Gestion/achat

RSE : pourquoi motive-t-elle les entreprises ?

Encore peu connue par les entreprises il y a quelques années, la RSE (Responsabilité sociale des entreprises) a gagné depuis en crédibilité auprès des grands groupes et des PME tricolores. Présenté à l’occasion du dernier salon Produrable, le baromètre 2016 des enjeux RSE réalisé par l’ORSE (Observatoire de la Responsabilité Sociétale des Entreprises) et le groupe Malakoff Médéric met en lumière les motivations qui poussent les entreprises à adopter la RSE. Décryptage.

Communiquer une image positive : enjeu numéro 1
Plébiscité par 91% des personnes interrogées, le principal objectif des stratégies RSE est de “communiquer une image positive” de l’entreprise. Pour 46% des PME comme des grands groupes, il est un moyen de “se différencier sur le marché”. Les sociétés semblent convaincues de la nécessité de mieux “expliquer ce qu’elles mettent en œuvre en interne et en externe” (45%), et ainsi de se démarquer de leurs concurrents. ING Bank France, par exemple, s’est engagé depuis 2013 dans une nouvelle stratégie RSE, et se distingue du secteur bancaire grâce à d’importants investissements en faveur de l’environnement.

La qualité de vie au travail, nouvel enjeu de performance 
Thème choisi pour la quatrième édition de ce baromètre, “La santé, la sécurité et la qualité de vie au travail (QVT)” améliorerait la performance de l’entreprise selon 66% des sondés. Près de 70% d’entre eux mentionnent d’ailleurs l’existence de dispositifs internes au profit de la QVT (diagnostics liés aux accidents du travail et à l’absentéisme, bilan social, etc.). La majorité des entreprises interrogées font le lien entre la santé et le bien-être des salariés au travail, leur politique RSE et la compétitivité.

Des motivations différentes selon la taille des entreprises
Les chiffres montrent également certaines différences de perception de la RSE selon la taille de l’entreprise. Ainsi, lorsque 52% des grands groupes déclarent que la RSE encourage l’innovation, seulement 40% des TPE les suivent. Même constat sur la question de l’efficacité énergétique, à laquelle répondent plus faiblement les petites organisations (37%) que les grandes entreprises (48%).

Si celles-ci sont toutes dotées d’une politique RSE, les plus petites structures semblent parfois douter du bien-fondé d’un investissement sur le moyen et long terme. Malgré ces questionnements, la motivation des entreprises pour la RSE paraît de plus en plus importante. Ainsi, 13% des sondés envisagent de mettre prochainement en place ce processus.

Plus d‘informations en cliquant ici
eco-jonction avril 2016

Abonnez-vous à la newsletter mensuelle et gratuite d’eco-jonction.com en cliquant ici

Comments are closed.