dans le choix d’un fournisseur. Les critères les plus importants aux yeux des acheteurs interrogés concernent la qualité liée à la prise en compte de l’environnement (certification des sites pour 74% des répondants, charte environnementale pour 62%) ainsi que le respect des principes sociaux pour 63% des répondants, notamment en ce qui concerne le droit du travail.

Malgré cette prise en compte, de nombreuses difficultés subsistent pour déployer les achats durables. Sans surprise, la principale entrave à l’intégration du développement durable au sein de la filière achats est d’ordre budgétaire : le coût de la démarche pour l’entreprise. Cette insuffisance de moyens consacrés au sujet et la prise en compte du coût pour les fournisseurs ralentissent aujourd’hui nettement les démarches. Parfois, le frein le plus important pour la mise en place de ces actions provient de l’organisation de l’entreprise même ! Les directions des achats mentionnent en effet les réticences des directions générales qui sont – particulièrement en période de crise – dans une perspective quasi-exclusive de recherche de retour sur investissement à  très court terme. D’autres difficultés proviennent enfin du manque d’indicateurs de mesure (42%) et du manque d’expertises internes (près de 20%), ce qui traduit un déficit en termes de ressources humaines.

Pour lire l’étude sur le site d’Ernst and Young : cliquez ici
eco-jonction octobre 2010

 

Les grandes entreprises s’engagent à améliorer leurs relations avec les PME

28 nouveaux signataires, grandes entreprises et grands opérateurs publics ont signés fin juin la Charte de bonnes pratiques entre donneurs d’ordres et PME. Son objectif est d’améliorer les relations entre clients et fournisseurs. Parmi les signataires : Air Liquide, Alcatel, Areva, BNP Paribas, France Telecom, Société Générale, le Medef, la CGPME, le CDC, etc. Cette charte porte sur 10 engagements et prévoit la mise en place d’indicateurs de suivi par chaque entreprise signataire pour la mise en œuvre de la charte, ainsi que la désignation par chaque grande entreprise signataire d’un « correspondant PME », un “médiateur”  pouvant être saisi par les fournisseurs en cas de litiges. Le volume d’achats réalisé par les 45 entreprises signataires de la charte représente 200 milliards d’euros soit 25 à 30% du volume des achats réalisés par les grandes entreprises françaises.
eco-jonction septembre 2010

 

Focus sur le scoring RSE

Les outils de scoring RSE (Responsabilité sociale des entreprises) font une percée en entreprise. De plus en plus de groupes les utilisent pour analyser leurs performances en matière de Développement durable.

Quel intérêt ?
Les intérêts sont multiples.  Auditer ses performances dans le domaine peut, par exemple, s’avérer crucial pour participer à un appel d’offres car de nombreuses multinationales interrogent désormais leurs fournisseurs  sur leurs pratiques RSE.  Cela permet également de communiquer sur son marché, de prouver son engagement en matière de DD,  d’identifier ses points forts et faibles, de fédérer ses collaborateurs, etc.

Quelles solutions ?
Même si l’audit peut être mis en place en interne, passer par un tiers permet de «crédibiliser » les résultats et de bénéficier du conseil et des outils de spécialistes. Il existe plusieurs solutions comme, par exemple, celle mise au point, pour l’approvisionnement par  Ecovadis,  un des leaders sur le secteur, ou celles de Vigeo ou du britannique Sedex.
La plateforme collaborative d’Ecovadis*,  accessible en ligne par abonnement, permet, par exemple,  d’analyser la situation de l’entreprise,  en fonction de sa taille, de son pays et ce à travers 21 critères RSE, 150 profils d’achats et 1500 questions classées en 3 grands thèmes : l’environnement, le social et l’éthique. Ces informations sont enrichies par les données collectées auprès d’ONG, de milliers de fournisseurs référencés et par des audits réalisés par des sociétés de certification, etc. Cette méthodologie est aussi compatible avec les standards internationaux de reporting RSE, comme GRI, Global Compact ou ISO 26000.

*Ecovadis a par ailleurs réalisé avec HEC un baromètre des achats durables téléchargeable en cliquant ici
eco-jonction juillet 2010

 

Dépolluer avec les plantes

Avec les beaux jours, l’intérêt pour les plantes vertes refait souvent surface dans les bureaux. Au delà de l’aspect esthétique, le choix des plantes d’intérieur n’est pas aussi innocent que cela. Des études révéleraient en effet le pouvoir dépolluant de certaines d’entre elles.

La pollution intérieure
Près des 3/4 de l’air (pour tous ceux qui travaillent dans des bureaux) inspiré quotidiennement provient d’espaces clos : domicile, lieu de travail, etc.  Cet air concentre énormément de bactéries et de pollutions liés aux équipements, activités, matériaux utilisés pour la construction et la décoration, mobiliers, etc.  Parmi les polluants recensés on trouve ainsi le monoxyde de carbone, le formaldéhyde, des composés organiques volatils (COV) comme  le benzène, le toluène, le trichloréthylène… mais aussi des particules fines, d’un diamètre inférieur à  10 micromètres, de l’ammoniac, etc. Les effets de ces polluants sur la santé ne sont pas négligeables (irritation, allergies, etc.).

Pour les combattre, il faut bien aérer les locaux afin de diminuer la concentration des polluants et… investir dans des plantes vertes. La Nasa, qui travaillait dans les années 80  sur la dépollution de l’air dans les stations orbitales,  a été une des premières à s’intéresser au sujet. Après les Etats Unis, d’autres pays, comme l’Allemagne, l’Angleterre, la Hollande et en France, ont lancé des programmes d’études sur le rôle d’épuration des plantes. L’association Plant’airpur pilote ainsi le programme national de recherche ‘”Phyt’air’ avec le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) et la Faculté de Pharmacie de Lille, financé par plusieurs régions et l’ADEME.

Le mécanisme
Le mécanisme est simple. Les polluants de l’air sont, dans un premier temps, absorbés par les feuilles, les tiges, les racines, avant d’être stockés, transformés ou éliminés par la plante. Un autre mécanisme intervient par ailleurs pour améliorer l’air intérieur : la capacité de la plante à rejeter de la vapeur d’eau,

Quelles plantes ?
Les plantes ne sont pas toutes aussi efficaces et ont chacune leurs particularités, en fonction du type de pollution. Le ficus et le chlorophytum se révèlent ainsi efficaces, selon les études, contre le formaldéhyde, dégagé par les mousses d’isolation, la colle des moquettes… La sansevieria s’attaque à la fumée de tabac, le lierre élimine le benzène,  un solvant présent dans les peintures, encres, matières plastiques, etc. Attention toutefois, une plante mal entretenue, poussiéreuse, plantée dans une terre pauvre s’occupera d’abord de sa “survie” et sera donc moins efficace !
Pour vous aider à choisir les plantes correspondant à vos besoins, Plant’airpur a réalisé un tableau des pollutions et des espèces efficaces. Bonnes plantations.
eco-jonction juillet 2010

 

Les certificats verts

L’électricité dite verte est issue des filières d’énergies renouvelables, à haute qualité environnementale, telle que l’éolien, l’hydroélectrique, la biomasse, la géothermie, etc. Poussée par le Grenelle de l’environnement et les accords internationaux elle connaît une forte croissance. Si vous souhaitez faire un geste pour l’environnement votre entreprise peut se fournir en électricité verte.
Certificat vert ?
Une fois injecté dans le réseau électrique, l’électron issu de l’énergie renouvelable se confond avec ceux provenant du nucléaire ou de l’énergie fossile, difficile donc à priori de se fournir en électricité verte.En revanche, il est possible d’acquérir des certificats verts. Ils ont été mis en place pour commercialiser séparément la valeur « verte » de l’électricité, produite à partir de sources renouvelables, et la valeur physique de l’électricité. Le certificat vert est ainsi défini par le système européen de certification de l’énergie renouvelable (RECS) comme une attestation de production d’électricité délivrée à l’exploitant d’une centrale utilisant des énergies renouvelables. Il permet ainsi d’identifier et de prouver qu’une certaine quantité d’électricité a bien été produite à partir d’énergie renouvelable et donc d’affecter cette production à votre consommation. Par exemple, si votre consommation annuelle est estimée à 2 000 MWh, vous saurez qu’en achetant 1 000 certificats verts (1 MwH = 1 certificat vert) , vous garantissez l’origine « verte » de la moitié de votre consommation d’électricité.
Les avantages
Les bénéfices du certificat vert sont multiples. Il permet évidemment de rendre neutre en CO2 sa consommation électrique, de qualifier l’énergie électrique consommée et si besoin de communiquer sur ce volet environnemental important. Il peut également représenter un plus pour l’obtention de certains marchés. Certaines sociétés, spécialisées dans la vente de ces certificats s’engagent par ailleurs à reverser une partie des ventes au développement de nouvelles structures exploitant les énergies renouvelables.
Des prestataires
Vous souhaitez acquérir des certificats verts ou obtenir plus de renseignements sur ce système. Voici une sélection d’acteurs importants du secteur.
www.energies-renouvelables.org/accueil_observ-er.asp.
www.wattvalue.fr
www.green-access.com
eco-jonction juin 2010

 

Pour optimiser la gestion de vos déchets ou pour trouver des matières premières secondaires, pensez à la Bourse des déchets !

Parce que les déchets des uns sont souvent la matière première des autres, les chambres de commerce et d’industrie ont développé la plate-forme Internet www.bourse-des-dechets.fr. Il s’agit d’un service de publication d’annonces d’offres et de demandes de matériaux afin de faciliter les échanges entre entreprises.

Plus de 200 annonces de matériaux en moyenne sont ainsi consultables sur le site : vente de poussières de grenaille d’acier, achat de fûts métalliques et plastiques, vente de 35 tonnes par an de déchets de tissus polyuréthane, offre ponctuelle de 7 tonnes de javel, vente de 1 benne par mois de PVC, vente de bois, vente de containers… Une enquête menée auprès des utilisateurs de la Bourse des déchets a montré qu’un quart environ des annonces publiées débouchaient sur une transaction effective.

La consultation des annonces est gratuite. La publication d’annonce est gratuite pour les entreprises implantées dans une des régions adhérentes à la Bourse des déchets (Aquitaine, Auvergne, Picardie, Midi-Pyrénées, Champagne-Ardenne, Ile de France, PACA, Corse, Centre, Limousin, Poitou-Charentes). La publication d’annonces est payante pour les entreprises situées dans des régions non adhérentes ou dans un autre pays de l’Union européenne. La validité des annonces est de 6 mois. Passé ce délai, l’annonceur doit faire part de son souhait de maintenir la publication de son annonce.

Une fois que vous avez identifié un acheteur ou un vendeur potentiel, veillez à bien respecter la réglementation en vigueur relative à la production, la  collecte, le transport, le négoce et le courtage des déchets. N’oubliez pas que vous seul rester responsable des déchets que vous avez produit jusqu’à leur totalement élimination ou réutilisation.

Pour plus d’informations : www.bourse-des-dechets.fr

Enviroveille est un service de veille juridique en ligne et par e-mail en environnement et en santé-sécurité au travail. Enviroveille vous est proposé par l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie (ACFCI) : www.enviroveille.com 

ACFCI eco-jonction avril 2010

 

10 gestes simples pour une pme plus verte

Inutile d’attendre pour raisonner développement durable ! Quelques gestes simples vous permettent de retrouver un certain bon sens dans les gestes quotidiens, de chasser le gaspillage, d’améliorer la qualité de vie et l’efficacité de vos collègues.

1. Surveillez l’utilisation de la climatisation et du chauffage, très gourmands en énergie. Ne la réglez pas sur 15° s’il fait 30 à l’extérieur en été ! Laissez là sur 21 ou 22° pour obtenir une température agréable. Evitez de laisser des fenêtres ouvertes et utilisez des stores pour protéger vos locaux des rayons solaires, ainsi que des ventilateurs. En hiver, installez des thermostats sur vos radiateurs pour contrôler la chaleur dans vos pièces.

2. Economisez l’énergie. Prenez le réflexe, d’éteindre la lumière dans les salles inoccupées, par exemple les salles de réunion, et lorsque vous quittez le bureau le soir. Pour réduire vos factures d’électricité, équipez-vous d’ampoules basse consommation. Elles offrent la même luminosité que les ampoules classiques, mais consomment de six à huit fois moins avec une durée de vie plus longue. Complétez le dispositif en installant des minuteurs ou des détecteurs de présence dans les toilettes ou certains couloirs peu fréquentés.

3. Achetez du matériel comportant le label Energy Star. Aujourd’hui présent sur une grande partie du matériel informatique, il garantit une consommation réduite en mode « veille », un mode grand consommateur d’énergie. Pensez en outre à éteindre votre ordinateur, l’imprimante et la photocopieuse en quittant votre travail le soir.

4. Optez pour des consommables écologiques. Les catalogues des fournituristes signalent souvent les produits plus respectueux du développement durable : crayons, stylos, boîtes d’archives, serviettes, produits de nettoyage… Autour de la machine à café, pour lutter contre le suremballage, évitez les dosettes, les récipients jetables non recyclables et les portions individuelles. Faites recharger vos cartouches d’encre quand elles sont vides au lieu de les jeter ou recyclez-les.

5. Contrôlez la consommation de papier. Perdez l’habitude d’imprimer tous vos mails et leurs pièces jointes et lorsque l’impression s’impose, favorisez le papier recyclé, imprimez recto verso et diminuez le format des documents.

6. Evitez de gaspiller l’eau. L’installation d’économiseurs d’eau sur votre robinetterie permet de diviser par deux votre consommation. Ces économiseurs, qui se fixent au bout des robinets, permettent de réduire le flux grâce à un système d’hélice.

7. Mettez en place le tri sélectif dans votre entreprise. Pensez notamment à disposer des corbeilles réservées au papier et à installer des collecteurs de piles. Et si vous devez renouveler votre matériel informatique, pensez à faire appel à des associations pour le récupérer.

8. Utilisez moins ou mieux la voiture. Privilégiez plutôt les transports en commun, le covoiturage ou les télé conférences… En voiture, conduisez « écologique » en adoptant quelques « trucs »: suivez les limitations de vitesse et n’ayez pas une conduite agressive, évitez de pousser le moteur ou de rouler en sous régime, vérifiez chaque mois la pression des pneus (une pression correcte réduit de  2 ou 3% la consommation). Besoin d’une formation ? Faites appel à L’Automobile Club Prévention qui organise des stages d’«écoconduite attitude».

9. Repensez les postes de travail et process. Questionnez vos salariés pour savoir ce qui leur manque ou ce dont ils ont besoin pour améliorer leur efficacité et leur qualité de vie : process à améliorer, poste de travail à repenser, mise en place du télétravail partiel, etc.

10. Motivez vos collègues. Pour comprendre les conséquences de nos actes, rien de mieux que des chiffres et des exemples concrets.  www.planetoscope.com est un site spécialisé dans les statistiques écologiques qui vous donne en direct l’évolution de nombreux indicateurs : émission de CO2, pêche de thon rouge, hectares de forêts détruits, sacs plastiques distribués, etc. Très efficace, la visite d’une déchetterie modèle ou d’une station d’épuration, peut également permettre à vos salariés de prendre conscience de leurs gestes quotidiens sur l’environnement.

Tous ces gestes simples permettent de contribuer utilement à la sauvegarde de la planète tout en améliorant votre efficacité et en vous familiarisant au développement durable. Un bon début, avant, pourquoi pas, de passer à la vitesse supérieure en entamant une certification…
eco-jonction février 2010

 

Installer un toit solaire

La fièvre qui a gagné les Etats-Unis et l’Allemagne – l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toits des bâtiments professionnels – toucherait-elle également la France ? Même si nous avons encore du retard, les projets se multiplient, aussi bien dans l’ancien que dans le neuf. Ils sont notamment portés par leurs avantages financiers. Si vous ne le saviez pas, votre toit vaut de l’or !

Pourquoi  un toit solaire ?
Un toit solaire présente de multiples avantages. En fonction de ses caractéristiques,  il permet de diminuer les coûts fixes d’exploitation (consommation électrique), d’acquérir une plus ou moins grande autonomie énergétique, et/ou de dégager un revenu, soit en tant que propriétaire de l’installation, soit en tant que « locataire » de sa toiture. Cet investissement peut en outre financer et accélérer une rénovation ou le désamiantage d’une toiture.

Le geste pour la planète n’est pas non plus anodin, bien au contraire : en couvrant 200 m² de toiture orientée plein sud, environ 30MWh d’électricité sont produites, soit une économie de 8 tonnes de dioxyde de carbone par an, ce qui équivaut aux émissions d’une voiture parcourant  près de 50 000 kilomètres. L’expérience de l’Allemagne montre enfin qu’1MW installé crée en moyenne 20 emplois non délocalisables (entretien, pose, etc.).

Quelles solutions techniques
Il existe différents procédés, adaptés au neuf ou à l’ancien : en couverture, en façade, en brise-soleil, pour les sheds (toiture en dent de scie). A côté des traditionnels panneaux, les professionnels proposent  maintenant des solutions tuiles, ardoises, ou sous forme de membrane d’étanchéité synthétique (pour toitures-terrasses) sur laquelle sont intégrés en usine des modules photovoltaïques. Renseignez-vous bien sur la qualité des produits proposés, en vous aidant, par exemple, des avis techniques et tests réalisés par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment  (CSTB).

Les étapes indispensables du projet
Chaque projet nécessite au préalable un diagnostic de l’existant et une définition précise des objectifs (production d’énergie attendue, revenus générés, durée et montant de l’amortissement, etc.) et des moyens (financement, exploitation, etc.). Il faut également collecter les spécifications techniques des sites et les normes professionnelles à suivre. Le dimensionnement photovoltaïque sera lui établi par un professionnel en utilisant des logiciels de simulations et des données de rayonnement solaire précises. Ce type de projet requiert évidemment l’obtention d’autorisations et la constitution de dossiers: étude d’impact, étude d’avant projet définitif (APD), simulation paysagère, déclaration de travaux ou permis de construire, autorisation d’exploiter, certificat d’obligation d’achat, contrat de raccordement, contrat d’achat, assurances… Pas d’inquiétude face à la complexité du sujet, vous trouverez sur le marché des prestataires capables de gérer tout ou partie du dossier (cf. encadré). Attention, devant l’afflux des demandes les délais de raccordement au réseau, géré par ERDF, sont parfois de plusieurs mois.

Les revenus et financement
Le revenu généré par un toit solaire dépend de la solution retenue : autoconsommation, vente de la totalité ou du surplus de la production, location des surfaces à un prestataire qui revend l’électricité à EDF … En vente directe, les installations avec « intégration au bâti » bénéficient toujours du tarif de rachat de 60.2 c€ / kWh, le plus élevé au monde. Les installations avec « intégration simplifiée au bâti » peuvent elles désormais bénéficier d’un nouveau tarif, fixé à 45 c€ / kWh. Il est réservé aux installations d’une puissance supérieure à 3 kWc (soit une surface de panneaux s’environ 30 m²). N’omettez pas de vous renseigner auprès des collectivités – certaines accordent des subventions d’équipement – et de votre centre des impôts pour les défiscalisations possibles.
eco-jonction janvier 2010

Quelques sites
Prestataires/fabricants
www.everbat.fr
www.ecoalternative.com
www.eternit.fr
www.poweo-services.com/index.php
www.solabios.com
www.solairedirect.fr
www.sunpowercorp.fr/For-Businesses/Small-Commercial.aspx
www.sunr.fr
www.urbasolar.com/nos-offres/immeubles-tertiaires

Sites d’information
www.photovoltaique.info
www.ademe.fr
www.developpement-durable.gouv.fr

 

La taxe carbone en détail

La taxe carbone entre en vigueur le 1er janvier 2010. Elle met en œuvre des outils pour lutter contre le réchauffement climatique et concernera bien évidemment les TPE-PME.

Quel est le but de la taxe carbone ?
La taxe carbone va permettre à la France de réduire et de maîtriser ses émissions de CO2. Le CO2, qui est un gaz polluant, est responsable de l’effet de serre et donc du réchauffement climatique. Agir est impératif car, selon les spécialistes, la température moyenne sur terre a augmenté de 0,74 degré au cours du siècle écoulé. Et si rien n’est fait, on s’attend à ce que la température continue d’augmenter de 1,4 à 5,8 degré d’ici l’an 2100… Avec toutes les conséquences que cela pourra avoir : montée des eaux,  sécheresse, etc.  La logique retenue pour la taxe carbone est celle du « pollueur-payeur ».

Sur quels produits porte cette taxe ?
La taxe s’applique aux énergies fossiles qui émettent du CO2 : pétrole, gaz, charbon, GPL. Pour chaque énergie, elle sera calculée en fonction de leur contenu en carbone. L’électricité est exclue car elle issue en France à 80% du nucléaire et, de plus en plus, des énergies renouvelables. Quant à la part d’électricité produite par les centrales thermiques, celle-ci est déjà incluse dans le système européen de quotas de CO2.

Quel est le montant de la taxe ?
La taxe carbone sera calculée sur la base de 17 euros la tonne de CO2 émise, ce qui correspond au prix moyen du CO2 observé sur le marché des droits d’émission depuis sa création en février 2008. La taxe carbone représentera environ 4,5 centimes par litre de fioul et de gasoil, 4 centimes par litre d’essence et environ 0,4 centimes par KWh de gaz. Le montant de la taxe devrait progresser au cours des prochaines années.

Qui paiera la taxe carbone ?
Les entreprises, comme les ménages et les collectivités locales, seront ainsi soumises à la taxe carbone, avec des effets plus ou moins importants selon le secteur d’activité. Seuls les grands groupes seront exonérés de cette taxe, étant déjà soumis au système européen des quotas d’émission.
eco-jonction novembre 2009

 

Recyclez vos consommables informatiques

Si les poubelles de votre entreprise regorgent de cartouches usagées et si vos dépenses d’impression explosent, adoptez la « green attitude » !  Recycler cartouches et toners peut en effet vous permettre de concilier écologie et économie. Tour d’horizon, non exhaustif, des solutions existant sur le marché.

La France consomme près de 80 millions de cartouches d’encre et 13 millions de toners lasers chaque année, mais seule une petite partie est valorisée, alors qu’après utilisation la tête d’impression et le corps des consommables sont souvent encore en très bon état. Le recyclage consiste à collecter les cartouches usagées pour les remettre en état de fonctionnement : une démarche autant écologique, qu’économique. L’opération pourrait être fastidieuse pour les entreprises, mais pour leur faciliter la vie, les constructeurs d’imprimantes et certaines sociétés comme ABCartouches (www.abcartouches.com), Armor (http://www.armor-group.com), Praxis (www.praxis-environnement.com), Ecologik Buro (www.ecologik-buro.com)  ou Innotec (www.innotec-sa.com) ont monté des filières de collecte et de recyclage. Il vous suffit, suivant les programmes, de renvoyer les cartouches et toners par la poste ou de les déposer dans des conteneurs spéciaux. L’opération est presque gratuite et peut même parfois vous rapporter de l’argent. Certaines cartouches originales – c’est à dire fabriquées par des constructeurs d’imprimantes comme HP, Canon ou Lexmark – sont en effet très recherchées par les fabricants de consommables compatibles. Une fois nettoyées, remanufacturées et remplies d’encre, elles sont en effet revendues. Les matériaux des consommables non réutilisés, considérés comme des déchets industriels, sont eux spécialement traités, c’est à dire recyclés ou détruits. Certaines sociétés, comme Revialis (www.revialis.fr), valorisent ainsi les cartouches lasers à 100%

Autre avantage du recyclage, il permet de venir en aide à des associations, des projets de solidarité ou de protection de l’environnement. De nombreuses sociétés comme MBP, Canon, Lexmark ou EBP ont en effet mis en place des partenariats en faveur, par exemple, de projets de reboisement. D’autres opérations ont été lancées, par exemple par Cartouches Solidaires (www.recyclagesolidaire.org et Amo MP (www.amomp.com), pour reverser l’argent, récolté grâce au recyclage, à des associations humanitaires ou à la lutte contre les maladies génétiques rares.
Il existe enfin une autre solution pour vos cartouches : les recharger. Soit en achetant des « kit de recharge » ou en vous rendant dans des boutiques spécialisées, comme Cartridge World (www.cartridgeworld.fr). Au-delà des économies générées, vous ferez là aussi un geste pour la planète.
eco-jonction octobre 2009

 

Grâce au diagnostic énergétique de votre bâtiment, faites des économies

Vous pouvez réaliser des économies considérables en faisant tester l’efficacité énergétique de vos bâtiments, puis en réalisant certains travaux. Voici la marche à suivre.

Des économies à réaliser.
En isolant et en utilisant des moyens modernes et écologiques comme les panneaux solaires, vous pouvez réaliser des économies sur votre facture d’énergie : double vitrage, éclairage, type de chauffage et de ventilation, si vous faites réaliser un bilan énergétique complet, rien ne sera laissé au hasard. Ces quelques chiffres devraient vous convaincre du bien fondé d’un diagnostic, voici les économies que vous allez pouvoir réaliser :
Isolation du toit : 11 % d’économies de l’énergie totale dépensée chaque mois
Installation de panneaux solaires : 7%
Isolation des murs : 3 à 10 %
Pose de fenêtres double vitrage : 11 %
Mise en place d’une chaudière neuve, isolation des tuyaux : 12 %.  Aux Etats-Unis, un organisme spécialisé dans le diagnostique énergétique des bâtiments a permis de faire réduire les coûts de chauffage de tout un immeuble simplement en réglant au mieux les appareils de chauffage et en isolant les conduits. Les factures de gaz et d’eau chaude ont été divisés par 3. ( Organisme affilié Habitat for humanity en Pennslylvanie )
Isolation de la cave par rapport au rez de chaussée : 6 %
Eclairage : 5 %  Les éclairages traditionnels représentent une dépense de 15 % sur la facture totale d’énergie. En changeant les ampoules et en les remplaçant par de basses consommations, il est possible de diviser cette charge par 3. On pourra également penser à repeindre les pièces dans une peinture claire afin que la lumière du jour soit mieux réfléchie, ce qui contribuera encore à faire baisser la note.

Comment faire faire un diagnostic ?
Réalisez vous-même une simulation des coûts
Un logiciel peut vous aider : réalisé par l’association Promodul, cet outil vous permet de faire une simulation des coûts de travaux, ainsi que des économies réalisées. Ce logiciel a été conçu par l’ensemble des acteurs leadeurs en matière d’isolation et de réduction des coûts énergétiques : ventilation, travaux d’isolations, chauffage, etc…
Pour en savoir plus, et commander le logiciel :
http://www.promodul.fr/confort-thermique.php

Faites faire un DPE : diagnostic de Performance énergétique
Ce diagnostic est désormais obligatoire lors de la vente de locaux, ou d’une habitation. Le diagnostic performance énergétique est entré en vigueur au 1er novembre 2006 pour les ventes et au 1er juillet 2007 pour les locations
A l’issue d’un DPE, le coût énergétique des locaux est estimé, et une série de recommandations concernant d’éventuels travaux à réaliser vous sont fournis.
Pour faire réaliser ce diagnostic, il vous suffit de contacter un diagnostiqueur immobilier accrédité par la COFRAC (comité français d’accréditation). Votre DPE est valable dix ans, et peut vous servir à la fois pour faire réaliser certains travaux, ou pour la vente de vos locaux.
Pour trouver un diagnostiqueur accrédité dans votre région, rendez-vous sur le site COFRAC, une liste de diagnostiqueurs y est publiée : http://www.cofrac.fr/fr/actus/immobilier/default.htm

 

Faites des économies : formez vos collaborateurs à l’écoconduite.

Il est possible de diminuer vos émissions de CO2, de réduire vos factures d’essence, sans pour autant investir dans une flotte de voitures neuves !

Il suffit simplement d’inviter ceux qui utilisent les véhicules de votre entreprise à pratiquer l’écoconduite Les voitures de la société dureront plus longtemps, et vos factures seront allégées.

Les gestes à connaître sont très simples, il suffit :

  • D’utiliser la boîte à vitesse à bas régime
  • De ne pas faire d’accélération brusque
  • De ne pas freiner brutalement
  • De ne pas rouler avec des pneus sous-gonflés (l’adhérence au sol est plus importante)
  • De respecter les limitations de vitesse

Si vos véhicules circulent principalement en ville, vous économiserez 1000 euros tous les 10 000 km ! Et vous réduirez votre facture d’essence de 8 %.

L’écoconduite permet également de renforcer la sécurité au travail, tout le monde est donc gagnant.

Si votre activité repose principalement sur l’usage de nombreux véhicules, sachez qu’il existe des stages proposés par des professionnels de la conduite. Avec les économies réalisées, votre stage sera très rapidement rentabilisé.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.ecoconduite.fr

Sinon, vous pouvez aussi mettre à contribution les collaborateurs passionnés d’automobile, car les astuces pour faire des économies et du bien à la planète sont nombreuses lorsqu’on met son nez dans le moteur. Saviez-vous par exemple que le fait de nettoyer régulièrement le filtre à air permet de réaliser 3% d’économies supplémentaires sur votre consommation d’essence ? Pensez également à investir dans des huiles de moteur de bonne qualité, les huiles hautes performances sont plus économiques si vous roulez souvent en ville.