Tendances

L’insolite comme moteur de croissance

Et si l’audace payait, même (et surtout) en période de crise ? C’est le pari d’Anne Brunet-Mbappe, enseignante-chercheuse à Novancia Business School et auteur du livre L’insolite : moteur d’innovation – Etre hors tendance pour être fort. Son credo ? Pour se distinguer à moindre coût et être visible dans un marché de plus en plus saturé, les TPE et les PME ont tout intérêt à étonner, surprendre…

Gilet aimanté pour ne pas tomber du télésiège, fast-food organisant des repas de mariage, service de location de chèvres pour tondre les jardins, toilettes pliables en carton, chaîne TV pour chien, service de location de faux parents, hôtel sans personnel, bar à sieste… Dans son ouvrage, Anne Brunet-Mbappe présente plus de 350 innovations insolites, souvent initiées par de petites entreprises.

Le “hors tendance” a de quoi séduire : il assure à l’entreprise une capacité réelle de différenciation et la met à l’abri de la concurrence directe. Un bon moyen de sortir du lot en temps de crise, en ciblant ainsi des marchés de niche, faiblement concurrentiels. En cassant les codes habituels de la consommation, elle peut cibler des populations atypiques, proposer de nouveaux usages et/ou répondre à des besoins très spécifiques. Autre avantage : un produit ou service issu d’une innovation insolite est également souvent moins coûteux à développer, car il s’appuie sur une nouvelle manière d’appréhender celui-ci et non sur un recours à des technologies high-tech.

Le secret pour développer sa capacité à trouver des idées insolites ? Jouer sur la « bissociation », une méthode de créativité qui associe des concepts venant d’univers différents. Par exemple, la sieste et les bars sont deux univers distincts et anodins pris séparément… Mais leur association étonne et génère de la curiosité.
eco-jonction juin 2015

 

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