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Les Français de plus en plus concernés par l’environnement

D’année en année, la tendance s’affirme : les Français sont de plus en plus sensibles à l’environnement. Selon un rapport du Commissariat général au développement durable publié fin 2011 et portant sur seize années d’observations (1995-2011), si les mentalités évoluent, il reste malgré tout encore un décalage entre les opinions et le passage à l’acte.

Prêts à mettre la main à la poche
Dès 2007, le rapport de l’Institut français de l’environnement (Ifen) révélait que l’environnement était devenu “une préoccupation de plus en plus consensuelle”. Cette évolution de la pensée collective et des normes sociales se confirme et s’accentue en 2010 : préoccupations environnementales et sensibilité écologique se sont aujourd’hui très largement diffusées au sein de la société. La très grande majorité des Français (80%) et particulièrement les plus jeunes, estiment que le réchauffement climatique est un fait scientifiquement prouvé ; les trois quarts des personnes interrogées (75%) incriminent la responsabilité de l’homme dans la dégradation de l’environnement. De nombreux Français s’accordent en outre sur la nécessité de s’investir à titre personnel dans la sauvegarde de l’environnement : 69% des personnes interrogées considèrent que, même s’il n’y a pas d’action collective, les efforts qu’elles peuvent faire individuellement sont utiles pour préserver l’environnement. De même, ceux-ci sont prêts à faire un effort financier si nécessaire pour tenter de préserver l’environnement : 63% des personnes interrogées déclarent ainsi faire ce qui est bon pour l’environnement même si cela coûte plus d’argent. Assez logiquement, ce comportement est plus marqué chez les ménages les plus aisés.

Plus de bio et moins de suremballage
L’attention des Franc?ais aux proble?mes environnementaux s’est accrue de fac?on continue depuis 1995. En 2011, une majorite? se de?clare tre?s sensible a? l’environnement, alors qu’en 1995, la proportion n’e?tait que d’un tiers. Cette évolution se ressent notamment au travers de la progression entre 2005 et 2011 de l’attention à certains sujets : la quantité de déchets qu’impliquent certains achats (+18% par rapport à 2005), l’équipement en ampoules basse consommation (+32%), l’attention portée à la consommation d’énergie lors de l’achat d’électroménager (+16%) et l’achat de produits bio (+23%). Cependant, si la tendance à “l’éco-consommation” a continué de progresser entre 2005 et 2010, l’usage de la voiture semble toujours faire exception. Son emprise s’est même renforcée entre 2005 et 2010 : elle est de plus en plus présente dans les foyers français : 86% déclarent en avoir au moins une (+5%) et parmi eux 32% disposent de deux véhicules (+3%). Le prix et la consommation en carburant restent les principaux critères de choix devant les émissions de CO2.

Encore un décalage entre paroles et actes
Des décalages sensibles chez les ménages entre leurs opinions ou intentions et leurs pratiques peuvent malgré tout exister. Les ménages aisés par exemple achètent plus fréquemment que les autres des équipements moins consommateurs d’électricité ou d’eau mais s’en servent souvent plus et ont ainsi le même impact sur l’environnement. De même, 50% laissent leur télévision en veille au lieu de l’éteindre complètement. Et l’usage de la voiture ne baisse pas alors que les Français se déclarent prêts à s’en passer davantage. Par ailleurs, concernant le chauffage, si les Français ont fait de gros efforts pour diminuer leur consommation, ce comportement est souvent la conséquence de la recherche d’économies : en 2010, 85% des ménages qui ont cherché à limiter leur consommation de chauffage l’ont fait pour des raisons purement financières. Ainsi, interrogés par l’Ademe, huit Français sur dix ont reconnu qu’ils pourraient faire plus, ou mieux, dans leur vie quotidienne pour préserver l’environnement…
eco-jonction janvier 2012

Lire en intégralité le rapport “Les perceptions sociales et pratiques environnementales des Français de 1995 à 2011” (PDF) : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Revue_CGDD_octobre_2011.pdf

 

 

Lancement de la norme ISO 50001

La norme ISO 50001 sur les systèmes de management de l’énergie a officiellement été lancée le 15 juin dernier. A qui s’adresse-t-elle ? Pourquoi se lancer dans ce type de certification ?

Objectif de la norme
La norme ISO 50001 va permettre aux entreprises et structures publiques de développer une gestion méthodique de l’énergie et les accompagner dans la mise en place de systèmes de management liés à l’énergie.

Méthode
La norme ISO 50001 est complémentaire d’autres normes du même type (comme l’ISO 9001 pour la qualité et l’ISO 14001 pour l’environnement) car elle est construite de la même manière. Elle va par ailleurs remplacer la la norme européenne EN 16001 sur le système de management de l’énergie publiée en 2009. Dans les faits, les entreprises européennes déjà certifiées EN 16001 n’auront qu’à faire un audit de renouvellement pour être certifiées ISO 50001.

Déroulement
La procédure de certification commence par un état des lieux, qui prendra en compte l’ensemble des consommations énergétiques. Le périmètre étudié est large et peut, par exemple, inclure les déplacements des salariés. Une fois l’audit réalisé, des systèmes de management plus efficaces devront être mis en place et revus régulièrement pour assurer une amélioration continue des process.

Quels apports ?
Cette norme a pour objectif de conduire à une diminution des émissions de gaz à effet de serre, des coûts liés à l’énergie et des autres impacts environnementaux associés. Dans les faits, la mise en oeuvre de cette norme va permettre d’identifier comment améliorer le rendement de chaque poste de consommation afin d’obtenir le même produit ou service avec moins d’énergie.

Plus d’informations en cliquant ici 
eco-jonction juillet 2011

 

Avec la certification « 1. 2. 3 Environnement », donnez de la valeur à votre entreprise

Des études montrent l’intérêt réel pour les entreprises, y compris les PME, de s’engager dans une démarche de management environnemental. Celle-ci consiste à mieux maîtriser et réduire ses impacts environnementaux, avec à la clé également des bénéfices économiques. Les références dans ce domaine sont la certification de système de management environnemental (SME) selon la norme ISO 14001 et au niveau européen selon le règlement EMAS d’éco-management et d’audit.

Cependant, il apparaît que pour les PME, l’accès à l’ISO 14001 et à EMAS est encore souvent perçu comme trop coûteux en ressources humaines et financières. Face à ce constat, en 2005, l’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie (ACFCI) avec AFNOR et l’ADEME a initié des travaux pour proposer un dispositif permettant aux PME de s’acheminer vers l’ISO 14001 ou EMAS en trois étapes, et d’obtenir à chaque niveau intermédiaire, une reconnaissance par tierce partie des efforts engagés. Ainsi a été développé un référentiel AFNOR intitulé FD X30-205. Ce référentiel va voir sa valeur renforcée, en devenant une norme française, la NF X30-205 d’ici la fin 2011.

A ce jour, plus de 650 entreprises ont engagé une démarche « 1.2.3 Environnement », dont 250 qui sont déjà certifiées au niveau 1, 200 au niveau 2 et 100 sont certifiées ISO 14001. 7 organismes de certification proposent la certification sur ces 3 niveaux. Des opérations collectives d’accompagnement 1.2.3 Environnement sont proposées par les CCI de 8 régions. Si vous faites appel à un cabinet conseil pour vous accompagner dans la démarche, cette prestation pourra être remboursée à hauteur de 50% par l’ADEME. Enfin, plusieurs partenaires privés (Crédit coopératif, AXA, …) proposent des avantages aux PME certifiées dès le niveau 1. Alors n’hésitez plus, concrétisez et valorisez votre engagement environnemental avec 1.2.3 Environnement !
Site Internet du dispositif : www.123environnement.fr
ACFCI / eco-jonction juin 2011

 

Les Français et la consommation responsable

Dans le cadre de la Semaine du Développement Durable, le cabinet ETHICITY, en partenariat avec l’ADEME, a présenté les résultats de l’étude annuelle « Les Français et la consommation durable », menée depuis 2004 afin de définir leurs attentes en matière de consommation durable. En 2011, les tendances observées les années précédentes se renforcent.

62% considèrent que les produits « Développement Durable » ne sont pas assez facilement/rapidement repérables. 60% seraient davantage convaincus d’acheter ces produits s’ils avaient des preuves concrètes de leur meilleure qualité. 51% associent la consommation durable à la fabrication locale.

La consommation des français deviendrait plus qualitative, avec la priorité au bien-être des siens et de soi. La dimension humaine se renforce, d’où l’importance du local et de la proximité. L’individu chercherait à consommer mieux, dans un objectif avant tout de santé. Le « consommer autrement » s’affirme : pour 45% des français, consommer responsable, c’est consommer autrement (+10 points par rapport à 2010), des produits plus « durables ». Les économies restent un levier essentiel au changement de comportement pour les français les moins sensibles au développement durable.

Le consommateur est à la recherche d’informations accessibles : les français souhaitent disposer d’une information claire et fiable qui leur permette de faire un choix éclairé lors de leurs actes d’achat : visible et simple, qui permet une meilleure traçabilité des produits. Ils veulent davantage de preuves de qualité, une meilleure traçabilité des produits.

Pour plus d’information : www.ethicity.net
acfci / eco-jonction avril 2011

 

Après le greenwashing, place au greenbashing !

On connaissait le greenwashing, soit le fait, pour une entreprise, de s’acheter une image « verte » sans pour autant avoir forcément de véritable politique de développement durable derrière. Mais face à la défiance grandissante du grand public et aux critiques des écologistes, les publicitaires ont trouvé la parade et contre-attaquent avec le… greenbashing. Terme anglo-saxon signifiant littéralement « coup de poing vert », le greenbashing consiste à tourner en dérision les thèses des ultra-écolos convaincus et à se moquer de certaines de leurs attitudes qui pourraient paraître excessives ou ridicules. Un écolo-scepticisme pas toujours de très bon goût et parfois à la limite de la mauvaise foi.

Derniers exemples en date, deux publicités provenant du secteur de l’automobile, souvent taxé de greenwashing : la campagne de Volkwagen, raillant une communauté d’écologistes vivant en osmose avec la nature (voir video ci-dessus)   et le site en ligne legoodchoix (www.legoodchoix.com) lancé par le fabricant de pneus Goodyear, expliquant notamment pourquoi utiliser sa voiture pouvait être plus souhaitable que de faire du vélo ou de marcher en espadrilles.

A l’heure où l’écologie n’a jamais eu autant de place dans la presse, ces campagnes peignent une caricature des écologistes et jouent sur la surexposition du développement durable et l’agacement qui peut naître chez certains consommateurs. Une démarche à double tranchant. « Après Copenhague, on nous disait que l’effet de serre, le bouleversement climatique, les gens en avaient assez. On appelait ça le syndrome « Stopenhague ». Mais c’est une mauvaise interprétation du mouvement. En fait, beaucoup de gens en ont effectivement marre qu’on leur dise de fermer les robinets, d’éteindre la lumière, de couper leur moteur au feu rouge. Mais plutôt que d’être culpabilisés, ils voudraient qu’on fasse pression sur les entreprises pour qu’elles arrêtent de vendre des pesticides ou des voitures polluantes », analysait ainsi récemment Alexandre Pasche, président de l’agence « responsable » Eco&Co, sur le site d’information TerraEco. A lire les commentaires assassins des Internautes sur le site de partage de vidéos YouTube concernant ces campagnes, on pourrait même se demander à quel point ces publicités n’ont pas encore renforcé le scepticisme des consommateurs et obtenu ainsi un résultat complètement contreproductif.
eco-jonction février 2011

 

La communication responsable trouve ses marques

Créé en 2008 avec le soutien de l’ADEME, l’Observatoire de la communication responsable réunit les acteurs majeurs de la filière communication :
- L’AACC (Association des agences-conseils en communication),
- L’ACCID (Association pour la communication et l’information sur le développement durable),
- Le Syntec RP (Conseil en Relations Publiques),
- L’UDA (Union des annonceurs) ,
- L’UJJEF (Union des journaux et journalistes d’entreprises de France) – Communication et Entreprise.
Chaque année le collectif fait paraître une étude menée auprès des directeurs généraux, directeurs marketing, communication et développement durable des entreprises opérant en France, sur la manière d’intégrer le développement durable dans leurs pratiques de communication.

En septembre 2010,  les résultats de sa troisième enquête sur la communication responsable ont été publiés. Sur les 122 entreprises interrogées, 106 ont répondu avoir déjà communiqué sur le thème du développement durable, soit 88% d’entre elles*. Par ailleurs, 84% ont développé de nouveaux produits ou services intégrant les enjeux du développement durable. Signe de la place de plus en plus importante que prend cette préoccupation au sein des sociétés : près des 3/4 des entreprises interrogées disposent aujourd’hui d’un service dédié au développement durable (contre 62% en 2009). Au fil des années, les campagnes et les stratégies s’affinent. Revue de détail.

Les entreprises soignent leur image
Les sociétés communiquent de plus en plus sur leur image et leurs valeurs : ainsi, 95% des entreprises interrogées ont lancé des actions de communication corporate ou institutionnelle en 2010. Sont particulièrement mis en avant les engagements environnementaux, devant les arguments sociaux et sociétaux. Viennent ensuite les campagnes mettant en avant les arguments ‘développement durable’ des produits ou services classiques (83%) et la mise en avant de produits ou services responsables (81%).

Le site internet : vecteur n°1 de la communication
Pour faire connaître leur démarche, les sociétés multiplient les canaux de diffusion. 97% des entreprises utilisent leur site internet comme relais de leur campagne de communication responsable, mais aussi l’Intranet (89%) et, dans une moindre mesure, les blogs et les réseaux sociaux (59%). Les supports numériques sont donc largement favorisés, de même que les actions de relations presse (95%) et de relations publiques (80%).

Le « greenwashing » fait peur
Qui dit développement de la communication, dit méfiance accrue des cibles de ces campagnes. Ainsi, 31% des entreprises craignent d’être taxées de « greenwashing » et 25% redoutent l’écolo-scepticisme que pourrait faire naître cette saturation d’information sur le développement durable.

pour plus d’information cliquez ici
eco-jonction janvier 2011

 

85% des Français reconnaissent la marque NF Environnement

Selon une étude Ipsos réalisée en avril 2009, 85% des Français reconnaissent la marque NF. Il faut dire que cette norme est présente dans une grande partie des produits du quotidien, des sacs poubelles au mobilier de bureau en passant par la signalisation routière. Elle s’identifie facilement grâce à la présence d’un logo apposé sur les produits détenteurs de cette certification.

Une marque dédiée à l’environnement
Créée en 1991, la marque NF Environnement est délivrée par l’organisme Afnor Certification pour une durée moyenne de trois ans. Il s’agit d’une démarche volontaire de l’entreprise souhaitant faire reconnaître ses produits ou services, aucune loi n’imposant aux professionnels l’obtention de cette marque. Apposée sur les produits présentant un « impact négatif moindre » sur l’environnement, elle n’en garantit pas moins une qualité « d’aptitude à l’usage équivalente » à celle des produits non labellisés.

Comment l’obtenir ?
L’obtention de la marque NF Environnement est conditionnée par le respect d’un cahier des charges strict, qui diffère selon la catégorie de produits à labelliser. A ce jour, vingt-trois catégories ont été spécifiées : colles de papeterie, instruments d’écriture, colorants universels, filtres à café, ameublement, etc. Les critères à respecter sont variés. Par exemple, les enveloppes ne doivent pas utiliser de colles et d’encres présentant des substances dangereuses et doivent être recyclables; les cartouches d’encre doivent contenir des éléments réutilisables et bénéficier d’un système de retour; etc.

Combien ça coûte ?
Pour prétendre à l’obtention et à l’utilisation de la marque NF Environnement, les entreprises doivent s’acquitter de frais d’admission au droit d’usage de la marque, d’une redevance annuelle représentant 0,1% du chiffre d’affaires généré par la ventes de produits certifiés et d’une redevance spécifique à la catégorie de produits labellisés. En tout, la somme versée par l’entreprise ne peut pas dépasser 10 000 euros (plafond maximum).

Plus d’info surwww.marque-nf.com
eco-jonction novembre 2010 

 

ISO 26000 : première norme internationale sur la responsabilité sociétale

Après cinq ans de négociations et une mobilisation internationale sans précédent, la norme ISO 26000, première norme internationale sur la responsabilité sociétale des organisations (notion qui intègre les entreprises mais vise aussi tout autre type d’organisation) a été adoptée le 13 septembre 2010. Elle sera publiée en novembre.
La responsabilité sociétale est définie par la norme ISO 26000 de la façon suivante : il s’agit de la responsabilité d’une organisation vis-à-vis des impacts de ses décisions et activités sur la société et sur l’environnement, se traduisant par un comportement éthique et transparent qui :
- contribue au développement durable, y compris à la santé et au bien-être de la société ;
- prend en compte les attentes des parties prenantes ;
- respecte les lois en vigueur tout en étant en cohérence avec les normes internationales de
- comportement ;
- est intégré dans l’ensemble de l’organisation et mis en œuvre dans ses relations.

Pour définir le périmètre de responsabilité sociétale, la norme ISO 26000 invite les organisations, dont les entreprises, à articuler leurs démarches autour de 7 questions centrales :
1. la gouvernance
2. les droits de l’Homme
3. les relations et conditions de travail
4. l’environnement
5. la loyauté des pratiques
6. les questions relatives aux consommateurs
7. la contribution au développement local

L’ISO 26000 permet aux entreprises ou à toute autre organisation d’appréhender les impacts de leurs décisions et activités, grâce à une approche globale, qui leur donnera la possibilité, par exemple, de ne pas traiter les impacts environnementaux au détriment des impacts sociaux en s’appuyant sur un dialogue avec les différentes parties prenantes.

Pour plus d’informations :
www.afnor.org/profils/centre-d-interet/rse-iso-26000
www.cci.fr/developpement-durable
ACFCI – eco-jonction octobre 2010

 

Les bénéfices d’une communication responsable

Le développement durable est un sujet qui concerne toutes les actions des entreprises, y compris celles touchant  la communication. La diffusion de publicités sous différentes formes (leaflet, télé, etc.), l’organisation d’événements et les actions de  web marketing, par exemple, utilisent en effet des ressources naturelles (énergie, papiers, emballages…), des produits dangereux (encres, solvants…), produisent des déchets, polluent (transports), etc. Quelques pistes et outils pour vous aider à appréhender ce sujet.

Quels bénéfices ?
Les bénéfices attendus de la prise en compte du DD dans la communication sont  multiples   :
- Faire la chasse aux coûts inutiles générés par la communication et ayant des impacts sur l’environnement. Pour cela votre entreprise doit repenser ses “process”, le cycle de vie de ses actions (conception, fabrication, diffusion, transport, recyclage, etc.), et, à chaque étape, trouver de nouvelles solutions. Le DD est ainsi une source d’innovation importante. Les économies générées pourront être réinvesties dans des solutions écologiques, parfois plus onéreuses.
- Bénéficier d’une image positive en valorisant ses actions dans le domaine du DD en interne et externe.
- Obtenir des résultats concrets en matière de DD et rassembler les équipes autour d’un projet porteur de sens.
- Améliorer le dialogue (relations publiques) avec les clients, organisations professionnelles du secteur, fournisseurs, collaborateurs, etc.  Le DD a en effet une dimension “macro-sociale” et traite des questions concernant la « collectivité ».
- Conquérir une nouvelle clientèle. De nombreuses entreprises et collectivités exigent de leurs prestataires des solutions de communication ayant un moindre impact sur l’environnement.

Quelles actions avec quels outils ?
Deux postes sont particulièrement sensibles à la mise en place de l’éco-communication : la publicité et l’organisation d’événements. Pour appuyer votre réflexion et celle de vos prestataires sur ce thème, l’ADEME propose, en collaboration avec des professionnels de la communication, deux services pratiques : EcoPublicité et ADERE – Auto Diagnostic Environnemental pour les Responsables d’Evénements
- EcoPublicité est un outil de mesure qui permet d’évaluer la performance environnementale (et donc les impacts positifs et négatifs) d’une campagne de publicité du point de vue des moyens utilisés. Grâce à cette évaluation, il est possible d’améliorer la performance environnementale de la production et de la diffusion d’une campagne. EcoPublicité est en effet construit sur le modèle de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV),  un outil normalisé (ISO 14040). Certains critères, non pris en compte par cet outil, doivent néanmoins être pris en compte pour une analyse complète, comme, par exemple, l’impact du message (incitation à utiliser des produits polluants, consommateurs d’énergie, etc.).
- L’outil ADERE permet d’identifier les postes à forts impacts environnementaux des événements (aménagements, transport, communication, restauration, hébergement et animations) et de découvrir des pistes d’actions pour limiter ou supprimer ces impacts.
Enfin pour vous aider à aborder ces problématiques et entamer une réflexion, l’ADEME  a également mis en ligne un guide, proposant des conseils, astuces, outils, etc.  : www.ademe.fr/eco-communication
eco-jonction septembre 2010

 

La certification ISO 1000 NR

Les certifications concernant le développement durable ne se limitent pas à l’ISO 14001. La certification ISO 1000 NR est ainsi un outil particulièrement intéressant pour évaluer le degré d’intégration des principes du développement durable dans votre entreprise.

Concept
Ce modèle d’évaluation est bâti en cohérence avec des documents de référence comme le guide SD 21000 (publié par l’AFNOR), la certification ISO 26000 qui sera lancée cette année, le Global Compact des Nations Unies et la Global Reporting Initiative (GRI). Il s’intéresse aussi bien à la stratégie, qu’aux pratiques managériales et aux résultats économiques,  environnementaux et sociaux.

Sa particularité est de mettre en évidence l’intégration des pratiques DD et les résultats obtenus sur une échelle de « maturité », comportant  4 niveaux, de l’engagement à l’exemplarité. Le score obtenu à un instant t permet de mettre en avant les points forts de votre entreprise, de mesurer les progrès réalisés et de définir les axes d’amélioration.

L’intérêt d’une telle évaluation est de plus de répondre aux attentes des donneurs d’ordre et de faire reconnaître les démarches de développement durables de votre entreprise.

Méthode
L’évaluation se déroule en plusieurs étapes : préparation (collecte des données, définition des évaluations à réaliser…), évaluation sur site et avec les différentes parties intéressées, synthèse (présentation du score obtenu, des pistes d’amélioration, rédaction du bilan…).
L’évaluation aboutit à une note sur 1000 points, correspondant à un niveau :
* moins de 200 points : engagement
* entre 401 et 700 points : maturité
* entre 201 et 400 points : progression
* de 701 à 1 000 points : exemplarité

Pour en savoir plus cliquez ici  
 eco-jonction mai 2010

 

L’essentiel sur la norme ISO 14001

La norme ISO 14001, rédigée en septembre 1996, a le vent en poupe. Norme internationale certainement la plus connue dans le domaine environnementale, elle concerne déjà  près de 7000 sites en France. Si vous vous intéressez au développement durable, quelque soit la taille de votre entreprise, elle représente souvent une étape obligée.

Objectif de la norme
L’ISO 14001 est une norme d’application volontaire qui donne des exigences organisationnelles permettant de structurer les démarches environnementales des entreprises et des organismes. La finalité pour l’entreprise ou l’organisme engagée dans ce type de démarche est la réduction des impacts environnementaux, la prévention des pollutions, l’amélioration continue des performances environnementales, la conformité aux exigences légales et l’écoute des parties intéressées (riverains, associations, collectivités…).

Méthode
Dans le cadre de cette démarche l’entreprise doit réaliser une analyse environnementale et évaluer ses impacts liés à l’eau, l’air, les sols /sous sols, la biodiversité, les ressources naturelles, l’énergie, etc. et vérifier sa conformité à la réglementation. Pour passer en revue les 18 exigences majeures,  déclinées dans 6 grands chapitres,  la norme ISO 14001 se base sur une approche appelée roue de Deming. Elle peut être résumée par  PCDA : Plan (planification des objectifs), Do (mise en œuvre), Check (vérification), Act (correction).

Déroulement
L’entreprise doit tout d’abord mettre en œuvre les exigences décrites dans la norme, seule ou avec l’aide d’un consultant pour tout ou partie. Les organismes certificateurs, comme Afnor certification par exemple, interviennent ensuite et réalisent un audit sur site pour s’assurer que l’ensemble des exigences sont bien prises en compte. La certification est délivrée pour une durée de 3 ans, un audit de surveillance étant réalisé chaque année pour s’assurer que le système de management de l’environnement est bien mis en œuvre et que l’entreprise améliore ses performances environnementales. Les couts de la certification varient en fonction du niveau de risque environnemental et du nombre de personnes.

Quels apports ?
Les bénéfices de la certification sont nombreux. Elle permet, par exemple, de structurer sa démarche environnementale, répondre aux exigences des clients, faire les choix d’investissement les plus judicieux, anticiper la réglementation, améliorer le niveau de maitrise des risques environnementaux et la prise en compte de la réglementation, mieux gérer ses déchets, réduire sa consommation de ressources (matière, eau, consommable), économiser de l’’énergie, avoir un projet d’entreprises motivant pour les salariés…
Pas encore convaincu ? Téléchargez l’étude Afnor sur   »Les apports de la certification ISO 14001 « - Mai 2008 sur http://www.afnor.org/certification/sme001

Remerciements à Béatrice POIRIER, Chef de Projet Département Innovation et Développement AFNOR Certification
eco-jonction avril 2010

 

 Faites une fleur à l’environnement, optez pour l’écolabel européen

Créé en 1992, l’Eco-label européen est le seul label écologique officiel européen utilisable dans tous les pays membres de l’Union européenne. Il est délivré, en France par AFNOR Certification. C’est une marque volontaire de certification de produits et services.
Pour obtenir l’écolabel, consultez les 5 étapes de la certification. Le label écologique communautaire repose sur le principe d’une « approche globale » qui « prend en considération le cycle de vie du produit à partir de l’extraction des matières premières, la fabrication, la distribution, et l’utilisation jusqu’à son recyclage ou son l’élimination après usage ». La qualité et l’usage sont également pris en compte.
Des critères ont définis pour un grand nombre de catégories de produits. S’il n’existe pas encore de critères pour votre catégorie de produit, vous pouvez obtenir l’élaboration de ces critères, et ainsi être le premier producteur écolabellisé sur vos produits.
L’écolabel vous permet de valoriser vos efforts en matière de protection de l’environnement, et ainsi, de vous différencier de vos concurrents, tout en répondant à une demande croissante des consommateurs.
L’obtention d’un écolabel implique des frais : frais de dossier, visite d’audit, droits d’usage de la marque, tests des produits, etc. Ces frais sont proportionnels à votre chiffre d’affaires sur vos produits écolabellisés et plafonnés à 25 000 euros. Ces frais peuvent être réduits si vous possédez déjà un système de management de la qualité et des procédures de suivi de sa production.
Le nouveau règlement relatif à l’écolabel européen est le règlement (CE) n° 66/2010 du 25 novembre 2009, qui remplace le règlement (CE) n° 1980/2000 du 17 juillet 2000.
Pour plus d’informations :   www.eco-label.com et www.ecolabels.fr
ACFCI – eco-jonction février 2010

 

Vous diffusez des documents imprimés ? N’oubliez pas d’éco-contribuer !

On estime le volume annuel de déchets de papier-cartons à 7 millions de tonnes. En 2007, 2,7 millions de tonnes de déchets de produits graphiques ont été récupérés. Aujourd’hui, un peu plus du tiers de la pâte à papier produite en France est issue du recyclage. Il faut savoir que 1 tonne de papiers triés et recyclés, c’est : l’équivalent de 8000 nouveaux journaux gratuits d’annonces (752 kg) ; 300 kg de CO2 en moins dans l’atmosphère ; 5 vies successives pour la fibre papier.
La filière de collecte et de recyclage des déchets d’imprimés s’est mise en place progressivement, gérée et financée par les collectivités locales. En 2006 a été mis en place un dispositif pour que les acteurs, notamment les entreprises, qui émettent des imprimés contribuent au financement de la collecte et du recyclage des déchets issus de ces imprimés. Un éco-organisme a été créé pour gérer ce dispositif, EcoFolio.

Chaque année, les émetteurs d’imprimés doivent déclarer le tonnage qu’ils ont émis l’année précédente. Ils ont ensuite le choix entre faire une contribution en nature à la collectivité prenant en charge les déchets générés, ou payer une éco-contribution financière à EcoFolio qui redistribue l’argent aux collectivités.

En 2010, les émetteurs ont jusqu’au 28 février pour déclarer leur tonnage 2009, puis jusqu’au 30 avril pour payer l’éco-contribution à EcoFolio, dont le montant est de 37 euros la tonne. Les émetteurs qui ont émis moins de 5 tonnes sont exonérés de l’obligation de déclarer et d’éco-contribuer.

Pour plus d’informations : www.ecofolio.fr   /   contact@ecofolio.fr   /  tel :  01 53 32 86 70
ACFCI – eco-jonction janvier 2010

 

EnVol – Engagement volontaire de l’entreprise pour l’environnement

Aujourd’hui, faire reconnaître sa démarche environnementale n’est pas toujours simple pour une petite entreprise ; entre la norme ISO 14001 jugée parfois trop complexe ou les marques professionnelles souvent peu reconnues, le chef d’entreprise a du mal à s’y retrouver.
C’est pourquoi l’ADEME, l’ACFCI (Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie), l’APCM (Assemblée permanente des chambres de métiers), et d’autres partenaires, ont décidé en mai dernier d’expérimenter une nouvelle marque multi-sectorielle destinées aux PME/PMI et aux entreprises artisanales* : EnVol – Engagement volontaire de l’entreprise pour l’environnement. Cette démarche s’appuie sur le 1er niveau du référentiel Afnor FD X30-205 (management environnemental par étapes).

Au 1er novembre, 22 entreprises ont déjà obtenu le diplôme EnVol, 45 autres se sont inscrites au programme, et de nombreuses autres enfin s’y préparent activement. Au final, les 100 premières entreprises volontaires qui auront déposé leur dossier de candidature avant le 31 mars 2010, pourront bénéficier gratuitement de la marque.

Pour participer à cette opération, vous pouvez contacter le conseiller environnement de votre chambre de commerce et d’industrie ou de votre chambre de métiers et de l’artisanat.

Pour plus d’informations : www.envol-entreprise.fr / contact@envol-entreprise.fr

* Peuvent participer les PME au sens européen du terme, quelle que soit leur secteur d’activité (industrie, commerce, artisanat…)
ACFCI – eco-jonction novembre 2009

 

L’éco-conception de vos produits : un avantage compétitif avéré 

L’éco-conception consiste à prendre en compte la protection de l’environnement dans la conception des produits et services. La dimension « environnement » est intégrée à coté d’autres préoccupation : attentes clients, faisabilité technique, maîtrise des coûts, etc.. A service rendu égal, elle débouche sur la mise sur le marché de produits plus respectueux de l’environnement. L’éco-conception se caractérise par une vision globale. C’est une approche multicritères : eau, air sols, bruit, matières premières, énergie etc.. C’est aussi une approche multi-étapes : elle prend en compte toutes les étapes du cycle de vie des produits, depuis l’extraction des matières premières jusqu’au traitement des produits en fin de vie.

Le Pôle Eco-conception de la CCI de Saint-Etienne a lancé en partenariat avec un institut québécois une étude sur les retours économiques de l’éco-conception. Cette étude s’appuie sur 30 cas concrets d’entreprises françaises et québécoises ayant mené une démarche d’éco-conception sur un produit. Cette étude montre que la démarche d’éco-conception n’est pas incompatible avec l’obligation de rentabilité de l’entreprise. Au contraire, cette démarche peut contribuer à améliorer significativement son bilan financier. Ainsi, Dans 28 cas sur 30, l’éco-conception a contribué à accroître les profits des entreprises.

L’ADEME vous propose un outil intitulé « Bilan produit », qui vous permet de facilement estimer les impacts environnementaux de votre produit et les pistes d’amélioration. Par ailleurs, la CCI de Saint-Etienne a développé un pré-diagnostic éco-conception, qui en deux demi-journées, vous permet de vous positionner par rapport à l’éco-conception de vos produits. Vous pouvez réaliser ce pré-diagnostic soit avec l’aide de votre CCI, soit en contactant le pôle éco-conception de la CCI de Saint-Etienne.
Site Internet du Pôle éco-conception de la CCI de Saint-Etienne : www.eco-conception.fr

Offre de l’ADEME en matière d’éco-conception  cliquez ici
ACFCI – eco-jonction octobre 2009

 

Avec la certification « 1. 2. 3 Environnement », donnez de la valeur à votre entreprise

Des études montrent l’intérêt réel pour les entreprises, y compris les PME, de s’engager dans une démarche de management environnemental. Celle-ci consiste à mieux maîtriser et réduire ses impacts environnementaux, avec à la clé également des bénéfices économiques. Les références dans ce domaine sont la certification de système de management environnemental (SME) selon la norme ISO 14001 et au niveau européen selon le règlement EMAS d’éco-management et d’audit.

Cependant, il apparaît que pour les PME, l’accès à l’ISO 14001 et à EMAS est encore souvent perçu comme trop coûteux en ressources humaines et financières. Face à ce constat, en 2005, l’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie (ACFCI) avec AFNOR et l’ADEME a initié des travaux pour proposer un dispositif permettant aux PME de s’acheminer vers l’ISO 14001 ou EMAS en trois étapes, et d’obtenir à chaque niveau intermédiaire, une reconnaissance par tierce partie des efforts engagés. Ainsi a été développé un référentiel AFNOR intitulé FD X30-205.

A ce jour, plus de 450 entreprises ont engagé une démarche « 1.2.3 Environnement », dont 150 qui sont déjà certifiées au niveau 1, 100 au niveau 2 et 40 sont certifiées ISO 14001. 7 organismes de certification proposent la certification sur ces 3 niveaux. Des opérations collectives d’accompagnement 1.2.3 Environnement sont proposées par les CCI de 8 régions. Si vous faites appel à un cabinet conseil pour vous accompagner dans la démarche, cette prestation pourra être remboursée à hauteur de 50% par l’ADEME. Enfin, AXA et le Crédit Coopératif proposent des avantages aux PME certifiées dès le niveau 1. Alors n’hésitez plus, concrétisez et valorisez votre engagement environnemental avec 1.2.3 Environnement !

Site Internet du dispositif : www.123environnement.fr

Télécharger le formulaire de subvention ADEME en cliquant ici

 

Comment obtenir un écolabel ?

Vous avez créé un produit ou un emballage particulièrement écologique : un écolabel serait un plus, particulièrement apprécié des consommateurs.

Vers quel organisme se tourner ?

Vous pouvez vous adresser à l’AFNOR, qui gère à la fois les produits certifiés NF, et les écolabels.

Pour que le dossier concernant votre produit soit accepté, vérifiez auprès de cet organisme qu’il remplit bien le cahier des charges. Ce cahier des charges, également appelé «  référenciel de certification » est différent selon les produits. Il existe en tout plus de 50 catégories de produits déjà labellisés. Chaque cahier des charges est publié au JOUE. ( Journal officiel de l’union européenne ).

Si le produit que notre société fabrique ne correspond à aucun cahier des charges, a-t-on cependant une chance d’obtenir un écolabel ?

Si votre concept est innovant, il est possible d’adresser un courrier et un dossier de présentation à l’AFNOR pour soumettre votre demande.

Combien coûte l’obtention d’un écolabel ?

-Les frais de dossiers peuvent aller de 300 à 1300 euros selon les projets.

- Vous devrez payer également une redevance d’utilisation, calculée sur un pourcentage de vos ventes.

- Les PME PMI peuvent bénéficier d’une réduction de 25 % sur cette redevance.

L’usage d’un écolabel est-il surveillé ?

Oui ! Ne vous amusez pas à apposer sur vos produits un écolabel si vous n’y avez pas été autorisé, vous seriez hors la loi…

Evitez également de choisir des logos qui ressemblent étrangement aux écolabels existants et qui pourraient tromper le consommateur.

Voir le décret N° 2002/1183 du 12 septembre 2002 concernant l’usage des écolabels.

Pour en savoir plus sur les écolabels : www.ecolabels.fr